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  • Mario Draghi: l’homme fort de l’Italie bientôt président?
    C’est, ce lundi 24 janvier, le début de l’élection présidentielle italienne. « Super Mario » va-t-il devenir le super président de l’Italie ? C’est la question qui agite les milieux économiques : l'issue du vote pourrait remettre en cause le bilan plutôt flatteur de Mario Draghi à la tête du gouvernement italien depuis un an à peine et candidat à l’investiture suprême. Car en Italie ce scrutin est complexe et opaque. Un candidat doit réunir une majorité des deux tiers d’un collège de grands électeurs issus du parlement pour être désigné victorieux. Des tractations discrètes et souvent inattendues sont le préalable au vote, c’est pourquoi même si Mario Draghi est adulé par les Italiens, avec 60% d’opinion favorable, son élection à cette fonction de représentation n’est pas gagnée d’avance. Certains ténors de la classe politique italienne le soutiennent à la présidence du conseil mais ils n'en veulent pas comme président car ils le soupçonnent de vouloir diriger le pays en sous-main pendant ses sept prochaines années de son mandat. Sur le plan économique l’action de Mario Draghi fait l’unanimité Avec un taux de croissance à plus de 6% en 2021, et de grandes réformes sur les rails, celle de la justice qui doit rassurer les investisseurs étrangers, et celle de l’administration pour la rendre plus efficace, l’Italie de Mario Draghi a retrouvé du punch et de la crédibilité sur la scène internationale. En décembre l’hebdomadaire britannique The Economist l’a désigné pays de l’année. La pandémie l'a lourdement endeuillé et a détruit son économie, elle lui donne aussi une chance unique de rebondir avec l’attribution d’un crédit record des instances européennes. L’Italie va recevoir sous forme de dons et de prêts 191 milliards d’euros au cours des six prochaines années. C'est le premier bénéficiaire de la relance européenne, à condition qu’elle réalise les réformes proposées par Mario Draghi. En quoi cette prodigieuse convalescence pourrait-elle être remise en cause par le résultat de la présidentielle ? Si Mario Draghi est élu, nul ne sait s’il parviendra à imposer l'homme ou la femme de son choix à la tête de l’exécutif pour poursuivre les réformes et conserver ainsi la confiance de ses pairs européens et des marchés. Et s’il n’est pas élu, ses jours à la tête de la présidence du conseil étant limité par les prochaines élections législatives prévues l’an prochain, l’Italie perdrait rapidement son homme providentiel. De quoi là aussi tendre les nerfs des investisseurs, car l’économie italienne demeure malade et surendettée. Sa dette publique représente 160% de son PIB : deux fois le seuil autorisé par les règles de l’euro Le risque le plus immédiat, c’est une nouvelle crise de la dette : avec la remontée des taux américains qui se profile, les taux européens pourraient eux aussi prestement remonter. Emprunter coûtera de plus en plus cher à l’Italie, trop cher ! Même si la manne du plan de relance européen relativise ce risque, c’est bien la préoccupation majeure du moment. Car sur le fond, l’économie italienne est encore fragile et souffrante : le PIB est toujours très en dessous de son niveau d’avant 2008, d'avant la grande crise financière ; son industrie n’investit pas suffisamment pour rester compétitive, et surtout l’Etat n’investit pas assez dans sa jeunesse. Mal formée par le système éducatif pour répondre à la demande des entreprises, elle est aujourd’hui laminée par le chômage. L’Italie a plus que besoin de conserver son magicien pour garder la confiance. ► En bref En Chine, la politique zéro covid fait bondir le cours du fret Les restrictions sanitaires, les confinements déstabilisent le transport maritime, le coût du fret a augmenté de 50% dans certains ports chinois. Le fret aérien s'envole également ; la proximité du nouvel an lunaire qu'on célèbre le premier février cette année aggrave les tensions, car c'est une période d'intenses échanges de cadeaux et de personnes, et c'est une pause de toute l'économie pendant ce congé du Nouvel an. Les bourses asiatiques ont ouvert en baisse ce matin Elles sont gagnées par le pessimisme de Wall Street. Les investisseurs redoutent la remontée des taux que la réserve fédérale doit préciser demain mardi. Selon Goldman Sachs, la Banque centrale des Etats-Unis est très préoccupée par l'inflation, c'est pourquoi elle pourrait aller au-delà des 4 hausses déjà esquissées par certains de ses gouverneurs.
