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RFI - Musiques du monde

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  • Exil poétique avec Maryna Voznyuk, Oksana Nikitiuk et Andréa Marsili, tango argentin et musique traditionnelle ukrainienne
    Andréa Marsili dirige un ensemble féminin de tango : Fleurs Noires qui sort son 4ème album Tangos en Aleph. Puis #SessionLive reçoit 2 artistes ukrainiennes Maryna Voznyuk et Oksana Nikitiuk. Fleurs Noires est un orchestre composé de dix musiciennes argentines et françaises.  Ensemble, elles nous livrent un tango vigoureusement contemporain qui se démarque du tango traditionnel ou électro... Musiciennes confirmées, elles mélangent leurs différences culturelles à l'originalité de leur répertoire. De ce tango, se dégage une force sensuelle, toute en nuances, qui est le fruit de la diversité de ses racines. Les compositions originales créées spécialement pour l’orchestre par la pianiste de l’ensemble, Andrea Marsili, prennent l’essence du tango pour la transformer en un langage actuel, avec une touche résolument moderne. Fleurs Noires ravive l'axe historique Paris - Buenos Aires en émancipant la place de la femme dans cette musique faite originellement par des hommes. Ces femmes passionnées bousculent cette tradition. Les Fleurs Noires nous embarquent dans cette odyssée enivrante mêlant classe, élégance, fraîcheur et... Culot! Notre invitée est Andréa Marsili, cheffe d’orchestre des Fleurs Noires.   Titres extraits de l’album Tangos en Aleph - Martillo Para Brujas, voix Aureliano Marin Voir le clip - El Aleph, voix de Tomas Gubitsch - Cegadora, voix Melingo - Alas de Malambo, Feat. Minino Garay Album Tangos de Aleph (Paraty 2022). Puis, dans le cadre des soirées Les exilés poétiques, nous recevons Blaise Merlin (créateur) et 2 artistes ukrainiennes Maryna Voznyuk et Oksana Nikitiuk dans la #SessionLive. Imaginée par le festival La Voix est Libre à Paris, cette soirée de rencontres exceptionnelles ouvre une zone de « libre-étrange » entre artistes ouïghours, syriens, kurdes, soudanais, français et macédoniens, pour célébrer l’art de la rencontre tel un geste lancé contre le clivage des genres et des identités humaines. Chassés et opprimés par des conflits, des guerres et des dictatures souvent issues d’une ère coloniale pourvoyeuse de frontières absurdes et arbitraires, ils sont arrivés jusqu’à nous, emportant dans leurs bagages les plus beaux cadeaux qu’il soit possible d’offrir en partage : des chants, des traditions, des cultures, des voix belles et bien vivantes, dont ils sont les dépositaires plus que jamais épris de liberté, de mysticisme et de rêve. Loin de s’apesantir sur leur sort, leurs mots, leurs musiques, leurs danses sont autant de sources de joie, de paix et de résistance qui transcendent les frontières et les cœurs. Des champs éclectiques du grand chanteur et musicien syrien Khaled Aljaramani aux incantations de Çanan Domurcakli, archéologue et chanteuse turque issue de la minorité alévie (courant spirituel et philosophique imprégnée de soufisme), en passant par le couple de réfugiés ouïghours Nassima et Azamat, les envolées du poète Muneim Rahama, rescapé des prisons soudanaises, les luths et les percussions du mage macédonien Stratcho Temelkovski, la harpe voyageuse de Morgane le Cuff ou le prodige et flûtiste-caméléon Joce Miennel, ces oiseaux rares prodiguent la médecine de l’âme à qui sait tendre l’oreille, avec la force, l’humour et la bonté qui entretiennent la flamme des vivants et des morts. Titres interprétés au Grand studio - The Awakening Song Live