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  • Invité Afrique - Alain Bauer: «victimes de hold-up tout d'abord, les banques sont devenues complices par appât du gain»
    C’est la part d’ombre du secteur bancaire que révèle au grand jour l’enquête Congo Hold-Up, à laquelle RFI a participé. Des banques sont devenues les acteurs de détournements massifs d’argent public. D’autres laissent passer ces transactions illégales. Comment une telle dérive a-t-elle été rendue possible ? Pour en parler, notre invité ce matin est Alain Bauer, professeur de criminologie au Conservatoire national des Arts et métiers, New-York et Shanghaï.
    12/8/2021
    3:59
  • Invité Afrique - Sahel: «Pas de Wagner au Mali!», martèle Florence Parly sur RFI
    La ministre française des Armées, qui était présente ce lundi 6 décembre à Dakar pour l’ouverture du 7e Forum sur la paix et la sécurité en Afrique, a réitéré la volonté de Paris : faire barrage à une intervention russe – soldats ou mercenaires – au Sahel, où intervient la force Barkhane. Entretien exclusif pour RFI et France 24, réalisé par Franck Alexandre et Marc Perelman. Marc Perelman : Madame la ministre, il y a une dizaine de jours, un convoi logistique militaire français a été pris pour cible deux fois au Burkina Faso, tout d’abord à Kaya, puis au Niger à Téra. Est-ce-que le samedi 27 novembre on est passé tout près de la catastrophe ? Vous avez été pris au dépourvu, il faut le dire… C’est une situation que nous n’avions jamais rencontrée jusqu’à présent, et auxquelles d’ailleurs les autorités aussi bien burkinabés que nigériennes n’avaient pas été confrontées. Donc il faut en tenir compte, et il faut aussi s’interroger sur les raisons pour lesquelles de telles manifestations, une telle violence a déferlé à l’occasion du passage de ce convoi. Et je crois aussi qu’il faut prêter attention au développement de ces actions immatérielles, c’est-à-dire, cette lutte informationnelle qui se déploie sur les théâtres d’opérations. On a voulu faire croire que – alors toutes sortes de thèses ont fleuri bien sûr – mais que notamment si Barkhane met en route des convois de cette nature, c’est pour pouvoir livrer de l’armement aux groupes terroristes. On imagine bien que si un certain nombre de gens croient à ces balivernes, alors cela peut nous constituer un terrain propice pour que se déploie ce discours et ce sentiment anti-français, alors évidemment, il n’en est rien. ►À écouter aussi : Lignes de défense - Sahel: Barkhane face à une vague d'hostilité M.P. : Qui leur dit ? Est-ce que c’est la Russie, parlons clairement, est-ce que pour vous, c'est la Russie qui est derrière cette guerre informationnelle ? Il y a un certain nombre de compétiteurs qui sont évidemment à la manœuvre. Et d’ailleurs on les retrouve aussi à la manœuvre au Mali. Puisque comme vous le savez, ça fait des semaines maintenant que la rumeur selon laquelle une société de mercenaires russes qui s’appelle Wagner est susceptible de se déployer au Mali. Cette rumeur circule de façon de plus en plus appuyée, donc on voit bien que le Sahel est un théâtre dans lequel un certain nombre de compétiteurs se jouent de l’instabilité ambiante. Toute instabilité est une opportunité au fond pour ces compétiteurs. Franck Alexandre : On évoquait Wagner, sont-ils à Bamako, sont-ils arrivés ? Aujourd’hui, je ne pense pas qu’ils soient à Bamako, mais cela ne signifie pas qu’il n’y ait pas une intention de la part des autorités maliennes actuelles de les y faire venir. F.A. : Alors vous pesez avec les partenaires européens de la France sur les autorités maliennes, que vous disent-elles ? Nous avons un dialogue assez franc avec les autorités maliennes surtout après les propos extrêmement musclés et inamicaux qu’a pu tenir le Premier ministre du Mali en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Nous avons eu des échanges extrêmement clairs avec les autorités maliennes et nous ne sommes pas les seuls à les avoir. Parce que vous comprenez bien que les pays européens qui sont également présents à nos côtés ne peuvent pas voir l’arrivée de cette société de mercenaires d’un bon œil. M.P. : Mais si vous partez, c’est un cadeau pour Vladimir Poutine, non ? Nous aviserons le moment venu, encore une fois, aujourd’hui la priorité est à l’exercice d’une pression maximale pour que cette situation ne se produise pas.
