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  • L'essor du MMA au Sénégal
    Les MMA, c’est-à-dire les Arts martiaux mixtes, se développent de plus en plus au Sénégal, pays historique de lutteurs traditionnels. L'engouement est fort chez les jeunes, qui y voient aussi un moyen de gagner davantage d'argent qu'avec la lutte traditionnelle. Mais ce sport de combat a encore du mal à se structurer.
    1/24/2022
    2:13
  • Congo: Brazzaville de plus en plus envahie par les ordures ménagères
    Bordée par le majestueux fleuve Congo, Brazzaville, la capitale congolaise, est aussi appelée « Brazza la Verte » en raison de sa verdure. Mais, cette verdure est de plus en plus menacée ces derniers temps par les ordures ménagères qui attendent parfois de longs jours avant d’être ramassées. Les populations s’interrogent sur ce phénomène et craignent surtout l’apparition des maladies.
    1/23/2022
    2:15
  • Madagascar: réouverture de la galerie Zaimaika après deux ans de travaux
    La galerie Zaimaika, située en plein cœur d'Antananarivo, vient de rouvrir ses portes. Ce temple de la restauration rapide à la malgache avait été fermé pendant deux ans après l’effondrement de sa toiture. Bâtiment entièrement rénové, formation des gargotiers aux normes d’hygiène, stands carrelés... Cette réouverture ravit les habitués, mais aussi une nouvelle clientèle qui n’osait pas s’arrêter dans cette galerie aux gargotes populaires. De notre correspondante à Antananarivo, Dès 6 h du matin, l’odeur de la cuisson au charbon de bois envahit la galerie Zaimaika. Fano, au stand numéro 21, s’activent, comme les autres gargotiers, pour servir ceux qui viennent prendre leur petit déjeuner. « J’arrive ici à 4 h du matin. J’allume le feu et je commence à tout préparer. Il y a du poulet aux champignons noirs, du bœuf braisé très tendre, des saucisses et de la viande porc en sauce. Là, on a le ravitoto : des feuilles de manioc pilées et des haricots blancs en accompagnement. C’est ma bouche qui remplace la carte du menu. C’est bien de travailler ici depuis la rénovation. Le nombre de clients a été multiplié par deux. », explique-t-il. À midi, la galerie fourmille de Tananariviens, hélés par les serveurs sur leur passage. Parmi eux, Mbolasoa et ses amis : « C’est la première fois que je viens ici. On a vu que c’était bien rénové et on est venu pour tester. Ce que j’aime c’est le riz avec les feuilles de manioc pilées à la viande de porc. Avant, Zaimaika, ça ne m’inspirait pas confiance. Là, l’endroit est attrayant et c’est bon. C’est un fast-food à la malgache », s’exclame Mbolasoa. Faire perdurer l’esprit de la galerie Zaimaika Si quelques gargotiers proposent maintenant des tabourets à leurs clients pour s’attabler au rebord carrelé de leur stand, chez Ra Fredy, spécialiste du look's (contraction de « loha » et « kisoa », « tête de porc » en français), c’est l’esprit d’origine de Zaimaika qui perdure : manger debout. « Ça fait 50 ans que je travaille ici et on essaie de conserver cette façon de cuisiner et de manger. Ça, c’est la tête de porc. Là, je coupe les oreilles. Je la cuisine simplement. Je la lave bien. J’ajoute de l’eau, du sel dans la marmite et je laisse cuire pendant 5 à 6 h. » Autour de sa vitrine, des dizaines de personnes engloutissent ses plats avec avidité. C’est le cas d’Andry, un habitué : J’arrive, je donne ma commande et la seconde d’après, il me donne mon plat parce que tout est déjà prêt dans les marmites. On est nombreux à ne pas avoir beaucoup de temps pour manger et dans cette galerie, c’est un service express. J’aime cet endroit parce qu’on peut y admirer toute la cuisine malgache, sans fioriture. Tout le monde aime ça, surtout le look's de monsieur Fredy qui est très connu ici. Des prix inchangés Comme la plupart des cuisiniers, Ra Fredy n’a pas augmenté ses prix depuis la réouverture et vend ses plats entre 2 000 et 3 000 ariarys, soit moins d’un euro. « Ici ce n’est pas réservé aux pauvres ou aux riches. Il y a des docteurs, des employés de bureau et de simples gens aux alentours, qui viennent manger. Zaimaika, c’est pour tout le monde », assure-t-il. Des clients qui ont l’embarras du choix. 64 gargotiers ont investi les box flambants neufs de la galerie.