RFI par Maryna Voznyuk - Il y a sur la montagne Live RFI par Oksana Nikitiuk. Line up : Maryna Voznyuk, piano chant, Oksana Nikitiuk, chant. Son : Mathias Taylor & Benoît Letirant. Description de la soirée du 28 septembre 2022 au FGO Barbara. Au nom de la joie, L'Onde & Cybèle a concocté pour Magic Barbès un banquet musical célébrant l’art de la rencontre tel un geste vital contre toute forme de violence et de repli sur soi. À l’heure où des millions de personnes se retrouvent chassées de leurs terres par la guerre et l'intolérance, nous offrons un espace de rencontre et de création à ces artistes qui laissent tout derrière eux.elles, mais en portant jusqu’à nous des chants, des poèmes et autres merveilles éprises de liberté, de mysticisme et de rêve. Nous voyagerons entre la musique enivrante des frères Aljaramani venus de Syrie, les compositions et airs ukrainiens de Maryna Voznyuk et Oksana Nikitiuk, les chants indo-persans vertigineux, le violon et la guitare virtuoses de Babak et Aïda Nosrat, les incantations d’Arthur H avec le poète soudanais Moneim Rahma... Le tout relevé par les flûtes étourdissantes de Joce Mienniel et la harpe enchantée de Morgane Le Cuff. D’où qu’ils.elles soient, où qu’ils.elles aillent, ces oiseaux rares prodiguent une médecine de l’âme à la fois apaisante et euphorisante ! Artistes hôtes : Arthur H - chant, piano Morgane Le Cuff - chant, harpe celtique, percussions Joce Miennel - flûtes traversières Artistes invités : Soudan : Moneim Rahma - poésie, chant Syrie : Khaled et Mohanad Aljaramani - chant, oud, percussions Ukraine : Maryna Voznyuk et Oksana Nikitiuk - chant, piano Iran : Babak & Aïda Nosrat - chant indo-persan, violon, guitare Production : l'Onde & Cybèle Direction artistique : Blaise Merlin.
    9/24/2022
    48:30
  • #SessionLive de l’artiste sénégalais Lass, accompagné par le guitariste Matthieu Chevalet
    L’artiste sénégalais interprètera 2 titres de son 1er album Bumayé. Album réalisé par Raphaël D’Hervez (Pongo, Minitel Rose), Bumayé étant un leitmotiv rappelant toutes les épreuves traversées pour en arriver là, et c’est aussi une référence au combat mythique de Mohamed Ali contre George Foreman en 74 à Kinshasa. Lass partagera ensuite ses goûts musicaux avec les auditeurs : Orchestra Baobab, Daara J, Garnett Silk et Voilaaa. Qui est Lass ?   D’abord, la voix. Une voix qui détonne et qui brille comme un feu d’artifice lorsqu’il chante sur des productions 2lectro, house, ragga, afropop. Une voix qui soigne aussi, en entonnant des mélodies célestes avec douceur. Une voix d’une élégance rare, dont on se souvient forcément. Lass réconcilie l’héritage séculaire des grands chanteurs africains et le style moderne des nouveaux chanteurs d’afropop. Ensuite, l’artiste. Sénégalais de naissance, il apprend la musique très jeune, en observant Omar Pene ou Ismaël Lo faire le show dans le club dakarois de Youssou Ndour. Après ses premiers singles enregistrés dans les studios de Daara J, il est véritablement « sauvé » par la musique. L’histoire est aussi incroyable que véridique : dans les années 90, quelques jeunes de son village décident soudainement de monter dans les pirogues pour rejoindre l’Europe. Mais Lass refuse de partir avec eux car un de ses morceaux commence à passer à la radio, et il serait tellement dommage de quitter Dakar juste au moment où sa musique gagne en notoriété. Finalement son single ne deviendra pas un tube au Sénégal… Quelques années plus tard, c’est par le hasard de la vie qu’il débarquera en Europe. En arrivant à Lyon, il est à deux doigts d’abandonner la musique, il