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Revue de presse des hebdomadaires français

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  • Revue de presse des hebdomadaires français

    À la Une: la chute mondiale de la natalité à l'horizon 2050

    16.08.2026
    « 2050 : comment la démographie va bouleverser l’ordre mondial », titre L’Express qui sonne l’alarme : « La chute mondiale de la natalité plonge l’humanité dans une situation historique. D’ici à 2050, les bouleversements politiques, économiques et géopolitique seront nombreux… » Ce qui conduit l’hebdomadaire à tirer le signal d’alarme. Citant le Japon, avec une démographie en berne, comme d’autres pays « riches », la France notamment.
    Dans ces conditions, la question de l’immigration devient cruciale. L’Express s’intéresse donc à l’Afrique, « le dernier grand réservoir d’immigration », nous dit-on. « Lentement mais inexorablement, ajoute l’hebdomadaire, la "jeune Afrique", de plus en plus d’origine subsaharienne, va continuer à changer la donne démographique sur le Vieux Continent, comme elle l’a fait depuis un demi-siècle ».
    Toutefois, remarque L’Express, « les Cassandre de "l’invasion" escamotent facilement le fait que la plupart des migrants africains restent sur leur continent (…), ils quittent leur pays pour s’installer dans un autre pays africain, mieux loti ». Par exemple, la Côte d’Ivoire ou l’Afrique du Sud… 
    « Le président s'amuse »
    La Une de Paris Match fait couler beaucoup d’encre… On y voit une photo d'Emmanuel Macron en jet ski, jambes nues, bras musclés, lunettes de soleil imposantes, regardant l’objectif. Une photo qui fait l’objet de nombreuses railleries sur les réseaux sociaux, et met en colère certains journaux français.
    Cette semaine, Libération s’exclamait : « On a d’abord cru à une fausse Une de magazine people ». Le Parisien a, lui aussi, remarqué cette photo, « vivement critiquée par les opposants politiques du président qui lui reprochent des occupations de vacances déconnectées des Français ».
    « Vous avez vu mon gros jet ski comme il va vite ? », s’est moquée Marine Tondelier, la patronne des Écologistes, qui, sur X, « a mis en parallèle la photo de Paris Match, "avec les morts causés par cinq canicules, une sécheresse et des incendies historiques" ».
    Libération évoque aussi la réaction d'Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste : « Pendant la canicule, quand la France brûle, quand une partie des Français n'a pas pu partir en vacances, le président s'amuse en jet ski à Brégançon. C'est ça le message ? C'est très réussi ».
    Paparazzis
    Une autre photo de Paris Match fait également polémique. Toujours en Une de l’hebdomadaire, mais en petit format, on voit Raphaël Glucksmann, probable futur candidat à l’élection présidentielle et sa compagne la journaliste Léa Salamé, s’embrasser, debout, dans l’eau, la Méditerranée semble-t-il.
    Là encore, Libération s’emporte : à l’intérieur de Paris-Match, nous dit-on, « un roman photo de huit pages avec de (fausses ?) photos volées et des légendes ridicules : "Il la retient dans le courant, mais pour se préparer au gros temps politique, il peut compter sur elle, son "meilleur coach" ».
    Libération ne décolère pas et s’adresse aux responsables politiques : « Qu’ils se posent la question de pourquoi la distance s’est créée entre eux et une grande majorité de la population. Ce n’est pas en jouant la comédie pour des paparazzis qu’on gagne une élection présidentielle ».
    L'expérience est-elle un atout ?
    L'élection présidentielle qui aura lieu au printemps 2027 intéresse déjà la presse internationale. Courrier International nous signale un article de Die Zeit. L’hebdomadaire allemand constate ainsi « qu’un nombre étonnamment élevé de candidats, ou pressentis comme tels pour l’élection présidentielle de 2027, ont déjà exercé des fonctions gouvernementales, voire plus ».
    Allusion à l’ancien président François Hollande, dont la photo, riant aux éclats, illustre l’article. Mais, se demande Die Zeit, « avoir trop d’expérience peut-il être néfaste en politique ? », ajoutant aussitôt : « Pourtant, l’expérience engendre la confiance... Après tout, lorsqu’on monte dans un avion, on espère que ce n’est pas la première fois que le ou la pilote prend place dans le cockpit ». Et François Hollande, lui « sait piloter », remarque Die Zeit, qui semble donc avoir une nette préférence pour l’ancien président socialiste (qui ne s’est toutefois pas encore officiellement déclaré candidat).
    Mais l'hebdomadaire ne place pas l’expérience par-dessus tout. « Certains candidats, estime Die Zeit, semblent tellement appartenir à une autre époque qu’il faut accompagner leur nom d’une note en bas de page avec des informations biographiques, et pas seulement pour les jeunes électeurs ». Dans le viseur de l'hebdomadaire : Dominique de Villepin, « locataire de Matignon il y a vingt ans, sous la présidence de Jacques Chirac » …
    L’hebdomadaire met aussi en garde contre le « trop d’expérience », et prend pour exemple l’ex-chancelière allemande Angela Merkel, « restée 16 ans à la tête du pays », et que visiblement il ne porte pas dans son cœur. « Avec le recul, accuse Die Zeit, on voit mieux à quel point la stabilité que promettait son expérience était trompeuse ».
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    À la Une: Vladimir Poutine est-il en train de perdre la guerre contre l'Ukraine?