    1/24/2022
    4:50
  • L'inflation atteint des records partout dans le monde... les banques centrales à la peine
    Pour l'endiguer, les banques centrales occidentales réduisent progressivement les apports de liquidités injectées au plus fort de la crise pour soutenir les marchés face à la crise sanitaire. La prochaine étape, prédisent les investisseurs, c'est la hausse des taux d'intérêts. Et cela suscite des inquiétudes du côté des Etats les moins développés. Le FMI a prévenu, ils devront se préparer en 2022 à des « épisodes de turbulences économiques »... Le FMI, dont les dernières prévisions de croissance actualisées sont attendues mardi prochain, redoute lui aussi les effets de la hausse des taux américains. Car en général, ils se répercutent immédiatement par une hausse des taux d'intérêts à long terme pour les pays émergents et encore plus lourdement pour les pays les plus pauvres. Les coûts d'emprunt en dollars, s'ils sont encore faibles pour beaucoup, ont déjà augmenté. Plusieurs Etats ont augmenté leur taux d'intérêts l'an dernier pour répondre à l'inflation qui sévit partout. C'est le cas du Brésil, de la Russie et de l'Afrique du Sud... Il leur coûte déjà plus cher de se financer. Ce qui est à craindre aussi, c'est la fuite des capitaux des pays émergents Un scénario vécu en 2013... À l'époque, une action brutale de la FED, la banque centrale américaine, avait entraîné une cascade de sorties de capitaux internationaux des pays émergents vers des placements en dollars plus rémunérateurs et plus sûrs. C'est ce spectre auquel a fait allusion ce lundi le président chinois. Lors du lancement du Forum de Davos lundi, Xi Jinping a prévenu la banque centrale américaine de ne pas agir trop vite au risque de renforcer la volatilité des marchés, avec des retombées négatives pour les pays émergents dont les devises se déprécient face au dollar. Un avertissement encore plus vrai pour les pays à faibles revenus. Car beaucoup sont déjà très endettés...  Trop endettés même : 60% des pays à faibles revenus sont surendettés ou sur le point de l'être selon la Banque mondiale. Alors qu'on est loin d'en avoir fini avec la pandémie, il est encore plus compliqué pour ces pays d'affronter tous les défis : celui de stabiliser les prix, de gérer la crise sanitaire tout en pensant aux investissements pour préparer l'avenir.  Vous le savez, depuis le début de la crise, certains de ces pays, une vingtaine en Afrique, bénéficient de mesures d'assouplissement de leurs dettes (via l'initiative de suspension du service de la dette qui a été décidée au printemps 2020 par les Etats les plus riches, ceux du G20). Mais ce dispositif de gel a pris fin au début de ce mois. Les Etats débiteurs doivent reprendre le paiement à leurs créanciers et cela dans le pire des contextes. Alors que la persistance du virus grève considérablement leurs revenus et entrave une éventuelle reprise de leur économie. Voilà pourquoi certaines voix demandent un allègement du fardeau de la dette  Oui, parce que s'il y a eu des prêts d'urgence sans précédent du FMI avec l'allocation des droits de tirages spéciaux pour 650 milliards de dollars -dont 21 milliards pour les pays à faibles revenus- cela ne saurait suffire. Il faudrait envisager l'effacement de la dette pour certains Etats. C'est la directrice générale du FMI qui le préconisait en fin d'année dernière. Pour l'heure, certains Etats sont toujours en discussion pour une restructuration de leurs dettes. C'est le cas du Tchad, de la Zambie et de l'Ethiopie qui discutent avec leurs créanciers au sein de ce qu'on appelle le « cadre commun du G20 ». Un processus complexe et lent que le FMI appelle à simplifier et à étendre rapidement aux pays les plus endettés... tout en accordant une nouvelle pause dans le paiement des créances le temps des négociations. En bref, En Chine, au contraire, la banque centrale baisse les taux d'intérêts : c'est la deuxième baisse en un mois ce jeudi. Et cela pour accélérer la reprise qui s'essouffle dans le contexte sanitaire. La demande intérieure est à la peine... Déjà abaissée en décembre, la référence des taux les plus avantageux que les banques peuvent offrir aux entreprises et aux ménages subit une nouvelle baisse afin de faciliter les crédits immobiliers. Les ventes dans le secteur sont en repli ces derniers mois alors que les acteurs du secteur comme Evergrande sont en difficulté financière. La construction et l'immobilier, c'est on le rappelle un quart du PIB chinois...