faut trouver un « travail sérieux », et tout recommencer à zéro… Mais on n’éteint pas aussi facilement sa nature d’artiste et au fil des rencontres, Lass devient l’un des piliers du fameux projet Voilaaa de Bruno Patchwork. Il se retrouve aussi rapidement sur scène devant des dizaines de milliers de personnes avec Synapson, ce duo électro pour lequel il a signé deux singles notoires : Souba (plus de 4 millions d’écoutes sur les plateformes), et le récent Toujours avec Tim Dup. Enfin, l’avenir. Au printemps 2021, sortira enfin en son nom propre – LASS - son premier morceau (et le EP à l’automne). Premiers pas vers l’album prévu pour printemps 2022, avec toujours cette volonté naturelle de concilier tradition acoustique et époque numérique, instruments joués et programmation digitale. Dès que les concerts seront à nouveau possibles, il prendra la route. En formation réduite (machines et instruments acoustiques), car c’est sa voix magnifique, et sa voix avant tout, qui touche nos âmes et bouscule nos corps.   Titres interprétés au Grand studio RFI - Sénégal, Live RFI - Mo Yaro, extrait de l’album Bumayé voir le clip  - Bumayé, Live RFI voir le clip. Line Up : Lass (chant), Matthieu Chevalet (guitare, voix) Son : Fabien Mugneret et Jérémie Besset ► Album Bumayé (Chapter Two 2022) - Lass Chaîne youtube  - Lass à lire sur RFI Musique.    Puis Lass nous propose sa playlist : L'Orchestra Baobab « Bul Ma Miin », source d’inspiration pour l’artiste. Daara J avec le titre « Daara J » pour raconter ses premiers pas dans la musique à Dakar. Garnett silk « Hello Mama africa » car le reggae est une 2ème nature, et la texture de la voix de l’artiste jamaïcain a beaucoup impressionné notre invité. Voilaaa avec le nouveau remixdu titre « Bumayé » pour parler de Bruno Patchworks qui, le premier, lui a ouvert son studio quand il est arrivé en France.
    9/18/2022
    48:30
  • Helena Recalde dans la #SessionLive et playlist de Sophian Fanen
    C’est la rentrée de Sophian Fanen qui, chaque mois, chronique 5 albums. Puis nous recevrons la musicienne équatorienne Helena Recalde qui jouera 2 titres dans la #SessionLive. Playlist Sophian : - Ferkat al Ard, Matar al Sabah, tiré de l'album Oghneya (réédition, Habibi Funk, 2022) Liban. Perles des années 70 à Beyrouth, retrouvée et rééditée par le label allemand, la réédition de Oghneya était un projet de longue date du label allemand Habibi Funk. Initialement sorti en 1978, c’est à Ferkat Al Ard, trio libanais basé à Beyrouth - Danielle Ponder, Only the Lonely, tire de l’album Some Of Us Are Brave (Future Classic, 2022), 1er album de la chanteuse soul américaine - Françoise Hardy, Viens, tiré de l'album La Question (Kundalini/Parlophone, 1971) - Lala &ce, Mise à mort, tiré du EP SunSystem (&ce Recless / Sony Music, 2022) rap français - Kokoroko, Ewà Inú, tiré de l'album Could We Be More (Brownswood Recordings, 2022) 1er album TRES attendu du groupe londonien #afrobeat #highlife. Puis nous recevons la bassiste, compositrice et chanteuse Helena Recalde dans la #SessionLive pour la sortie de l’album Karishina qui signifie « femme inapte pour les tâches ménagères). L’artiste équatorienne interprète 2 titres de son nouvel album.   Titres interprétés au Grand studio de RFI - Campoazul, Live RFI (reprise d’Afroblue de Mongo Santamaria) voir le clip officiel  - Karishina, extrait de l’album Karishina - Malala, Live RFI.   Line Up : Helena Recalde (chant, basse), Vanesa Garcia (batterie) et Fady Farah (piano). Son : Fabien Mugneret et Jérémie Besset. ► Album Karishina (HR 02/Inouïe 2022) Voir le clip Bayé Oyo.