    12/6/2021
    14:05
  • Invité Afrique - Bénin: les enjeux du procès de l'opposant Joël Aivo, selon le politologue Expédit Ologou
    Au Bénin, la Criet, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, juge cette semaine deux opposants arrêtés en marge de l’élection présidentielle contestée d’avril dernier. Ce lundi, c’est Joël Aïvo qui est devant la cour à Porto-Novo pour « complot contre la sûreté de l’État et blanchiment ». Vendredi, ce sera au tour de Reckya Madougou pour « financement du terrorisme ». Où en sont ces dossiers emblématiques ? Éclairages avec le politologue Expédit Ologou, président du CiAAF, le Civic Academy for Africa's Future, un centre de recherche sur la gouvernance.  RFI : Les avocats de Joël Aïvo et Reckya Madougou ont, depuis leur arrestation, dénoncé une instruction exclusivement à charge, des dossiers vides purement politiques… Les verdicts rendus par la Criet, cette semaine, échapperont-ils à une lecture politique ? Expédit Ologou : Une chose est sûre, c’est qu’on ne peut pas ne pas examiner cette affaire, comme n’étant pas une affaire politique, se questionner sur la nature politique du procès, puisqu’il porte tout du moins sur un objet politique et des acteurs politiques. Il ne s’agit pas d’une affaire de droit commun. Il s’agit, bien évidemment, d’une affaire qui a pour cause principale la dispute autour d’un problème purement politique d’élection présidentielle. Il devient donc probable que l’analyse de ceux qui croient qu’il s’agit d’un procès politique ne soit pas dénuée de tout fondement. Il y a eu plusieurs vagues de libération de détenus, ces dernières semaines. Peut-on y voir l’annonce d’un adoucissement de la Criet ? C’est possible. Tout comme, il peut s’agir aussi d’une manière de légitimer ou de rendre possible une détention encore un peu plus longue. Pour dire a posteriori : « si nous avons pu libérer certaines personnes avant, c’est peut-être, parce que les situations font qu’on a pu les libérer. Et si nous avons pu garder d’autres après, c’est parce que les éléments dont nous disposons permettent aussi de les garder ». Cet emprisonnement de ces deux personnalités a été une amplification de leur figure politique Il est tout de même important de signaler que le dénouement des procès peut être différent des autres acteurs. Parce que eux, ce sont des acteurs qui n’ont pas leur avenir derrière. Ce sont des personnalités qui ont encore leur avenir devant et qui font signe vers les législatives de 2023 et même de la présidentielle de 2026. Les deux personnalités Aïvo et Madougou sont dans le lot des cinquantenaires. Donc la bataille ne se joue pas qu’aujourd’hui et cela pourrait avoir un effet sur ce qui se joue actuellement. Et dans l’hypothèse où on a des craintes, des critiques parfois fondées ou non, contre la Criet, on peut bien se demander s’il n’y a pas effectivement derrière tous les enjeux politiques. Non pas seulement de ce qui est déjà passé, mais de ce qui vient. ►À lire aussi : Au Bénin, l'opposant Joël Aïvo face à la justice pour une tentative présumée de coup d'État Joël Aïvo et Reckia Madougou ont été arrêtés, car ils contestaient leur exclusion du scrutin présidentiel d’avril. Est-ce que les autorités n’ont finalement pas fait beaucoup plus de publicité à ces personnalités, qu’en les laissant se présenter ? Cet emprisonnement de ces deux personnalités a été une amplification de leur figure politique. Une rampe de communication publique, politique, institutionnelle, voire internationale. Ils sont devenus le symbole d’une sorte de malaise politique. Leur emprisonnement a, à coup sûr, contribué à leur popularité et à même les positionner comme étant des alternatives. Fin septembre, Patrice Talon a reçu son prédécesseur Thomas Boni Yayi. Vous nous avez dit à l’époque qu’il pourrait s’agir du début d’une décrispation politique au Bénin. Est-ce que cette décrispation a débuté ? Il y a eu quelques signes. Notamment la libération de quelques personnalités détenues - en raison de l’élection présidentielle de 2021 - messieurs Tamègnon et Hountondji. Et il y a des signes