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Priorité santé

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  • Priorité santé

    Santé mentale : quels sont les « besoins fondamentaux des adolescents » ?

    12.03.2026
    Les professionnels de santé mentale alertent depuis maintenant plusieurs années sur l’augmentation des troubles anxieux et dépressifs chez les adolescents. Selon Santé Publique France en 2024, 14 % des collégiens et 15 % des lycéens présentaient un risque important de dépression. Comment les aider à traverser cette période de crise psychique ? Comment évaluer leurs besoins pour leur permettre d’y répondre ? Existe-t-il des spécificités en termes de risques et d’atteintes en fonction du genre ?
    De multiples études alertent, ces dernières années, sur la santé mentale des adolescents : sentiment de mal-être, hausse des passages à l’acte suicidaire et impossibilité des systèmes de santé de répondre aux demandes, en termes de prise en charge.  
    Face à l’anxiété 
    Un point de bascule a été observé, en particulier, au moment de la pandémie de Covid-19. Au-delà du contexte qui peut expliquer, en partie, cette dégradation de la santé psychique des jeunes – qu’il s’agisse d'un sentiment global d’insécurité associée à la crise climatique ou aux conflits, à une perte des repères ou à la brutalisation des discours – cette vulnérabilité des adolescents peut aussi s'analyser du point de vue de certaines de leurs attentes non apaisées, de rééquilibrages en cours, tant du côté des enfants, que de celui des parents. 
    Trouver d’autres repères 
    C'est l'objet du livre de la psychiatre, Dr Marion Robin, qui publie Les besoins fondamentaux des adolescents (éditions Odile Jacob). 
    3 besoins fondamentaux, la contenance, la filiation et l'individuation, permettent de comprendre et d'analyser la crise adolescente : quand le cadre est incertain et que les limites font défaut, quand le sentiment d'isolement et de solitude prédominent, quand le chemin vers l'autonomie est entravé. Des repères à réinitialiser et un défi d'autant plus difficile pour les jeunes, dans un monde où la société et la famille ne jouent plus pleinement leur rôle de soutien et peuvent générer une grande anxiété. 
    Rééquilibrage du groupe et autonomisation 
    Au-delà du constat et des difficultés, il s'agit d'identifier des pistes à mettre en place pour répondre aux aspirations des adolescents, comme aux particularités liées à cette période : plus tout à fait un enfant, pas encore complètement un adulte, avec ce que cela implique de curiosité, de déceptions, d’émotivité, d’expérimentation. Comprendre les besoins fondamentaux des adolescents, c’est donc répondre à une demande parfois inconsciente, et leur offrir des limites et des balises dont parents comme soignants n’ont pas forcément conscience. 
    Avec :
    Dr Marion Robin, Cheffe de service adjointe du département de psychiatrie de l’adolescent, à l'Institut mutualiste de Montsouris, à Paris et autrice du livre Les Besoins fondamentaux des adolescents chez Odile Jacob 

    Jeannette Barma, Psychologue clinicienne au CHU Campus de Lomé, Maitresse de conférences (CAMES) de psychologie clinique et psychopathologie à l’Université de Lomé au Togo  

    Un reportage de Thalie Mpouho 

    ► En fin d’émission, nous faisons un point sur la 22ème édition de la campagne « Une jonquille contre le cancer », menée par l’Institut Curie du 10 au 22 mars. Interview d’Agnès Hubert, Directrice des relations donateurs de l'Institut Curie.  
    Programmation musicale : 
    ► YUNGBLUD – Breakdown 
    ► Ginton & Minz - Dare You
  • Priorité santé

    Glaucome : première cause mondiale de cécité irréversible

    11.03.2026
    Maladie chronique de l’œil, le glaucome se traduit par un vieillissement prématuré du nerf optique. Les causes sont multiples mais le plus fréquemment, le glaucome est causé par une pression trop importante à l’intérieur de l’œil. Selon l’OMS, en 2020, le glaucome concernait 76 millions de personnes dans le monde. Cependant, ce chiffre est sous-estimé car la maladie peut évoluer sans symptômes apparents. Comment se fait le dépistage ? Quelle prise en charge existe ?  
    Quand on parle de la santé des yeux, à côté des problèmes de réfraction (qui peuvent se corriger par le port de lunettes, de lentilles, et dans certains cas, par la chirurgie), on retrouve également quatre grandes causes qui peuvent – faute de prise en charge – conduire à la perte totale de la vision : la cataracte, les complications du diabète, comme la rétinopathie diabétique, la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l'âge) et enfin le glaucome. 
    Maladie silencieuse 
    Le glaucome constitue la deuxième cause de cécité irréversible dans les pays industrialisés, la première au niveau mondial, et 15% des cas recensés en Afrique, d’après l’OMS. Cette atteinte du nerf optique qui peut, au stade ultime, aller jusqu'à sa destruction, est souvent associée à une tension oculaire excessive. Cette affection de l’œil qui peut se manifester de différentes façons, progresse dans un premier temps, dans la plupart des cas sans douleur, ni symptôme.
    Freiner l'évolution 
    Pour cette raison, il est essentiel d'insister sur le dépistage précoce, pour repérer et diagnostiquer le glaucome à un stade où certains traitements (collyre, chirurgie, laser) peuvent encore freiner son évolution et préserver le nerf optique. 
    Avec :
    Pr Jean-Philippe Nordmann, chef de service d’Ophtalmologie au Centre National d’Ophtalmologie des Quinze-Vingts à Paris, directeur du Centre du Glaucome  