    9/17/2022
    48:30
  • #SessionLive mixte entre Vanessa Wagner et Labelle
    Vanessa Wagner présente l’album Study Of The Invisible (InFiné). S’il y a une constante chez Vanessa Wagner, c’est bien sa versatilité, au sens où l’entendent les Anglo-Saxons. Parallèlement à sa carrière de musicienne interprétant le grand répertoire soliste, chambriste et concertant sur les scènes du monde entier (et l’enregistrant pour le label La Dolce Volta), celle que Le Monde qualifie de "pianiste la plus délicieusement singulière de sa génération" et que Libération décrit comme "une des pianistes les plus curieuses et captivantes du paysage hexagonal - arpente avec la complicité du label InFiné des chemins tout aussi personnels, mais peut-être plus intimes". Après Statea en 2016, en duo avec le musicien électronique Murcof, elle vient aujourd’hui poursuivre avec Study Of The Invisible le voyage entamé sur son disque solo Inland (2019). Un voyage qui la voit défricher ce répertoire qu’elle est en France, voire en Europe, pratiquement la seule pianiste "classique" à aborder. Un répertoire contemporain et intemporel que l’on qualifiera, pour aller vite, de "minimaliste", mais qui recouvre en réalité une multitude d’univers singuliers et de personnalités musicales souvent hors du commun, toutes générations confondues. Pour composer ce programme, Vanessa Wagner a creusé son passionnant travail de découverte entamé avec Inland, assemblant des pièces rares qui tissent entre elles une mystérieuse histoire. Parmi les 15 stations qui composent ce palpitant périple, les États-Unis se taillent la part du lion. Sous le parrainage de Moondog, le viking aveugle et visionnaire, dont le très "bachien". Prélude en la majeur de 1961 constitue la pièce la plus ancienne du disque, se côtoient les icônes du minimalisme - l’incontournable Philip Glass, l’inclassable Harold Budd, pape de la musique ambient -, les représentants de la première génération de "postminimalistes" - Peter Garland, David Lang ou Julia Wolfe, nés dans les années 1950 - et la jeune garde : Bryce Dessner, Nico Muhly, Timo Andres, nés entre 1976 et 1985. Mais aussi quelques outsideuses de choix : Suzanne Ciani, plus connue (tout est relatif) comme pionnière de la musique électronique ou l’étonnante Caroline Shaw, qui fut en 2013, à 31 ans, la plus jeune lauréate du prix Pulitzer, et dont l’univers va et vient librement entre musiques "savante" et "populaire". Tout aussi inclassables, apparaissent aussi les œuvres et les parcours de l’Italien Ezio Bosso, du Français Melaine Dalibert ou, bien sûr, des frères Brian et Roger Eno, autres musiciens d’entre les mondes.   Ces partitions qui peuvent de prime abord paraître simples techniquement - quoique les Études de Philip Glass ou de Nico Muhly exigent une vélocité extravagante - réclament en réalité de l’interprète - bien davantage que la simple virtuosité : une intériorité, une authentique disposition de l’âme. À l’instar de la musique d’Érik Satie, c’est une musique qu’il appartient à chacun d’habiter en se gardant de la dénaturer. Ainsi l’exploration à laquelle se livre Vanessa Wagner est aussi une quête : "Chercher son intériorité : c’est ce que j’aime de plus en plus dans la musique." Après avoir joué Scriabine, Rachmaninov ou Ravel, explorer l’intensité sans déluge de notes, le dépouillement comme mode d’expression me passionne. Il s’agit pour l’interprète de faire ressortir une vraie atmosphère, une respiration du tempo, une sensualité du son, de mettre une intensité dans chaque intention, et faire vivre et vibrer les espaces entre chaque note. "Ce n’est pas une musique légère, c’est une musique intense émotionnellement, qui va en profondeur, dans laquelle on met une part de son histoire…" Marier à ce degré d’intensité le contrôle - celui du toucher, du son - et l’abandon n’est pas à la portée de tous les instrumentistes. Tel est le sens de Study Of The Invisible : aller chercher ce monde mystérieux qui vit derrière la partition, les liens imperceptibles qui unissent ces silences et ces harmonies, mais aussi ces ressources intérieures que cette musique est capable de mettre à jour. Avec ce disque et ce voyage, Vanessa Wagner dont l’apparente mélancolie s’avère en fin de compte puissamment réconfortante, continue de donner ses lettres de noblesse à une musique qui, mieux que brillante, se révèle avant tout rayonnante et lumineuse.   