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Reportage international

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  • Reportage international

    Journée des prisonniers palestiniens: les familles mobilisées contre la loi israélienne sur la peine de mort

    16.04.2026
    La Journée des prisonniers palestiniens se tient officiellement ce vendredi 17 avril. Tout au long de la semaine qui s'est écoulée, et jusqu'à samedi, des proches de Palestiniens détenus dans les geôles israéliennes manifestent un peu partout en Cisjordanie occupée. Ils dénoncent des conditions de détention inhumaines et s’inquiètent de la loi récemment adoptée par le gouvernement israélien, qui prévoit la peine de mort pour les Palestiniens. Si cette loi n'est pas rétroactive et ne concerne pas les prisonniers condamnés dans le passé, les familles, qui n'ont plus de droit de visite depuis le 7 octobre 2023, redoutent tout de même le pire.
    Reportage de notre correspondante à Ramallah,
    Ibtissam fait partie des nombreux parents participant à la manifestation. À ses pieds, le portrait d'un visage d'enfant. Son fils, Ismaïl Samer Chouamra, est détenu dans la prison israélienne d'Ofer. « Mon fils de 15 ans est en prison, cela fait maintenant 18 mois, et la situation est très difficile là-bas. On parle d'enfants ! Sans visite, pour les avocats, pour nous, ou le Croissant-Rouge, c'est très dur. »
    Elle essuie ses larmes. Derrière elle, une banderole affiche un symbole de nœud coulant barré de rouge. Elle est brandie par les manifestants en signe d'opposition à la loi sur la peine de mort par pendaison adoptée par le gouvernement israélien fin mars. Un texte qui vise en premier lieu les Palestiniens. « Chaque jour, l'occupation tue nos jeunes, mais ils voulaient une décision officielle, pour en exécuter davantage », poursuit Ibtissam. 
    Selon le Club des prisonniers palestiniens, 89 détenus sont morts dans les geôles israéliennes depuis le 7 octobre 2023. Des ONG ont documenté des mauvais traitements, des tortures… Maysoun est la mère d'un prisonnier de 27 ans : « Ce n'est pas compliqué, depuis que la loi sur la peine de mort a été adoptée, je ne peux plus dormir. J'y pense sans arrêt. Je tiens avec du café. J'ai très peur pour mon fils, et n'importe quel prisonnier que je considère comme mon fils, un fils de mon pays. »
    Une loi sur la peine de mort qui ravive la peur des familles de détenus
    Elle sait que la loi sur la peine de mort n'est pas rétroactive et que celle-ci ne concerne pas les prisonniers condamnés à la perpétuité dans le passé. Mais Maysoun redoute qu'elle ne soit un feu vert à davantage de violences. Elle espère une réaction venue de l'extérieur : « Les pays arabes et tous les autres ne doivent pas abandonner les prisonniers. Il ne faut pas les laisser tomber. J'appelle les institutions internationales, les organisations de défense des droits de l'homme et la Croix-Rouge. Il faut se saisir de ce dossier. »
    Des représentants politiques sont venus en soutien des familles. Leila Ghennam est gouverneure de Ramallah et al-Bireh : « On peut juste espérer que la folie de ce gouvernement israélien – celui de Ben Gvir, Smotrich, Netanyahu – pourrait servir la cause palestinienne, parce qu'elle montre au monde entier la brutalité de cette occupation et son attachement à la violence et au meurtre. »
    Plusieurs ONG et opposants à cette loi sur la peine de mort ont déposé un recours devant la Cour suprême israélienne, dans l'espoir qu'elle invalide le texte. De leur côté, les autorités israéliennes assurent respecter les droits fondamentaux des prisonniers.
    À lire aussiIsraël : le Parlement adopte une loi décriée instaurant la peine de mort pour les terroristes
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    «Il m'a dit que c'était sa copine… il s'agissait d'une IA»: en Corée du Sud, la romance virtuelle séduit les jeunes