    1/22/2022
    2:17
  • Nigeria: à Maiduguri, les enfants apprennent à construire la paix
    À Maiduguri, la société toute entière vit avec les traumatismes hérités du conflit qui oppose depuis plus d’une décennie l’armée nigériane et les jihadistes de Boko Haram. Pour reconstruire la paix, une ONG locale a édité un petit livret intitulé Boko Halal, diffusé notamment auprès des élèves de plusieurs écoles islamiques de la ville. Les thèmes abordés : paix, confiance en soi, information sur les addictions, en s’appuyant sur les textes sacrés de l’Islam.  De notre correspondante à Lagos, Dix d’écoliers sont assis sur des bancs plantés dans le sable. Sur un tableau noir usé, leur professeur a écrit le titre de la leçon du jour : « Gérer ses traumatismes et son stress post-traumatique ». Des thèmes difficiles, dont aucun enfant ne devrait entendre parler aussi jeune... mais pour ces élèves âgés de 10 à 12 ans et grandis en plein conflit, la violence est une réalité quotidienne, rappelle cette enseignante : « Comment reconnaître une personne traumatisée ? Comment se soigner ? Peut-être certains de ces enfants ont-ils perdu leurs parents, donc il faut qu’ils soient informés. » Prendre le contre-pied de Boko Haram Dans cette école islamique, 50 élèves participent une fois par semaine à un « club de la paix », une activité extrascolaire qui s’appuie sur un livret édité par la Fondation Allamin pour le développement et la paix, une ONG locale. Son titre, Boko Halal, prend le contre-pied de « Boko Haram » - qui signifie littéralement « l’éducation occidentale est sacrilège ». Le docteur Abubakar Maaji a chapeauté l’élaboration de ce programme : « Les jihadistes ont réussi à exploiter la vulnérabilité de notre jeunesse, à cause d’un manque d’éducation, d’un manque d’argent. Donc, nous voulons vraiment éduquer les plus jeunes le plus tôt possible. » Devenir des « ambassadeurs de la paix » Cette initiative est soutenue par l’association des écoles islamiques du Borno. Celle-ci regroupe 600 établissements qui combinent enseignement religieux et apprentissage de l’anglais et des mathématiques. Mais Muhammad Isa, le directeur de l’association, rappelle que de nombreuses écoles coraniques échappent à tout contrôle dans la région. Les écoles membres de notre association ont les mêmes vacances, les mêmes examens, le même programme... Mais beaucoup d’écoles coraniques opèrent de manière indépendante, on ne sait pas ce qui y est enseigné... c’est pour ça que nous avons rejoint cette initiative, pour donner une ouverture d’esprit à nos élèves, pour leur dire que « Boko est Halal », que suivre un enseignement occidental est autorisé. À l’issue de ce programme, les élèves ayant participé aux « clubs de paix » deviennent à leur tour « des ambassadeurs de la paix » auprès de leurs camarades.
    1/21/2022
    2:17
  • Centrafrique: les déplacés de Bimbi dorment à la belle étoile (3/3)
    En République centrafricaine, les conséquences humanitaires du conflit s’aggravent de jour en jour. Selon l’ONU environ 700 000 personnes sont déplacées à l’intérieur du pays. Dans le quartier de Bimbi, les habitants de la commune éponyme à une cinquantaine de kilomètres de là ont trouvé refuge auprès de parents éloignés. Entre démunis on se sert les coudes, mais le flux de déplacés de cesse d’augmenter et les nouveaux arrivants manquent de tout. De notre envoyé spécial à Paoua, Coquetterie dans le dénuement, le doyen du village tient pour nous recevoir, à porter sa « médaille », un pin’s au couleurs de la Centrafrique. En attendant qu’il la retrouve, les discussions se font en cercle, à l’ombre d’un manguier. Comme l’indique le tatouage sur son avant-bras. Le chef des déplacés se nomme Simplice Massamba. Il raconte son histoire : Les rebelles ont volé des bœufs non loin de chez nous. Les propriétaires du troupeau les ont rattrapés au niveau de Bimbi, ils ont récupéré les bœufs puis les rebelles sont revenus se venger sur nous et brûler notre village en représailles. Mon grand frère, mon beau-frère et mon petit frère ont été tués sous mes yeux. J’ai aussi perdu tous mes biens. Depuis ce jour, les rebelles occupent notre village. ► À écouter aussi : Centrafrique: des zones entières coupées du monde « Là bas nous ne manquions de rien. Ici tout est payant », déplore-t-il. « On doit partir au champ chercher des fagots pour gagner 500 francs par jour et manger. Le pire c’est pour dormir. Vous voyez la petite maison derrière moi ? Le propriétaire nous accueille chez lui. Dedans, on est 14 à dormir à même le sol y compris une femme et son bébé. Devant, il y a encore 20 personnes qui dorment à la belle étoile sous le manguier. » « Je veux juste rentrer chez moi » Dans une petite marmite mijote l’unique repas du jour. Quelques feuilles de manioc qu’il faudra partager entre 22 estomacs. À la préparation, Ghiseline Ginzarami. Quand ils sont arrivés, ce n’était pas facile, ils ont passé trois semaines chez moi. Je leur ai donné des nattes pour dormir par terre. On part ensemble chercher des fagots pour revendre bord de la route, mais trouver manger, c’est ça qui est vraiment difficile. Ce sont nos parents, on ne peut pas les rejeter alors qu’ils sont dans une situation difficile. C’est pour ça qu’on les accueille. Si on mange, ils mangent. S’il n’y a rien à manger... voilà. On reste en famille. La médaille retrouvée, le doyen bombe fièrement le torse pour la photo. Interrompu par une quinte de toux. Les groupes armés l’ont copieusement tabassé lors de la prise du village. « Je veux juste rentrer chez moi », lâche-t-il, le regard humide.
    1/20/2022
    2:09

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