Et Labelle présente Eclat (InFiné/ Eumolpe), son nouvel album pour quatuor à cordes et électro-maloya avec la participation du quatuor Metavers. Avec Éclat - moment unique d’étincelle de la création - Labelle continue son exploration de l’infinie possibilité de la composition débutée en 2019 avec Orchestre Univers. Son quatrième album studio, centré autour d’un quatuor à cordes, est né lors d’une répétition à laquelle assistait Labelle : assis à côté des cordes, il les observe communiquer entre eux dans un langage sans paroles, presque télépathique, fait de contacts visuels, de hochements de tête et de coups d’archets. Depuis ses débuts, le compositeur aime s’affranchir des règles orchestrales traditionnelles pour expérimenter, innover et "créoliser" son art. "J'ai écrit pour eux comme si j'écrivais pour un groupe de rock." Jeremy précise : "Tu as ta section rythmique, tes deux guitares lead et un seul musicien joue de la basse." Dans la musique classique, le langage entre les musiciens est la clé - la conversation entre les lignes et les musiciens crée quelque chose d'organique et vivant. Ainsi, Labelle écrit aussi les parties électroniques pour qu'elles aient une double fonction : élément musical d'une part, clef de compréhension de l’œuvre d’autre part, devenant ainsi une partie du langage entre les musiciens. Ensemble, ils explorent un son unique où l'orchestration classique rencontre le Maloya, l'électronique moderne rencontre les instruments organiques, l'Afrique rencontre l'Europe, la terre rencontre l'espace. Labelle cherche l'inspiration partout : Mes Mondes a été augmenté d'un quart de ton pour correspondre à la gamme de la musique Gnaoua du Maroc, un morceau très rythmé et hypnotique étroitement lié au Maloya de La Réunion, pays d’origine de l’artiste. Le morceau suivant, Dann Ron Maloya, est une construction jusqu'à RON, la seule fois sur le disque où les quatre musiciens jouent la même ligne, un récit musical de l'état de transe que la musique et la danse Maloya peuvent permettre d’atteindre. Ils s'élèvent et s'élèvent jusqu'à ce qu'ils soient noyés dans la distorsion, ressemblant plus à un solo de guitare rock qu'à un quatuor à cordes. Le titre éponyme Éclat est peut-être celui qui s'inscrit le plus directement dans la lignée du précédent album de l'artiste, Orchestre Univers, évoquant un son cosmique, comme un orchestre suspendu en apesanteur. De nombreuses chansons ont d'abord été enregistrées lors d'une série de concerts, avant que la pandémie ne frappe en 2020, puis réenregistrées, éditées et superposées au cours d'une année de confinement. Sur le disque fini, grâce à un mixage et une production exceptionnelle, il est impossible de distinguer ce qui a été enregistré en direct de ce qui a été enregistré en studio : un témoignage du niveau étonnant de détails apporté à cet album. Pour immortaliser et ajouter la touche finale à cette expérimentation, le disque a été envoyé à Hector Plimmer pour un mixage supplémentaire. La touche jazz et expérimentale du producteur anglais déconstruit encore plus le quatuor à cordes, l’amenant vers un résultat encore plus beau et singulier. Labelle a créé un disque capable d’unir des éléments de rock, de jazz, d’électronique et de musique classique sans jamais perdre l’auditeur, il l’attire en l’introduisant lentement dans un monde où la musique se libère de toutes ses barrières. Ce n’est définitivement plus de la musique classique qu’il compose.   À propos de Labelle  Jeremy Labelle est à l'avant-garde d'une jeune génération de musiciens réunionnais représentant et développant le son Maloya à travers le monde. Après avoir enregistré sa première œuvre orchestrale Orchestre Univers lors de quatre concerts à guichets fermés à La Réunion, Éclat continue cette série de recherches atour de la composition classique et des sons traditionnels de son île. Titres interprétés au Grand studio à RFI - Étude n°16 [Philip Glass] Live RFI Vanessa Wagner voir le clip  - Elude Live RFI Labelle - Prélude N°1 In A Minor [Moondog] Live RFI Vanessa Wagner - Mes Mondes enchainé avec Dann Ron Maloya Live RFI Labelle (4’15’’ au total) - Explore ! Live RFI commun Vanessa Wagner et Labelle (Ennéade). Son  Benoît Letirant, Fabien Mugneret, Mathias Taylor (Rediffusion du 5 juin 2022)
