Partner im RedaktionsNetzwerk Deutschland
StartseitePodcastsGesellschaft
RFI - Reportage Afrique

RFI - Reportage Afrique

Podcast RFI - Reportage Afrique
Podcast RFI - Reportage Afrique

RFI - Reportage Afrique

hinzufügen

Verfügbare Folgen

5 von 24
  • Madagascar: l’alliance française de Tana est le premier centre d'examen au monde
    Selon l’Académie Malagasy, moins de 16% de la population de cette ancienne colonie française parlerait aujourd’hui français. Si à l’échelle du pays, de moins en moins de jeunes parlent donc la langue de Molière, ils sont cependant chaque année plus nombreux à s’inscrire à l’examen « Delf/Dalf » de français, organisé par les Alliances françaises du pays. Avec un objectif : obtenir le précieux diplôme, émis par le ministère de l’Éducation nationale français et reconnu internationalement pour poursuivre leurs études à l’étranger. Reportage en pleine session d’examen à l’Alliance française d’Antananarivo, le plus gros centre d’examen Delf/Dalf du monde qui a accueilli l’an dernier 7 700 candidats, avec notre correspondante Sarah Tétaud « Je réitère, j’insiste. Est-ce que tout le monde a bien émargé ? C’est très important sinon votre examen ne sera pas validé » rappelle un surveillant au micro. Ce jour-là, à l’Alliance française d’Antananarivo, ils sont 1 200 candidats concentrés, prêts à en découdre avec l’épreuve orale collective. Devant sa table, Célia, 20 ans, est étudiante en psychologie : « J’aimerais continuer mes études à l’étranger, il me faut le diplôme B2 minimum. » De l’autre côté de l’allée, Tefinanao, 22 ans, étudie la gestion : « C’est nécessaire pour les dossiers, pour certaines universités, dans les pays francophones. » Deux rangées devant, Floriniaina, 54 ans, fait presque figure d’exception : « Si je suis là aujourd’hui, pour passer l’examen, c’est parce que je suis enseignante au collège secondaire. Je veux augmenter le salaire et l’échelon. » Si l’examen attire pas mal de fonctionnaires, qui peuvent, en cas d’obtention du diplôme, bénéficier d’une modification dans leur avancement de carrière, les candidats du jour sont, pour plus de 50%, des étudiants. De quoi réjouir Patrick Bosdure, le conseiller de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France à Madagascar, venu observer le déroulement de l’examen : « La priorité, c’est bien évidemment l’attractivité de notre enseignement supérieur et de faire en sorte que la plupart d’entre eux puissent partir en France, étudier, soit en sciences humaines, ou en sciences dures, mais surtout partir en France, puis revenir ici à Madagascar avec une formation à la française, pour commencer une carrière pro. Non, ce n’est pas encourager la fuite des cerveaux, puisqu’ils doivent revenir ! » Ce diplôme de langue française, rappelle Patrick Bosdure, ne facilite pas l’obtention d’un visa, mais seulement l’inscription à l’université. Toutefois, selon lui, les étudiants de la Grande Île ont la cote : « Les Malgaches qui partent étudier en France réussissent généralement très bien. Donc, ils bénéficient d’une excellente réputation dans notre système d’enseignement supérieur, donc leur candidature est très largement vue de façon très favorable. » Chaque année, 1 000 nouveaux étudiants malgaches arrivent en France. Jean-Patrice Rakoto Ramiarantsoa, professeur de français à l’Alliance française depuis 10  ans, se plaît à penser que certains des 4 500 étudiants actuellement présents dans l’Hexagone sont passés par sa classe : « Ils sont conscients qu’on a vraiment besoin de la langue française aujourd’hui. » Mais après cinq décennies marquées par des changements de politiques vis-à-vis de l’apprentissage et de la place du français dans la société, même réhabilité aujourd’hui, il demeure, 130 ans après son arrivée sur l’île, une langue de l'élite.
    3/18/2023
    2:23
  • Côte d'Ivoire: l'aire marine protégée de Grand-Bereby, une coquille vide ? [2/2]
    La première aire marine protégée de Côte d’Ivoire a été créé officiellement en juillet 2022 dans le but de protéger la biodiversité de la baie de Grand-Bereby où l’on trouve un récif corallien et plusieurs espèces protégées comme la tortue marine, le requin marteau ou la raie-guitare. Mais en l’absence de décrets d’application, aucune sanction ne peut être prise contre les responsables des pêches irresponsables et irrespectueuses des communautés locales. La police maritime se cantonne à des actions de « sensibilisation ». Légalement, rien n'empêche les chalutiers de pénétrer dans l’aire marine. De notre correspondant à Abidjan, Dans le petit bureau de l’ONG Conservation des Espèces Marines, des affiches célébrant la création de l’aire marine protégée habillent les murs. Pour son président, Alexandre Dah, la réserve doit maintenant se doter rapidement d’un plan et d’un organe de gestion. « Tant que ce n'est pas mis en place, on navigue un peu dans un flou, pour tout le reste de la population ici à