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  • Episode 21 : les algues en cuisine, ce n'est pas une blague !
    Chaque premier dimanche du mois, on s’installe autour de la table et on décortique un sujet autour de notre assiette, dans votre podcast de curiosités culinaires. Pour attaquer l’année du bon pied, on va voir, tenez, si vous avez le pied marin… Direction la baie de Saint-Malo, pas très loin de Cancale, à la rencontre des algues marines… vous connaissez forcément la nori, cette algue japonaise que l’on retrouve dans les fameux makis.  Mais que ce soit dans la cuisine asiatique ou dans les recettes d’autres pays, les algues sont de plus en plus prisées des gourmets.  Et en France, c’est en Bretagne que ces végétaux sont les plus répandus. La grande majorité des sites de production et de transformation se trouve en effet dans cette région. On y trouve près de 700 espèces de macro-algues. Les macro-algues ce sont, contrairement aux micro-algues, des algues potentiellement comestibles… Si beaucoup sont utilisées dans la cosmétique et dans l’agro-alimentaire, on en entend parler de plus en plus pour leur utilisation alimentaire… car les algues sont ce qu’on appelle des super-aliments, bourrées de nutriments bons pour la santé.  Pour évoquer l’algoculture et la cuisine de la dizaine d’algues qui sont comestibles, donc, je me suis rendue à Saint-Méloir-des-Ondes, en Ille-et-Vilaine. C’est là que se trouve l’entreprise C-Weed Aquaculture, créée en 2000. Avec son associé, Magali Molla cultive et élève des algues dans leur concession sur la Rance, un fleuve du nord de la Bretagne. Trois algues : le wakamé, le kombu royal et l’alaria. Ils exploitent également des gisements d’algues de rive, en l’occurrence la dulse, la laitue de mer et la nori dont je parlais tout à l’heure. Ils s’occupent donc aussi de la récolte et du séchage des végétaux. Ils ont facilement obtenu le label bio en 2010, puisque la culture des algues ne nécessite pas d’intrants. Elles utilisent pour se développer les sels nutritifs dans l’eau de mer et l’énergie lumineuse.  Pour savoir comment déguster ces algues, que C-Weed vend sous forme de paillettes, j’ai fait appel à Maud Vatinel, cuisinière et autrice d’un livre sur le sujet. Elle nous donnera tout plein de conseils pour appréhender ces ingrédients d’un nouveau genre ! Cap sur l’ouest et embarquement immédiat dans la baie de Saint-Malo ! C-Weed : https://www.c-weed-aquaculture.com Site de Maud Vatinel : https://www.baroudeuseculinaire.fr Instagram : @lepicurieuse_podcast Twitter : @LepicurieuseP  Facebook : L'Epicurieuse
    1/5/2020
    13:41
  • Episode 20 : l’agriculture urbaine, vers l’autosuffisance alimentaire en ville ?
    Chaque premier dimanche du mois, on s’installe autour de la table et on décortique un sujet autour de notre assiette, dans votre podcast de curiosités culinaires. Dans ce dernier épisode de 2019, on va parler de l’agriculture urbaine, avec deux interlocuteurs qui produisent des aliments en ville, en l’occurrence à Paris, à deux échelles différentes, et dans deux lieux assez opposés.  L’an prochain, ouvrira à l’est de la capitale une ferme urbaine sur le toit du parc des expositions. C’est présenté comme le plus grand projet du genre au monde. Objectif affiché : produire une tonne de fruits et légumes par jour en saison.  Mais tous les agriculteurs urbains n’ont pas ni les moyens ni l’envie de se lancer des défis d’une telle envergure. Alors finalement, est-ce qu’on parle de cultures anecdotiques ou de réelles solutions pour parvenir à l’auto-suffisance alimentaire en ville ? Ca questionne en tout cas la manière dont les citadins s’alimentent, la provenance des produits et comment on pense la ville de demain.  Pour nous éclairer sur le sujet, on va partir à la rencontre de deux cultivateurs urbains. Théophile Champagnat a co-fondé La Caverne, une ferme souterraine bio installée dans un ancien parking porte de la Chapelle, à Paris.  Amela du Bessey gère quant à elle, avec ses trois sœurs, la maison d’agriculture urbaine Bien Elevées. Depuis deux ans, elles font pousser du safran sur les toits de Paris, de région parisienne et bientôt de Lyon.  Chacun à leur manière, ils contribuent au développement d’un écosystème local, qui court-circuite les circuits de distribution alimentaire traditionnels.  Instagram : @lepicurieuse_podcast Twitter : @LepicurieuseP  Facebook : L'Epicurieuse
    12/1/2019
    11:55
  • Episode 19 : l'ikejime, le poisson made in Japon
    Chaque premier dimanche du mois, on s’installe autour de la table et on décortique un sujet autour de notre assiette, dans votre podcast de curiosités culinaires. On embarque cette fois pour le Japon, afin de parler ensemble de l’ikejime, une méthode d’abattage du poisson qui nous vient tout droit d’Asie et qui diffère de ce qu’on pratique nous, sur nos côtes, en France. Ce moyen de mise à mort, dont le nom signifie "tuer vivant", a trois vertus : premièrement, l’animal souffre moins… deuxièmement ses chairs se conservent plus longtemps … et enfin c’est surtout meilleur au goût ! En plein Paris, j'ai déniché une adresse encore un peu confidentielle, mais qui attire de nombreux curieux : Ebisu, qui est à la fois une poissonnerie et un restaurant. Le gérant, Patrick Fernandez, passionné de pêche et de poisson, est surtout l’un des pionniers de l’ikejime en France. Il n’y a en effet que très peu de pêcheurs et de poissonniers qui savent le pratiquer, même si c’est en plein essor. Allez, c'est parti sur la route de l'ikejime ! Instagram : @lepicurieuse_podcast Twitter : @LepicurieuseP  Facebook : L'Epicurieuse Ebisu, 30-34, rue du Chemin Vert, Paris 11. Vous trouverez aussi du poisson ikejime sur le site Poiscaille, qui vent la pêche d'artisans raisonnés, en circuit-court.  Enfin, on ne peut que vous recommander la lecture de "L'art du sushi", superbe bande-dessinée qui retrace la culture du sushi au Japon, par Franckie Alarcon.