qu’il y a un début de dégel. Et cela me semble très important, dans la mesure où l’actualité sécuritaire du pays, aujourd’hui, recommande que l’ensemble des acteurs politiques puissent se parler et contribuer à la gouvernance apaisée du pays. Donc il me semble que le président de la République n’est pas sans savoir cela, qu’il y a nécessité à une sorte d’inflexion positive vers la sécurité collective de l’ensemble des citoyens du pays. Les tensions de la période électorale ont aussi mis en lumière les relations difficiles entre le Bénin et ses voisins ouest-africains. Où en sont ces relations, aujourd’hui ? On peut dire qu’elles vont tant bien que mal. Il y a beaucoup de préoccupations communes au Bénin et à ces États de la sous-région, qui peuvent prendre le dessus. Raison de ce que le terrorisme, par exemple, devienne une préoccupation majeure et peut-être que la suite des affaires Madougou et Aïvo permettraient d’améliorer ces relations-là. ►À écouter aussi : Appels sur l'actualité - [Vos réactions] Bénin: deux procès très attendus
    12/6/2021
    4:06
  • Invité Afrique - Akinwumi Adesina (BAD): «Il faut étouffer complètement le Covid-19 en donnant l’accès aux vaccins»
    La Banque africaine de développement (BAD) a dû annuler son rendez-vous phare, le Forum des investissements prévu à Abidjan du 1er au 3 décembre 2021, à cause du variant Omicron. Le Nigérian Akinwumi Adesina, président de la BAD est notre invité. RFI: Le forum de la Banque africaine de développement que vous présidez devait se tenir cette semaine à Abidjan. Il a été reporté à une date future à cause du nouveau variant « Omicron ». Il n’y avait pas de possibilité de maintenir cet événement ? Akinwumi Adesina : Non, vous savez que les choses les plus importantes, ce n’est pas simplement l’investissement, c’est la santé, la sécurité… Parmi les personnes qui viennent, il y a les chefs d’État, les sponsors des projets, les investisseurs… Et il faut s’occuper de leur la santé, donc je pense que c’est très sérieux, parce que « Omicron » vient d’être découvert et avec le blocage des avions, tout cela crée beaucoup d’inconvénients pour tous ces gens. Les personnes ont peur aussi, parce qu’on ne connaît pas la dangerosité de cela… Donc il est important d’être responsable, il ne faut pas mettre en danger la santé des gens devant une telle crise. La visite d’État du président sud-africain Cyril Ramaphosa, en Côte d’Ivoire, a été maintenue. Elle n’a pas été annulée… La raison pour laquelle nous avons reporté cela n’est pas à cause de la délégation des Sud-africains. J’ai pris la décision en concertation avec le chef de l’État - le président Alassane Ouattara - ainsi qu’avec l’avis de mon Conseil d’administration de la Banque africaine de développement. Les gens ont eu très peur et il y a aussi beaucoup de délégations qui ne pouvaient pas venir, donc cela n’avait pas de sens de maintenir cela. Quelles conséquences aura ce report du Forum des investissements de la BAD ? Est-ce qu’il y aura du retard dans les financements de certains projets ? L’Afrique n’est jamais en retard ! Nous avons été bien préparés pour cela. Donc il y a des projets qui ont été bien préparés, il y a tellement de projets… Nous allons continuer la discussion sur des projets, dans notre plateforme digitale, pour continuer à mobiliser les ressources… Donc le travail continue, même si la cérémonie qui devait se tenir ici n’a pas pu avoir lieu. Avec ce nouveau variant qui se répand un peu partout dans le monde et notamment en Afrique, craignez-vous pour l’économie du continent, quand on sait que c’est ici qu’il y a le moins de personnes vaccinées, environ seulement 10 % de la population ? Je pense que cette fois-ci le monde a été très réactif dans cette situation avec « Omicron » parce qu’il n’y a pas les données, il n’y a pas les chiffres, il n’y a pas une bonne connaissance de la dynamique… Ce n’est pas juste pour l’Afrique, à mon avis, parce que la source d’« Omicron », n’est pas l’Afrique. « Omicron » est partout. Pourquoi l’Afrique a été punie pour cela ? Ce n’est pas juste. Mais quand