    9/11/2022
    48:30
  • #SessionLive Philippe Cohen Solal et Gustavo Beytelmann pour la sortie de "The Human Seasons"
    The Human Seasons est un album d’improvisation musicale et sonore entre le pianiste argentin Gustavo Beytelmann et le DJ producer Philippe Cohen Solal. Titre d’un célèbre poème de John Keats et métaphore des quatre saisons de notre existence, il est question aussi de la vie que nous improvisons au jour le jour. Ici, l’acoustique et l’électronique dialoguent dans un ping-pong musical inédit. Les 2 musiciens se croisent au fil des saisons humaines, entre "field recording" et "spoken word", pour délivrer une performance instrumentale tantôt sereine tantôt puissante. La panne informatique est la hantise des musiciens de l'univers électronique. De l'une d'elles, survenue un soir d'été de 2006 lors d'un concert de Gotan Project, est né un des disques les plus singuliers et novateurs du paysage musical actuel : The Human Seasons, un exercice d'improvisations entre le piano de Gustavo Beytelmann et la palette de sons du DJ producteur Philippe Cohen Solal.   Tous deux étaient sur scène ce soir-là, à Caserte, près de Naples, au Belvédère de San Leucio, un palais où fut menée au XVIIIe siècle une expérience pionnière de socialisme utopique. Quand le son s'est arrêté, "c'était la panique", se souvient Gustavo Beytelmann, le pianiste argentin lié, en studio comme sur scène, au groupe de tango-electro-dub. Un mot célèbre de Jean Cocteau résume la situation : "Puisque ces mystères nous dépassent, feignons d'en être les organisateurs". Gustavo rejoint son piano et, en attendant le dépannage, se lance dans une improvisation. Philippe Cohen Solal, aux platines, reprend la balle au bond et ajoute des sons, au feeling. Les ordinateurs retrouvent enfin leurs esprits et le programme reprend. Les musiciens respirent, ils l'ont échappé belle. Et le public n'a rien su de l'incident : il a perçu l'intermède comme partie du spectacle. "C'était inattendu et assez magique", dit aujourd'hui Philippe. "Et nous avons eu l'intuition qu'on pouvait aller plus loin sur ce chemin". Gotan Project reprendra d'ailleurs, de temps à autre, en concert, le principe de la double impro piano-platines. Plus de dix ans passent. Un matin, Philippe Cohen Solal écoute sur France Culture Les Chemins de la Philosophie. L'émission d'Adèle Van Reeth est consacrée à l'improvisation. Les souvenirs de Caserte reviennent. Et avec eux l'envie de rejouer, dans les mêmes conditions, mais en studio. Juillet 2021, les deux complices se retrouvent à Villetaneuse, près de Paris, dans l'ancien studio Vogue. "Toute improvisation implique une mise en danger", explique le producteur. "Pour partir tout de même sur une base stable, j'ai pensé au cycle des saisons, et à ce poème de John Keats qui les associe à la vie humaine. C'est un thème classique, presque banal, mais qui me semblait pertinent avec notre projet : nous improvisons tous notre vie". Avant de se lancer dans l'aventure, Philippe Cohen Solal choisit des sons de la nature, des chants d'oiseaux, des extraits de dialogues de films. Et demande au comédien anglais Christopher Ettridge d'enregistrer The Human Seasons, le bref poème de John Keats. Qui n'a pas connu beaucoup de saisons : il est mort jeune, de tuberculose, il y a juste 200 ans. "Nous n'avons pas théorisé avant d'entrer en studio", affirme Gustavo Beytelmann, le vieux sage argentin, Parisien d'adoption depuis 1978. "Nous sommes partis sans feuille de route fixée au préalable. Les 45 minutes du disque sont exemptes de rhétorique pianistique. Et de virtuosité aussi : ce projet ne nécessitait pas de montrer ses muscles". Philippe Cohen-Solal ajoute : "La seule indication que j'ai donnée à Gustavo, c'était de penser aux saisons en écho à son expérience, à ses souvenirs." Si la connivence entre les deux musiciens est née dans Gotan Project, la musique de Buenos Aires est absente de The Human Seasons. "Ce n'était pas dans le cahier des charges", note Philippe. "Pas plus que le jazz, un autre univers familier à Gustavo. Ni lui ni moi n'avons rien recyclé, nous