    11/3/2019
    10:41
  • Episode 18 : le lambic, aux racines de la bière belge
    Chaque premier dimanche du mois, on s’installe autour de la table et on décortique un sujet autour de notre assiette, dans votre podcast de curiosités culinaires. Dans ce nouvel épisode, on va s’intéresser à une spécialité qui dépasse les frontières : la bière. J’ai profité d’une petite halte au pays de la carbonade flamande, du waterzoï et des gaufres pour découvrir ce qui se cachait derrière le mot de lambic. Vous l’avez peut-être déjà lu sur certaines cartes de bières, au milieu des IPA et des triple, mais savez-vous quelle est sa particularité ? Un petit indice : c’est une bière qui, assemblée ou aromatisée, devient gueuze ou kriek.  Pour en savoir plus, je me suis rendue au mois de septembre dans la banlieue ouest de Bruxelles. La capitale et ses alentours sont en effet le seul et unique lieu de production possible de ce type de bière. Celle-ci est en effet fabriquée grâce aux Brettanomyces, des micro-organismes qu’on ne trouve que dans la vallée de la Senne. Ce sont ces petites bactéries et levures sauvages qui permettent un phénomène de fermentation spontanée. Dans la région, il n’existe qu’une petite dizaine de brasseurs de lambic et une quinzaine de coupeurs.  Je suis arrivée à Dilbeek, lieu d’implantation de la brasserie Timmermans, pile quand les températures commençaient à être propices à la fabrication. En effet, les brasseurs de lambic doivent attendre qu’il fasse assez froid, d’une part pour que l’air ne charrie pas de bactéries nuisibles, d’autre part, pour que la bière refroidisse rapidement.  Trêve d’explication, je vais laisser la parole au pro du lambic, un belge à l’accent chantant. Alexandre Lefebvre s’occupe du marketing au sein de la brasserie Timmermans, et c’est lui qui nous offre un petit tour du propriétaire.  Instagram : @lepicurieuse_podcast Twitter : @LepicurieuseP  Facebook : L'Epicurieuse
    10/6/2019
    11:39
  • Episode 17 : un miel français traçable
    Chaque premier dimanche du mois, on s’installe autour de la table et on décortique un sujet autour de notre assiette, dans votre podcast de curiosités culinaires. Si l'on consomme 40 000 tonnes de miel en France chaque année, on ne sait pas vraiment toujours d’où il provient ni comment il est fabriqué. Dans l’Hexagone, on ne produit en effet plus que 8 000 tonnes de miel (2018), la faute au réchauffement climatique, à l’utilisation des pesticides qui déciment les ruches, notamment les fameux néonicotinoides, et aux invasions de frelons asiatiques. Cela fait donc 32 000 tonnes qui viennent d’ailleurs… le tout dans une législation assez floue. On trouve dans nos rayons des miels venant d’Union européenne, mais de plus en plus du miel chinois ou importé d’Amérique du sud.  Les apiculteurs remettent donc en question la traçabilité et la composition de ce nectar. En effet, les industriels de l’agroalimentaire n’hésitent pas à commercialiser des miels auxquels ils ajoutent du sucre, ou des miels mélangés… Gare, donc, aux étiquettes mensongères, qui cachent de plus en plus un miel frelaté. Le gouvernement prépare d’ailleurs un décret pour rendre obligatoire l'étiquetage des pays d'origine du miel. A partir de janvier, les mentions évoquant un mélange de miel "originaire" et "non originaire de l'UE" devront disparaître des pots, jugées trop floue. Il faudra désormais indiquer les pays par ordre d'importance dans les mélanges…  Pour déchiffrer ces fameuses étiquettes, je me suis rendue cet été dans le Var, à la rencontre des équipes de la toute nouvelle marque Miel Martine. Un projet né au château de la Martinette, en plein cœur de la Provence, qui se veut 100% transparent, du butinage de la fleur à la mise en pot des miels.  Allez c’est parti, je vous embarque au pays des cigales ! Instagram : @lepicurieuse_podcast Twitter : @LepicurieuseP  Facebook : L'Epicurieuse
    9/1/2019
    10:09

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