    Dr Fabrice Bagna, médecin ophtalmologiste-chirurgien au Cabinet médical Kékéli à Lomé au Togo.  

    Programmation musicale : 
    ► Yebba – Yellow eyes 
    ► Lyre le Temps feat. The Original Pinettes Brass Band - Second Line.
  • Priorité santé

    Les troubles de l’audition : comment les prévenir et les soigner ?

    10.03.2026
    Si des troubles de l’audition peuvent exister dès la naissance, les risques d’en développer augmentent de façon notable avec l’âge. Exposition régulière et prolongée à des volumes sonores élevés, complications ou récidives de maladies telles que l’otite, prise de certains médicaments... Les troubles de l’audition peuvent s’expliquer de nombreuses manières. Peut-on prévenir les troubles de l’audition ? À partir de quand se faire dépister ?
    Quels sont les traitements et prises en charge existants ?  
    De multiples causes, qu’elles soient d'origines mécaniques, environnementales ou génétiques peuvent entraîner une détérioration ou une perte de l’audition : malformations, maladie de l’oreille interne, effets secondaires de traitements, infections ou exposition au bruit...
    La cause et la localisation de la défaillance dans l’organe de l’audition vont déterminer l’orientation de la prise en charge, et le cas échéant, le recours à un appareillage ou à la chirurgie. 
    Une baisse liée au vieillissement
    La baisse d’audition est un phénomène fréquent et presque normal avec l’âge, puisqu’après 50 ans, les cellules auditives subissent une usure et, à ce titre, le vieillissement constitue donc un facteur majeur pour comprendre pourquoi l’organe auditif se fragilise.   
    Préserver la santé auditive, la surveiller et engager une prise en charge en cas de problème est essentiel, compte tenu du retentissement de cette baisse de l’acuité auditive sur la qualité de vie : altération du lien social, isolement et à terme, potentiellement, des risques pour la santé mentale. 
    Le rôle de la prévention
    Certaines causes de la surdité peuvent se prévenir : en limitant certaines expositions dans le cadre professionnel ou en évitant les excès pendant les loisirs (concerts, feux d’artifice, écoute au casque), par l’usage de dispositifs de protection et le respect des limitations pour éviter douleurs ou lésions auditives. 
    Avec : 
    Dr Elisabeth Mamelle, chirurgien ORL spécialisée dans les troubles auditifs et responsable du Centre implant cochléaire et auditifs de la Fondation Adolphe Rothschild à Paris 

    Pr Jérôme Miloundja, médecin militaire à l’Hôpital d’instruction des armées Omar Bongo Ondimba, spécialiste en ORL, recteur de l'Université des sciences et techniques de la Santé de Libreville au Gabon. 

    ► En fin d’émission, nous parlerons d’un nouveau médicament développé contre la maladie du sommeil : l’Acoziborole, dont la mise sur le marché vient d’être autorisée par l’Agence européenne du médicament. Entretien avec Dr Hélène Mahenzi, investigatrice principale sur les essais cliniques au sein de l’initiative Médicaments contre les Maladies Négligées (DNDi). 
    Programmation musicale : 
    ► Marvin Gaye – I heard it through the grapevine
    ► Theodora – Des mythos.
  • Priorité santé

    Santé des femmes : quand la recherche s’engage

    09.03.2026
    Au lendemain de la Journée internationale des droits des femmes, nous donnons la parole à des chercheuses qui travaillent à mieux comprendre la santé des femmes et améliorer leur prise en charge. Deux d’entre elles exercent au sein de l’Institut Pasteur, au siège parisien de la fondation scientifique, la troisième œuvre à Brazzaville, à la Fondation Congolaise pour la Recherche Médicale. 
    Longtemps, les spécificités féminines sont restées les oubliées de la recherche, entraînant des manques dans la compréhension de leurs maux, tant sur le plan de la santé maternelle et reproductive que sur celui de la santé en général. Quels sont les différents axes de recherche tendant à approfondir les connaissances sur la santé des femmes ? Quelles sont les perspectives qu’elles offrent pour les femmes ? 
     