Grand-Bereby et pour ceux qui viennent d’ailleurs, ils voient l’aire marine protégée sur un papier. Ils se disent qu’ils ne voient pas concrètement qui gère, ce qui est fait... », dit Alexandre Dah. À ce jour, en l’absence de décrets application, les chalutiers, accusés de pratiques irresponsables, sont toujours légalement autorisés à pénétrer dans la réserve « Ils font de la surpêche, ils détruisent les fonds marins », dit José Gomez, co-fondateur de l’ONG. ► À lire aussi : Côte d'Ivoire: À Grand-Bereby, la lutte contre la pêche irresponsable s'organise Une pêche encore trop proche de l'aire marine protégée Selon les chiffres de l’organisation, 8 chalutiers ont été arraisonnés au cours de l’année passée. Problème : les textes ne permettent pas d’infliger une amende ou une sanction aux responsables de ces bateaux. « Malheureusement, l’interdiction de pêcher n’a pas encore été prise en compte par le ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques, qui continue de délivrer aux chalutiers des licences qui leur permettent de pêcher à partir de 3 miles nautiques n’importe où dans les eaux ivoiriennes y compris dans l’aire marine protégée de Grand-Bereby », regrette José Gomez. Trois miles nautiques, soit un peu plus de 5 km. L’ONG demande que cette limite soit repoussée à 22 kilomètres, et réclame une interdiction totale de la pêche au chalut au sein de l’aire marine protégée. Pour un meilleur contrôle des pêcheurs artisanaux Selon le plan de gestion en cours de rédaction, les pêcheurs artisanaux doivent également être mieux contrôlés. Leur nombre a fortement augmenté ces dernières années. On compte environ 150 pirogues avec ou sans moteur à Grand-Bereby. Ata Koffi Yao, le chef des pêcheurs fanti, appelle lui-même à l’interdiction des filets en nylon. « Franchement, les filets en nylon, gâtent l'eau. Ça pourrit et ça éloigne le poisson. En tant que chef, je veux qu'on enlève ces filets et qu'on diminue le prix du filet en coton pour permettre aux pêcheurs de pêcher avec le coton », souhaite-t-il. Sans subvention ou aide à la production, les pêcheurs pourraient difficilement se séparer de leur filet en nylon, moins cher et plus robuste que les filets en coton. « Avant, avec les filets en coton, le travail était bon, mais maintenant, ce n'est plus trop ça. C'est cher. C'est pour ça que nous tous, on utilise le nylon », explique Koffi, pêcheur en pirogue. En cas de respect d’un plan de gestion précis et détaillé de l’aire marine protégée, les défenseurs de l’environnement espèrent que la population de poisson cesse de diminuer, voire augmente, d'ici à deux ou trois ans.
    3/16/2023
    2:23
  • Côte d'Ivoire: À Grand-Bereby, la lutte contre la pêche irresponsable s'organise (1/2)
    Ces dernières années, la présence de chalutiers « chinois » près des côtes de Grand-Bereby irrite les quelque 2 000 pêcheurs de la zone. La mise à disposition d’une vedette de patrouille à la police maritime par une ONG de protection de l’environnement aurait permis de réduire leurs incursions. Ces bateaux accusés de surpêche et pratiques irresponsables continuent toutefois de pénétrer dans la première aire marine ivoirienne protégée, au large. Le reportage de François Hume-Ferkatadji. La vedette file à vive allure sur une mer calme et azur. À son bord, le lieutenant Guivé, chef de la police maritime de Grand-Bereby, équipé d’un fusil kalachnikov rouillée en tout point. Il salue la mise à disposition de ce bâteau : « C'est important parce que l'aire marine protégée a été créée. Donc il fallait un matériel de mobilité pour pouvoir contrôler et surveiller la mer. Parce que, lorsque les Chinois viennent, vous voyez qu’ils râclent tout le poisson. Donc, il y a une aire dans laquelle ils ne doivent pas pêcher. » La première aire marine protégée de Côte d’Ivoire a été créé en juillet 2022 et fait la taille d’un département. Le bateau de la police maritime permet la surveillance d'une infime partie de cette espace : de 5 à 10 kilomètres des côtes maximum. « Heureusement pour nous, il n'y a plus de bateaux qui viennent, poursuit le lieutenant Guivé. Parce qu'avant on pouvait se retrouver avec 5 bateaux, 6 bateaux, 7 bateaux. Mais maintenant, quand on y va, on ne les voit pas non plus ». Les bateaux de pêche s’éloignent désormais des côtes ou se reportent sur les zones de Tabaoulé ou Sassandra. Pour protéger la baie, la collaboration des pêcheurs artisanaux est essentielle. Koffi, pêcheur d’origine ghanéenne, s’autorise un temps de repos sur la plage après une nuit en mer : « Avant les pêches en bateau nous fatiguait beaucoup. Maintenant, avec la police maritime, j’ai leur numéro. Donc, si je vois les chalutiers quelque part, je les appelle, ils sont là et ils n'ont qu'à venir. Grâce à ça, les bateaux se sont un peu éloignés. Mais, souvent, ils se cachent pour venir voler dans l'endroit où c'est interdit d’aller pêcher. » À Grand-Bereby, la population de poisson diminue drastiquement Pour les pêcheurs, les chalutiers « chinois » représentent la principale menace. Mais d'autres éléments viennent troubler leur activité.  