    1/20/2022
    3:37
  • Pourquoi EDF est exaspérée par les attentes contradictoires de son actionnaire public
    Rien ne va plus pour EDF, le champion français de l’électricité : son action dévisse depuis que le gouvernement l’a contraint à aider ses concurrents pour résister à la flambée des prix. Le patron comme les syndicats sont révoltés par cette décision très politique. Comment cette entreprise modèle en est-elle arrivée là ?  L’entreprise contrôlée à 84% par l’État nage en pleine absurdité depuis dix ans. Depuis que le mécanisme de l’Arenh, l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique la contraint à vendre une part de sa production bon marché à ses concurrents. C’est pour satisfaire la décision européenne d’ouvrir le marché de l’énergie à la concurrence que ce dispositif boiteux a été inventé, au mépris des règles de base de la concurrence. Les opérateurs se frottent les mains : ils profitent d’une marchandise bon marché qu’ils redistribuent dans les foyers français sans jamais avoir investi un centime d’euro dans la production. Cette machine à gaz décriée depuis des années a plus ou moins fonctionné tant que le prix de l’électricité française produite dans les centrales nucléaires largement amorties restait modérée.   Mais la flambée de l’électricité à laquelle est confrontée toute l’Europe change la donne Les Français qui disposent du courant le moins cher d’Europe devraient, eux aussi, subir des hausses conséquentes de leur facture. Mais comme nous sommes en pleine relance, avec une économie déjà très éprouvée par des années de covid, et surtout comme nous sommes en année électorale, à quelques mois de la présidentielle, le gouvernement ménage les particuliers et impose le blocage des prix. Pour le principal producteur français, c’est la double peine : il ne peut pas augmenter les prix de ses clients et il en doit en sus fournir davantage de courant à ses concurrents à un prix plancher : 46 euros le mégawattheure qui en vaut 300 sur le marché. La décision a été annoncée vendredi et depuis, c’est la consternation au sein d’EDF.   Combien va lui coûter cette « promotion » de pré-campagne ? Cela représente 8 milliards d’euros de revenus en moins. C’est à peu près la même perte sèche pour l’État qui a aussi renoncé à une grande partie de la taxe sur l’électricité pour stopper l’inflation. À court terme les ménages sont gagnants, mais à l’heure des comptes, c’est toujours le contribuable qui réglera l’addition. Pour venir en aide à EDF comme l’État le fait régulièrement, et pour colmater le déficit public qui va encore se creuser. Une hérésie dénoncée par tous les économistes spécialistes de l’énergie. Et par le patron de l’entreprise, Jean-Bernard Levy, choqué par cette décision, tout comme les salariés. Hier 4 syndicats ont lancé un mot d’ordre de grève pour la semaine prochaine. Car l’entreprise qui a déjà des finances très éprouvées a en face d’elle un mur d’investissements à réaliser. Ils se chiffrent entre 150 à 200 milliards d’euros dans les douze ans qui viennent. Une somme impossible à trouver sur les marchés quand l’action dégringole.   Comment l’entreprise peut-elle sortir de cette crise ? Comme l’État est son actionnaire majoritaire, son sort dépend d’une décision politique. La campagne actuelle s’y prête. Jean-Luc Mélenchon pour la gauche radicale préconise depuis longtemps sa renationalisation. Et il est maintenant rejoint par le candidat écologiste Yannick Jadot. Cela permettrait de lui donner les moyens d’affronter les défis de la transition énergétique et du vieillissement de son parc nucléaire. Les économistes eux pensent d’abord qu’il faut sortir de ce dispositif l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique. Pour permettre l’émergence d’une concurrence saine entre des acteurs présents sur la production comme sur la commercialisation de l’électricité.   ► EN BREF Une taxe sur les super riches pourrait résoudre l’extrême pauvreté. Un impôt progressif de 2% sur les revenus dépassant les 5 millions de dollars et allant jusqu’à 5% au-delà du milliard rapporterait 2520 milliards de dollars selon l’alliance de combat contre les inégalités regroupant plusieurs ONG dont Oxfam. En début de semaine, Oxfam a dénoncé l’enrichissement record des grandes fortunes pendant la période du covid, leur patrimoine a doublé.