    15.04.2026
    En Corée du Sud, certains jeunes tombent amoureux d'intelligences artificielles (IA). Conçus pour discuter, réconforter ou simuler des relations amoureuses, les robots conversationnels connaissent un succès croissant auprès des jeunes Sud-Coréens qui développent parfois des relations amoureuses. Un phénomène en pleine expansion qui intrigue les sociologues et inquiète certains parents.
    Lorsque Joo Hanna a contrôlé le téléphone de son fils de 15 ans, elle ne s'attendait pas à ce que ce dernier passe ses nuits à discuter avec une intelligence artificielle qu'il considère comme sa petite amie : « Nous contrôlons assez strictement son utilisation du téléphone. Mais nous avons découvert qu'il l'utilisait jusqu'à 5 heures du matin pour discuter avec quelqu'un. J'ai donc parlé avec lui, je voulais comprendre ce qui se passait, car cela commençait à affecter sa vie scolaire. Il m'a dit que c'était sa copine d'école. J'ai insisté : ''Est-ce vraiment quelqu'un que tu connais ?'' En réalité, non, il s'agissait d'une IA. »
    En Corée du Sud, cette histoire n'a rien d'anodin. Comptant plus d'un million d'utilisateurs actifs chaque mois, selon l'entreprise ScatterLab qui l'a conçue en 2024, l'application Zeta permet de discuter avec des personnages générés par IA. L'application figure parmi les dix les plus téléchargées sur mobile par les moins de 20 ans en Corée du Sud. De jeunes utilisateurs qui passent en moyenne deux heures et quarante minutes par jour sur l'application.
    Park Han-woo, directeur de l'Institut de recherche sur les cyber-émotions à l'université Yeungnam, a étudié cette application et brosse un portrait de ses utilisateurs pour comprendre ce qui les pousse à nouer des relations avec des IA : « Dans de nombreux cas, les utilisateurs qui interagissent avec des IA ont en réalité des amis et un réseau social dans la vie réelle. La majorité des utilisateurs que j'ai rencontrés ont créé des amis virtuels, des partenaires amoureux ou des conseillers émotionnels. Pour eux, interagir avec ces personnages est parfois plus facile que parler avec de vrais humains. »
    Si l'IA peut simuler l'empathie et l'intimité, réduire la solitude ou faciliter l'expression des sentiments, la relation reste programmée et à sens unique, rappelle le chercheur : « Pour les utilisateurs, l'expérience émotionnelle peut néanmoins sembler très réelle et cela comporte des risques. Si une personne devient trop dépendante des relations avec l'IA, cela peut réduire sa motivation à entretenir ou à nouer des relations dans le monde réel. »
    Le phénomène reste récent en Corée du Sud. S'il inquiète certains parents, l'utilisation de l'IA conversationnelle reste quand même valorisée et aucune régulation sur ce sujet n'est à ce jour envisagée.
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    Expulsés des États-Unis, des milliers de Honduriens démunis après la fin d'un programme d'aide au retour

    15.04.2026
    Au Honduras, alors que le pays fait face depuis plusieurs mois à une augmentation continue des expulsions de ses ressortissants depuis les États-Unis, le nouveau gouvernement hondurien, élu en janvier, met fin à un programme public de réintégration : « Hermano vuelve a Casa » (« Frère rentre à la maison »), mis en place sous le gouvernement de gauche de Xiomara Castro. Il prévoyait une aide d'environ 100 euros pour chaque migrant ainsi qu'un accompagnement administratif. Le nouveau gouvernement, de droite, dirigé par Nasry Asfura, promet plutôt de recentrer son action sur la réintégration par le travail. Mais pour l'instant, les migrants de retour au pays se retrouvent sans travail et sans aide. Reportage de notre correspondante.
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    Au Liban, des habitants de Beyrouth encore sous le choc: «Deux missiles sont entrés par le mur de ma chambre»