    Une liste comportant les noms de 72 femmes scientifiques est désormais à l’étude à l’Hôtel de Ville de Paris… Leurs 72 noms en lettres d’or devraient prochainement rejoindre, sur la Tour Eiffel les patronymes de 72 hommes scientifiques français. L’occasion de rétablir l’équilibre, 140 ans après l’achèvement du plus emblématique des monuments de la capitale et de rendre visible les contributions des femmes, dans le domaine de la science et de la médecine… 
    8 mars et recherche scientifique 
    On cite souvent l’exemple de l’endométriose, commune maladie longtemps ignorée ou les signes d’urgence cardiovasculaire féminine, longtemps méconnus, avec à la clé, des diagnostics et prises en charge inadaptés.  
    Au lendemain de la Journée internationale des droits des Femmes, nous échangeons avec celles qui, aujourd’hui, font vivre les sciences et en particulier, progresser la médecine au féminin et pas uniquement dans le cadre de la sphère gynécologique ou obstétricale.  
    Améliorer la santé des femmes 
    Ces chercheuses explorent de nouvelles directions et féminisent les sujets d’études, pour mieux intégrer les particularismes biologiques féminins, comme l’incidence hormonale ou la métabolisation des principes actifs, dans leurs projets scientifiques et médicaux.
    Avec :
    Dr Clarisse Ganier, chercheuse à l’Institut Pasteur, sur l’impact des hormones sexuelles sur la physiologie et la physiopathologie de la peau (unité Méta-organisme) 

    Dr Aurélie Chiche, chercheuse à l’Institut Pasteur sur le cancer du sein post-partum, co-autrice d’une étude récemment parue dans Nature Aging (unité de Plasticité cellulaire dans les pathologies liées à l’âge) 

    Pr Francine Ntoumi, épidémiologiste moléculaire des maladies infectieuses, présidente et fondatrice de la Fondation Congolaise pour la Recherche Médicale à Brazzaville. 

    Un reportage de Louise Caledec au sein du Laboratoire « Inflammation et immunité des muqueuses » de Molly Ingersoll.

    Programmation musicale : 
    ► Les Amazones d'Afrique feat. Nneka - La Dame et Ses Valises 
    ► Karyna Gomes feat. Alana Sinkëy - Tufulin.
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    Questions de femmes : se libérer des addictions

    06.03.2026
    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de l’addiction chez la femme. Tabac, alcool, drogue... Si les addictions restent un sujet tabou dans la société, cela se vérifie particulièrement quand elles touchent les femmes. Quelles sont les conséquences que cela peut avoir sur leur santé ? Comment s’en sortir ?
    Quand on parle d’addictions, dans l’imaginaire collectif, on pense le plus souvent à un usager au masculin. Dans les services dédiés à la prise en charge des personnes dépendantes, c’est une réalité, les hommes sont plus nombreux. Pourtant, les femmes elles aussi sont concernées par ces situations et complications liées à des consommations problématiques d’alcool, de tabac, de substances psychoactives ou de médicaments.  
    Dans certains contextes, des substances spécifiques peuvent entraîner des situations de dépendance, comme par exemple, l’ingestion de  Kaolin (argile blanche), en Afrique subsaharienne.   
    Sortir du silence 
    Les femmes en situation de dépendance peuvent avoir besoin d’une prise en charge pour sortir de cette addiction, susceptible d’entraîner des souffrances physiques, psychologiques et des difficultés et ruptures sociales. 
    Cette question de l’addiction au féminin est encore souvent considérée comme un tabou, une source de stigmatisation renforcée par de nombreux préjugés : ce qui peut expliquer en partie le fait que les femmes consultent plus rarement, plus tard et donc à un stade plus avancé. 
     
    Avec :
    Pr Idrissa BA, professeur agrégé en Psychiatrie d'adultes, enseignant chercheur à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, addictologue et coordonnateur technique du CEPIAD (Centre de Prise en Charge Intégrée des Addictions de Dakar), président de l’Association Sénégalaise pour la Réduction des Risques auprès des groupes vulnérables (ASRDR). Membre de la commission ouest-africaine sur les drogues. 

    La palabre au féminin de Charlie Dupiot.

    Programmation musicale : 
    ► AGON - Saamha 
    ►  Rebo - Etaliyé.

Über Priorité santé

Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à [email protected]. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.
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