    1/19/2022
    4:13
  • Pourquoi TikTok et Binance parrainent la CAN 2022
    Les sponsors de la CAN, la Coupe d’Afrique des nations 2022 qui se tient en ce moment au Cameroun, sont de plus en plus diversifiés : de nouveaux venus issus de la « tech » ont rejoint les parrains historiques du foot africain. Côté historique, on retrouve deux grandes entreprises françaises, Total et Orange. Total qui a d’ailleurs accolé son nom à l’événement il y a cinq ans. Il ne faut pas dire « la CAN 2021 », mais « CAN 2021 TotalÉnergies ». Le contrat sur le titre court jusqu’en 2023. Le producteur d’hydrocarbures est présent depuis presque un siècle sur le continent et il réalise sur place le tiers de sa production. Pour l’opérateur téléphonique, c’est un peu le même modèle. Sa présence est ancienne et l’Afrique est devenue une source précieuse de bénéfices. C’est donc pour entretenir les liens présents et futurs que ces deux parrainages ont été mis en place. En revanche, pour les nouveaux venus, TikTok et Binance, c’est un pari sur l’avenir. Le contrat avec le réseau chinois TikTok a été annoncé en début d’année à Yaoundé Le compte officiel TikTok de la CAF totalise plus de 1,4 million d’abonnés. TikTok entend devenir un portail incontournable du football, il a parrainé l’Euro l’an dernier. Le hashtag football a généré 273 milliards de vues. En devenant partenaire officiel, le réseau de vidéos diffuse les images fortes des matchs du jour et propose des services de mise en scène à ses abonnés. Il offre donc une nouvelle vitrine mondiale au ballon rond africain. Et cela pour l’édition en cours, mais aussi pour la CAN 2022 ainsi que pour la CAN féminine qui se tiendra plus tard au Maroc. TikTok étant chinois, c’est aussi un outil d’influence supplémentaire pour Pékin, très présent en Afrique pour des raisons économiques et géopolitiques. L’autre nouveau venu, Binance, est moins connu des fans de ballon rond, mais déjà répandu en Afrique La société lancée à Hong Kong en 2017 est déjà la plus grande plate-forme d’échanges de cryptomonnaies présente en Afrique depuis 2018 avec une antenne en Ouganda. Son vœu : transformer les 300 millions de fans de la CAN en clients de sa plate-forme. Le continent africain est un gisement prometteur pour les monnaies virtuelles ; elles sont déjà entrées dans la vie quotidienne des ménages pour les transferts d’un pays à un autre, surtout dans les pays où la monnaie est volatile. Binance a aussi un autre objectif en tête : capter les amateurs de paris sportifs en ligne, qui font fureur parmi la jeunesse africaine. Des paris qui sont souvent proposés en monnaie virtuelle ! L’arrivée de ces nouveaux acteurs témoigne d’un engouement renforcé pour le sport africain ? Ces deux sociétés surfent sur la diffusion du smartphone. C’est l’outil qui garantit aujourd’hui un débouché rapide à leurs services parmi la population africaine. Mais les autres grandes entreprises étrangères rechignent encore à s’engager dans les compétitions africaines. Selon Vincent Chaudel, de l’Observatoire du sport business, les défaillances de l’organisation comme celle qui ont été constatées au Cameroun depuis le début de la compétition rebutent encore les grandes marques. Pour rappel : un match écourté à cause d’un arbitre, des hymnes nationaux introuvables ou encore les écrans de publicités qui ne sont pas allumés au début de la rencontre. Le foot africain a un potentiel économique encore largement sous-exploité. Son chiffre d'affaires global équivaut à celui de la première division d’un pays européen, les retransmissions sont plus souvent le fruit de troc que de mises aux enchères des droits télé. Selon Vincent Chaudel, l’organisation plus rigoureuse et plus fiable pourrait séduire de nouveaux sponsors.