sommes sortis des registres pour lesquels on nous connaît". Le Printemps ouvre le cycle avec des chants d'oiseaux, le piano prend son envol associé à la musicalité des vers de Keats, avant que les violons, sous la forme d'un sample, n'interviennent, écho d'un bal dont le souvenir ressurgit à l'improviste. L'été évoque la latinité : c'est une habanera qui dérive en dansant vers Cuba, rythmée par ce qu'on jurerait être un güiro, cette calebasse des Caraïbes striée et grattée avec une baguette. Erreur, dévoile Philippe Cohen Solal : c'est encore un chant d'oiseau, fondu à la stridulation d'un grillon. Sensualité d'un dialogue en italien, rumeur des vagues, la percussion d'un pivert sur un tronc d'arbre : décidément, les volatiles ont la part belle. L'automne arrive avec la pluie, chaque goutte comme une note de piano. Une femme nous parle dans une langue inconnue : c'est la voix suédoise d'Ingrid Bergman dans Sonate d'Automne d'Ingmar Bergman. L'hiver survient avec sa rigueur, le souffle du vent glacé, puis une atmosphère en apesanteur et le feu qui crépite dans la cheminée. Dernier vers de Keats, que les Anglais appellent "le poète de la lenteur et du silence". Il est mort en hiver. Il faut un moment pour émerger de cette méditation sur la vie, ses plaisirs et ses peines. L'harmonie qui se dégage de l'ensemble ne renvoie pas à l'idée d'improvisation la plus communément admise. On est loin des jam sessions des jazzmen, à l'énergie brute. The Human Seasons est à l'opposé, porté par une énergie sereine, sans dissonances. Gustavo Beytelmann le revendique : "Je suis entré en studio avec l'idée qu'il était interdit d'être non-mélodieux, car nous vivons à l'intérieur d'un monde qui chante."   Biographie des artistes Gustavo Beytelmann, pianiste et compositeur, est une figure majeure du tango argentin. Sa carrière, en tant que musicien et compositeur, est une somme de pages brillantes. Il a travaillé avec Astor Piazzolla, Juan José Mosalini, il a accompagné dans plusieurs tournées le groupe Gotan Project, et, encore très jeune, il fut choisi pour accompagner la tournée argentine de Duke Ellington. G. Beytelmann a composé de pièces pour le cinéma, de nombreuses œuvres de tango, et depuis 1996, il dirige la section Tango du Conservatoire de Rotterdam, aux Pays-Bas.   Depuis plus de trois décennies maintenant, Philippe Cohen Solal a fait sa marque en tant qu’architecte de musique électronique et compositeur autodidacte, ayant travaillé dans de nombreux domaines différents de la production musicale : de A&R aux musiques de films, en passant par le DJing et la réalisation de disques.  Il a découvert Keziah Jones et a présenté Zazie à Mercury, avant de fonder son propre label Ya Basta Records en 1996, où il signera Féloche et David Walters. Il a co-fondé Gotan Project, un équilibre ambitieux entre musique électronique et tango. Le groupe a vendu plus de quatre millions d’exemplaires à ce jour dans le monde et a joué plus de 450 concerts de Rio à New York, Montreux et Tokyo, sans oublier certains des sites les plus prestigieux au monde.  Philippe a également produit Talé, album de la voix dorée de l’Afrique, Salif Keita, et a collaboré avec différents artistes comme Angelique Kidjo, Keziah Jones, Horace Andy, Chassol, Adrien Brody, Roberto Fonseca, Laurent Voulzy, Camelia Jordana... Son avant-dernier opus Outsider, inspiré par l’artiste brut américain Henry Darger a été enregistré entre Londres et L.A, avec des partenaires de choix : Mike Lindsay (Tunng), Hannah Peel et Adam Glover.  Ce projet trans-média (court-métrage, podcasts, vidéos,...) a été célébré par la presse internationale et fera l’objet d’un spectacle en 2022.  Titres interprétés - Hiver, Live RFI - Automne, extrait de l’album The Human Seasons - Été, Live RFI Musiciens - Gustavo Beytelmann, piano - Philippe Cohen Solal, machines, ordinateur Son Benoît Letirant et Mathias Taylor Playlist - Horacio Salgan Orquesta A Fuego Lento choisi par Gustavo - Veronika Silva Dona Ubenza choisi par Philippe - Charlie Mingus Goodbye Pork Pie Hat (theme for Lester Young) choisi par Gustavo - Cristobal Tapia de Veer Pineapple Suite choisi par Philippe. (Rediffusion du 6 mars 2022)
    9/10/2022
    48:30

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