    13.04.2026
    Le Liban doit engager des pourparlers avec Israël à Washington, ce mardi 14 avril. La population civile, principale victime des bombardements, n’espère qu’un cessez-le-feu. Elle est encore sous le choc d’un des pires épisodes de cette guerre, le bombardement massif d’immeubles d’habitation à Beyrouth, le 8 avril dernier. Le dernier bilan de ce « mercredi noir » fait état d’au moins 357 morts et près de 2 000 blessés. Reportage dans le quartier de Tallet el Khayat, à Beyrouth, où le bombardement d’un immeuble a fait 12 morts.
    De nos correspondants à Beyrouth,
    Plus de peur que de mal pour Hassan Zaatari, employé d’un bureau d’études dans la capitale du Liban, et son équipe, qui se dépêchent de vider les lieux pour s’installer ailleurs. « Nous avions fini le travail. Nous étions rentrés chez nous quand nous avons appris que l’immeuble avait été frappé. Dieu merci, les bureaux étaient vides et aucun de nos employés n’a été tué. Nous essayons de sauver ce que nous pouvons de nos données. Ce côté du bâtiment n’a pas été dévasté, l’autre moitié en revanche a disparu », témoigne-t-il.
    Au soir de ce « mercredi noir », une ultime salve de missiles s’abat sur l’immeuble résidentiel de huit étages. Parmi les victimes, la poétesse Salma Khatoum.
    Chadi et ses parents, eux, ont survécu. Le jeune homme, couvert de traces d’éclats sur tout le corps, a vu son monde s’effondrer. « J’étais au lit quand j’ai vu deux missiles traverser le mur juste au-dessus de moi et rentrer dans le sol, se souvient-il. Les chambres ont été détruites, comme le salon, la salle à manger et la cuisine. Ma mère a les mains cassées. Mon père, c’est le cas le plus grave parce qu’il était dans le couloir et il est tombé dans le vide. On est blessés mais saufs, par miracle. »
    Peu d'espoirs dans les négociations
    Pour les habitants, rien ne prouve que l’immeuble de ce quartier huppé abritait un membre du Hezbollah. Dans les ruines immenses du bâtiment effondré, les vestiges d’une vie passée : des tapis, des jouets d’enfants, des documents que certains cherchent à retrouver, comme cet homme hissé au cinquième étage grâce à une nacelle de fortune. « Dans ce placard, on avait des vêtements et nos papiers surtout. On ne les a pas trouvés. Pour refaire un passeport au Liban, c’est l’enfer », explique-t-il.
    L’enfer, c’est de continuer à voir les siens mourir, depuis des décennies, s’émeut Marwan Ido, un voisin. Ce dernier ne croit pas aux négociations directes annoncées ce mardi entre Israël et le Liban. « Négocier pour quoi ? Ces gens sont morts pour quoi ? Pour quelle cause ? Que l'on arrête de mentir. Ce sont tous des menteurs. Ils ne voient que leur intérêt. C’est tout », fulmine-t-il.
    D’autres Libanais s’accrochent à l’espoir d’un cessez-le-feu, tandis que le bourdonnement menaçant des drones israéliens a repris dans le ciel de Beyrouth.
    À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: au Liban, un rassemblement contre les négociations avec Israël à Washington
     
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    En Allemagne, le mouvement de jeunes du parti d'extrême droite AfD en quête de respectabilité

    12.04.2026
    Le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) a tenu son congrès national à Magdebourg, dans la région de la Saxe-Anhalt, où il espère gagner d'importantes élections régionales en septembre. Pour élargir sa base, le parti cherche aussi à contrôler davantage son organisation de jeunes, critiquée pour sa radicalité. Une nouvelle structure a été créée en novembre, Generation Deutschland, et désormais, c'est au tour des régions de créer leurs organisations locales. Le but affiché : se montrer respectables. 
    Un reportage de notre envoyée spéciale dans la Hesse, près de Fulda, à retrouver dans la longueur dans le podcast Accents d'Europe.
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