    1/18/2022
    4:15
  • Le rebond phénoménal de l’industrie du luxe
    Plus que 24 heures pour décrocher une invitation à la semaine de la mode parisienne, elle démarre demain dans la capitale française. Après deux ans en format virtuel les grandes marques renouent avec les défilés publics. Et leurs sociétés renouent avec des revenus mirifiques. En 2020, les vagues de confinement et la paralysie du transport aérien ont littéralement privé les fashionistas de leur passe-temps favori. L’industrie du luxe qui ne connaissait pas la crise a piqué du nez. Mais cette mauvaise passe est déjà surmontée, les ventes ont retrouvé l’an dernier le niveau de 2019. Et l’an 2022, malgré la menace Omicron, apparait très prometteur. C’est pourquoi dans la capitale mondiale de la mode, les grandes maisons mettent cette année un point d’honneur à réintroduire des défilés en public. C’est le cas pour l’écrasante majorité des marques de haute couture qui organisent leurs shows la semaine prochaine, car la semaine de la mode dure en fait 15 jours. Les maisons de couture proposent aussi des événements virtuels L'internet est devenu un nouveau canal incontournable pour cette industrie. On achète moins en voyage, mais beaucoup plus depuis son écran. Avec le covid-19, les ventes en ligne ont doublé l’an dernier. Elles représentent désormais 22% du chiffre d’affaires global du luxe et il y a encore une forte marge de progression. Dans ce contexte, proposer un défilé virtuel est indispensable. Les acteurs du luxe explorent aussi avec gourmandise les nouveaux champs ouverts par les outils internet. Balmain a créé l’événement avec une vente aux enchères de NFT, non fongible token, pour 3 modèles spécialement créés pour la poupée Barbie. Les tenues seront aussi disponibles en version adulte, sans distinction de sexe, car les vêtements déclinés en rose peuvent être portés aussi bien par des fans de Ken que de Barbie. D’après la banque Morgan Stanley, les opportunités du gaming, l’association du luxe avec des jeux vidéos ou les mondes virtuels du metaverse pourraient générer 50 milliards d’euros de chiffres d’affaires supplémentaires. Le chiffre d’affaires est aujourd'hui de 283 milliards d’euros. Le luxe est aussi rattrapé par l’inflation : les prix grimpent en flèche Dans ce secteur où l’on ne fait pas les choses à moitié on pourrait même parler d’hyper inflation, car la hausse des prix est à deux chiffres. Le petit sac Chanel en cuir matelassé et à la chaine à maillon doré a augmenté de 30%, passant de 5500 à 7300 euros en quelques mois. On évoque bien sûr la hausse des salaires, les problèmes d’approvisionnement qui poussent les maisons à racheter leurs fournisseurs pour sécuriser leur chaine de fabrication. Mais la réalité est plus prosaïque : quand un sac se vend trop bien, son créateur l’augmente pour créer la rareté, la rareté qui pousse la demande. C’est un principe économique propre au secteur du luxe qui en use et en abuse. Le it bag, le sac qu'il faut avoir, est devenu un placement financier, dont la valeur croit à une allure exponentielle. Cette envolée des prix explique le succès des ventes de luxe vintage ? Dans l’univers de la consommation de luxe, le prix est secondaire. Si la demande pour les vêtements et les objets d’occasion explosent, c’est surtout pour répondre aux attentes des ultra riches soucieux de ne pas aggraver l’empreinte carbone de cette industrie déjà dans le rouge. Les marques sont de plus ne plus nombreuses à organiser elles-mêmes leur propre filière de recyclage, un gisement de ventes qui se chiffre en dizaines de milliards d’euros. Cela soulage la mauvaise conscience de leurs clients, mais pas vraiment la planète. Car l’industrie du luxe produit de plus en plus pour satisfaire la demande, son empreinte carbone va donc encore s’aggraver en 2022. ► EN BREF La croissance chinoise a rebondi à plus de 8% en 2021. Une performance au-delà des attentes des analystes, la croissance chinoise étant plutôt de 6% à son rythme de croisière. Mais cette embellie pourrait très vite s'estomper, avec les difficultés d'Evergrande, le promoteur en faillite, et le regain de Covid-19, l'activité a commencé à ralentir au quatrième trimestre. La Banque centrale vient de procéder à une baisse des taux aujourd'hui pour soutenir l'économie, c'est la première depuis avril 2020. Le Liban aurait passé un accord secret avec Israël pour des livraisons de gaz jordanien. Beyrouth dément l'information sortie hier par The Times of Israel. Cet accord dont on parle depuis plusieurs semaines, permettrait au Liban de diversifier son approvisionnement très dépendant aujourd'hui de l'Iran, le parrain du Hezbollah.
    1/17/2022
    4:28

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