même, cela montre quoi ? Cela montre que, si vous avez une forêt dans laquelle il y a le feu partout, on ne peut pas protéger seul sa maison. Il faut complètement étouffer le feu dans la forêt. Il faut étouffer complètement le Covid-19, en donnant l’accès au vaccin. Alors que les pays africains n’ont que la chance d’avoir une seule dose, les pays développés n’ont pas simplement deux doses, mais ils ont maintenant le booster ! On n’a pas ce type de luxe en Afrique. Je pense que c’est très important. L’Afrique va-t-elle continuer à dépendre du reste du monde pour les vaccins ? L’Afrique ne doit pas et ne peut pas laisser le soin de sa population à la bienveillance des autres. Si les autres n’ont pas eu la générosité, qu’est-ce qu’on va faire ? C’est la raison pour laquelle nous avons dit qu’il faut développer un système de défense de la santé pour l’Afrique. Il faut que l’Afrique fasse la manufacture de vaccins eux-mêmes, partout. Il faut que l’on développe le secteur pharmaceutique. Et troisièmement, il faut développer l’infrastructure de la santé. A la Banque africaine de développement, nous avons décidé le financement du développement du secteur pharmaceutique, dans lequel nous pensons mettre 3 milliards de dollars d’investissements. Il y a aussi l’aspect du développement de l’infrastructure de la qualité de la santé, sur laquelle nous sommes en train d’avoir des discussions avec notre Conseil d’administration, afin que la Banque africaine de développement soutienne fortement les pays africains pour l’infrastructure au niveau de la santé. Ce sont des choses, pour moi, très, très importantes. Donc des projets sont lancés au niveau de la BAD, en tous cas pour ce qui est de l’industrie pharmaceutique ? Oui, nous avons déjà fait cela. Vous savez qu’aujourd’hui l’Afrique fait l’importation de plus de 80 % de produits pharmaceutiques. Il faut stabiliser aussi la manufacture de produits pharmaceutiques, de vaccins, et enfin, avoir l’infrastructure de la santé à un niveau mondial.
    12/5/2021
    4:52
  • Invité Afrique - Acheikh ibn Oumar (Tchad): «Nous voulons maintenant déclencher un engrenage de la paix»
    Au Tchad, personne ne sera exclu du dialogue national, même les rebelles qui sont à l'origine de la mort du président Déby en avril dernier... C'est ce que confirme Acheikh ibn Oumar, le ministre d'État chargé de la Réconciliation nationale. Lundi, la junte militaire au pouvoir a annoncé une « amnistie générale » pour les rebelles déjà condamnés.  RFI: Parmi ces quelque 296 personnes qui devraient bénéficier de cette amnistie, il y a 257 membres de l’Union des forces de résistance de Timan et Tom Erdimi, l’UFR qui avait lancé une offensive dans l’Ennedi en février 2019. Est-ce que Timan et Tom Erdimi personnellement vont bénéficier de cette mesure d’amnistie ? Acheikh Ibn Oumar : Ils ont été condamnés en 2019. Et donc, ils seront sûrement sur la liste. Je tiens à préciser qu’il n’y a pas encore de liste officielle. On a une base de données qui est tout à fait indicative, qui va être officialisée. Mais ils sont automatiquement concernés par cette amnistie. Le projet, c’est encore un projet de loi… Bien sûr. Timan Erdimi, on sait qu’il est dans le golfe et qu’il pourrait a priori rentrer au Tchad après le vote de cette loi d’amnistie. Mais qu’en est-il de son frère jumeau, Tom Erdimi, qui a disparu depuis plus d’un an ? La dernière fois qu’il a été vu vivant, c’était en septembre 2020 en Egypte… Lui, ce n’est pas moi qui maîtrise les décisions, parce que le Tchad n’a pas été impliqué. D’après les informations, il a été arrêté par les services de sécurité égyptiens. Est-ce qu’à votre connaissance, il est toujours en Egypte ? Ça, je ne peux pas aller sur ce terrain, parce que c’est un dossier qui n’est pas de mon ressort et pour lequel je n’ai que des informations indirectes et je ne peux pas donner des informations précises. J’ai appris, comme tout le monde, qu’il a été arrêté en Egypte par les services égyptiens, et c’est tout. Il y a maintenant le cas des rebelles du Front pour l'alternance et la concorde au Tchad (Fact), qui