Les tortues marines et les dauphins déchirent leurs filets. Devant nos yeux, deux dauphins tentent de pénétrer dans un grand filet, qu’une quinzaine de pêcheurs remontent à la force des bras. L’ONG CEM (Conservation des espèces marines) a mis en place un système de compensation pour les pêcheurs, contre la promesse de ne pas tuer ces espèces protégées. Mais à Grand-Bereby, le constat est toujours le même : la population de poisson diminue drastiquement. Les défenseurs de l’environnement demandent désormais la publication de décrets d’application pour réglementer plus précisément la pêche et l’aire marine protégée.
    3/16/2023
    2:33
  • Pape Diouf, le premier fabricant de planches de surf au Sénégal
    Dakar est le lieu incontournable pour les amoureux du surf en Afrique de l’Ouest, mais toutes les planches étaient importées ou bien achetées d’occasion pour les surfeurs sénégalais. Pape Diouf un jeune professeur de surf a décidé de se lancer et a appris à fabriquer des boards de surf avec des matériaux locaux et en recyclant des vieilles planches. Une première dans le pays. Ses planches sont faites à la commande et totalement customisées. Portrait de ce jeune créateur, pleins de rêves.
    3/13/2023
    2:20
  • Guinée: au jardin botanique de Dubréka, les traditions inspirent la médecine moderne
    C'est un écrin de verdure à la sortie de Conakry où des chercheurs tentent de jeter un pont entre la pharmacopée traditionnelle et la médecine moderne : c’est le jardin botanique de Dubréka qui s’étend sur 14 hectares, entre mangrove et terre ferme. Ici, s’épanouissent des centaines de plantes venues de toute la Guinée et même d’ailleurs. C’est l’Institut de Recherche et de développement des plantes médicinales et alimentaires qui est chargé de veiller sur ce trésor. De notre correspondant en Guinée, Une forêt luxuriante, percée de sentiers étroits. Mamadou Saliou Telly Diallo est le chef de l’unité phytochimie de l’institut. Il explique la philosophie du jardin botanique de Dubréka et de sa cinquantaine de chercheurs : « Nous avons au sein de l’institut des tradipraticiens… nous essayons de faire des tests pour voir si ce que dit le guérisseur, sur le plan traditionnel, corrobore les résultats que nous recevons en laboratoire. » Ici sont menées des recherches sur différentes pathologies : le paludisme, les maladies tropicales négligées ou encore l’hypertension. Pour combattre cette affection chronique, le jardin botanique a trouvé : « Un phytomédicament préparé à base d’une plante médicinale qu’on appelle Hymenocardia acida. C’est une plante que l’on retrouve souvent dans la savane et dans les zones plus ou moins arides, mais qui s’est vraiment avérée efficace contre l’hypertension. Ce médicament est connu sous le nom de Guinex HTA, en l’honneur de la Guinée. »  Un trésor ancestral menacé     La forêt dense qui se trouve derrière le laboratoire, c’est la réserve de matière première de l’institut. Nous y croisons l’un de ses collaborateurs : « Mon nom, c'est docteur Ouo Ouo Sangbé, le tradipraticien, venant de la Guinée forestière ». Devant lui, il y a des sachets de poudre, des instruments, des cornes d’animaux. Il y a aussi des tubercules : « C’est un tubercule qui guérit les hémorroïdes, la faiblesse physique et sexuelle. »   C’est du taro du lion et il peut se manger cru comme : « En gâteau, en tô comme le manioc, on a tout essayé en évaluation ici ». « C’est une plante que nous avons domestiquée par le truchement de notre guérisseur qu’il nous a envoyé de la forêt », explique le chef de l'Institut, Mamadou Saliou Telly Diallo. Aujourd’hui, une double menace pèse sur ce savoir ancestral. Mohamed Sahar Traoré, directeur général adjoint de l’Institut de recherche et de développement des plantes Médicinales et alimentaires de Guinée : « On sait que sur le plan mondial, la biodiversité est en train de s’appauvrir et la première ressource justement de ces savoirs traditionnels, c'est cette biodiversité. La seconde chose, c'est que les détenteurs de ces savoirs traditionnels sont en train de disparaître progressivement. » Avec la destruction des écosystèmes, le remplacement de l’ancienne génération de guérisseurs par une nouvelle moins qualifiée et qui voit le métier davantage comme un business, combien de temps ce patrimoine résistera-t-il encore ?
    3/12/2023
    2:22

Andere hörten auch

Über RFI - Reportage Afrique

Sender-Website

Hören Sie RFI - Reportage Afrique, RFI - Couleurs tropicales und viele andere Radiosender aus aller Welt mit der radio.at-App

RFI - Reportage Afrique

RFI - Reportage Afrique

Jetzt kostenlos herunterladen und einfach Radio & Podcasts hören.

Google Play StoreApp Store

RFI - Reportage Afrique: Zugehörige Podcasts

RFI - Reportage Afrique: Zugehörige Sender