ont lancé une offensive en avril dernier qui est à l’origine de la mort du président Idriss Déby. Est-ce qu’ils vont eux aussi bénéficier de cette mesure d’amnistie ? Sûrement pas, puisqu’ils n’ont pas été condamnés. Par contre, la question de la libération des prisonniers de guerre est une question légitime. Elle va se poser dans les négociations avec les politico-militaires [ndlr Les rebelles]. Donc, ce sera l’objet de discussions dans les contacts qui sont en cours. Donc, le Fact n’a pas été exclu. Il faut comprendre que, jusque-là, nous étions dans un engrenage de la guerre et nous voulons maintenant déclencher un engrenage de la paix. Les rebelles du Fact accusent les autorités tchadiennes d’avoir procédé à plusieurs exécutions sommaires de prisonniers de guerre, à la prison de Klesoum à la sortie est de Ndjamena. Qu’en est-il exactement ? S’il y a eu des situations de ce genre, il y a des procédures de la justice locale, il y a les organisations des droits de l’homme qui peuvent se pencher sur ce genre de questions quand elles sont posées dans le cadre normal. Mais, moi personnellement, je doute sur le fond que des gens ont été exécutés délibérément. Mais bon, la question peut toujours être posée. Ce qui veut dire que, même s’ils sont à l’origine de la mort président Idriss Déby en avril dernier, les rebelles du Fact ne seront pas exclus de la réconciliation nationale ? Le président du Conseil militaire [Mahamat Idriss Deby Itno] a résumé tout cela en deux phrases. Il a dit : « Tout le monde doit participer, il n’y a aucun sujet tabou ». Moi, en tant que ministre de la Réconciliation et président du Comité d’organisation, je suis chargé de mettre en œuvre la politique du gouvernement. Ces principes me suffisent largement pour travailler. Alors les chefs rebelles, qui vont être amnistiés et qui vont pouvoir rentrer, veulent plusieurs choses. Ils veulent notamment la restitution de leurs biens et une protection rapprochée quand ils vont rentrer, évidemment pour leur sécurité. Que leur répondez-vous ? Il y a eu des contacts directs avec le Comité technique spécial présidé par le président Goukouni [Weddeye]. Toutes ces doléances ont été enregistrées et elles sont à l’étude. Certaines font partie du bon sens, on imagine mal des gens qui viennent participer au dialogue et qui sont dans un sentiment d’insécurité, cela tombe sous le sens. Il y a des questions qui sont peut-être prématurées. D’autres qui doivent être réglées en cours de dialogues. Concrètement, vous êtes en train de préparer ce grand dialogue national qui est annoncé d’ici la fin de ce mois de décembre à Ndjamena, est-ce que vous pensez possible, dans un délai aussi court, que les chefs rebelles comme Timan Erdimi, comme Mahamat Nouri, comme Mahamat Mahdi Ali, le chef du Fact, puissent être présents d’ici la fin de ce mois ? Ils ont posé le problème des conditions de leur participation. Ces questions doivent être réglées. Si on les règle d’ici là comme on le souhaite, c’est à eux de voir s’il n’y a plus d’obstacles. Maintenant si, de leur côté, ils pensent qu’il y a encore des obstacles, je pense que ça ne poserait pas de problème de revoir le calendrier à condition quand même d’avoir en tête qu’on n’a pas l’éternité devant nous. Mais, il est question de régler les problèmes qui font obstacle à la participation. On y travaille et le comité technique présidé par le président Goukouni, je crois qu’il va reprendre l’initiative très rapidement. En tout cas, c’est la ligne du gouvernement actuel, c’est d’arriver à ce que tout le monde se trouve autour de la même table. Donc, le grand dialogue pourrait être reporté de quelques semaines ? Je ne peux pas le dire pour le moment, on verra le degré de préparation. Mais, maintenant, à une ou deux semaines près ou plus, pour moi, je ne peux pas le dire maintenant. Moi, je souhaite que ce ne soit pas trop vite, mais quand même assez vite. Mais, s’il y a des problèmes réels qui doivent être réglés avant, on prendra le temps qu’il faut pour le régler.
    12/3/2021
    9:16

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