    09.08.2026
    Deux versions s’opposent dans la presse dominicale. Pour la Tribune Dimanche, tout d'abord, pas de doute : « L’Ukraine reprend la main sur la guerre face à la Russie ». « Il y a un an, explique le journal, l’Ukraine semblait condamnée à subir les choix de Washington et les exigences de Moscou. Ses succès sur le front, ses frappes en Russie et son avance dans la guerre des drones lui ont redonné l’avantage. »
    La Tribune Dimanche salue notamment ce qu’elle appelle « l’une des grandes réussites de [Volodymyr] Zelensky, une armée certes moins nombreuse mais plus agile et innovante, capable de frapper loin et de rendre extrêmement coûteuse l’offensive russe ».
    Courrier International est moins optimiste pour l'Ukraine et parle « d’un tournant tragique ». « À l’approche du 5e hiver de guerre (nous dit-on), Moscou va certainement chercher à plonger l’Ukraine dans le noir. » Courrier International s’inspire notamment du Kiev Independent. Le journal ukrainien rappelle « qu'une grave pénurie en matière de défense aérienne expose Kiev aux missiles balistiques russes », ce qui aboutit « à des frappes plus meurtrières et plus dévastatrices ».
    La question des missiles intercepteurs Patriot est cruciale. « L’arsenal de Kiev est épuisé, remarque Courrier International. Or l'Ukraine n’en recevra pas de nouveaux, les réserves américaines ayant elles-mêmes fondu, en raison notamment de la guerre contre l’Iran ».
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    Menaces sur les exilés palestiniens
    Le Nouvel Obs a rencontré des artistes palestiniens exilés et menacés en France. Parmi eux, Raed Issa, un plasticien, qui a réussi « à réunir les 5 000 dollars par personne exigés par une agence égyptienne qui monnaie à prix d’or les passages vers le Caire ».
    « En France, raconte le Nouvel Obs, Raed Issa pense "enfin respirer" ». Mais « le réveil est brutal. Un matin à la fin de l’été 2025, des appels le tirent de son sommeil. Au bout du fil, la directrice de l'École supérieure d'art d’Aix-en-Provence (où il est en résidence). Elle et des proches sont paniqués. Une violente campagne de diffamation le cible sur les réseaux sociaux. Lancée par le compte anonyme pro-israélien Sword of Solomon, et relayée par des groupuscules identitaires, cette campagne l’accuse d’être un terroriste infiltré ».
    « Une autre fois, poursuit le Nouvel Obs, son visage est placardé comme une affiche de criminel recherché. » « Sortir mes enfants de Gaza pour les protéger de la mort et finir par trembler pour leur sécurité en France, c’est d’une terrible cruauté », soupire Raed Issa.
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    « Je dis que je suis libanais »
    Autre témoignage, celui du cinéaste Amer Nasser, qui « refuse d’être photographié par crainte de montage malveillant ou d’être pris à partie dans la rue ». Il s’explique : « Je reçois sur mes réseaux sociaux des commentaires qui me disent : "Qu’est-ce que tu viens faire en France ? Va-t’en en Arabie saoudite." J'en suis arrivé à un stade où je dis que je suis libanais. Cela m'évite des problèmes. »
    Quant à la poétesse palestinienne Nour Elassy, elle aussi réfugiée dans l'Hexagone, elle se demande : « La France ne voit-elle pas que les tueries et le blocus continuent à Gaza ? »
    Ceci étant, la France a cessé d'accueillir des artistes et des scientifiques palestiniens, après l'expulsion, l'été dernier, d'une étudiante palestinienne accusée d'avoir fait l'apologie du terrorisme. « Une punition collective », accuse le Nouvel Obs, alors que la chercheuse Marion Slitine dénonce « un climat de suspicion généralisée qui pèse sur tout Palestinien ou soutien à la Palestine ».
    Le rêve d'une jeunesse éternelle
    « Peut-on vraiment rajeunir ? » C’est l’hebdomadaire Le Point qui pose la question à sa Une, cette semaine, et qui nous parle des tendances du moment en matière de chirurgie esthétique. « Finis les traits figés et les injections à outrance. Chirurgie et médecine esthétique misent désormais sur des méthodes plus discrètes », explique Le Point, qui met notamment en avant le « deep plane facelift », qu’on pourrait traduire par « lifting en profondeur ».
    Une technique à laquelle a « probablement » recours Brad Pitt, ce qui expliquerait pourquoi l’acteur sexagénaire affiche un visage de jeune homme, ou presque. Plus sérieusement, « une autre révolution se trame, loin des miroirs et des salles d’opération », raconte Le Point.
    « En juin 2026, un patient a pour la première fois suivi une thérapie génique destinée à reprogrammer partiellement les cellules de son nerf optique », explique l’hebdomadaire. « Un premier pas, encore fragile, vers une hypothèse vertigineuse : restaurer, un jour, la vitalité d’organes que l’âge a abîmés ». Alors, chirurgie esthétique ou thérapie génique ? Pour Le Point, « l’une veut adoucir ce que le temps inscrit sur les visages ; l’autre rêve de mener un combat à la source, dans l’intimité des cellules. Mais l’obsession est la même : ne pas se résigner tout à fait à l’inéluctable ».
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    À la Une: les expulsions et les arrestations par l'ICE continuent aux États-Unis

    02.08.2026
    C’est le Nouvel Obs qui nous raconte l’histoire de Melissa, « partie du Vietnam et arrivée aux États-Unis en 1993, à l’âge de 11 ans. »  « Cette mère de quatre enfants, explique l’hebdomadaire, a été considérée comme une "criminelle étrangère" en situation irrégulière, et brutalement renvoyée en novembre 2025 dans son pays natal. »
    Pourquoi criminelle ? Parce que lorsqu'elle avait 18 ans, « elle a volé des chèques à son employeur », ce qui lui a fait perdre sa green card (la carte de résident permanent). Depuis, elle renouvelait chaque année sa carte de séjour. Or, en novembre 2025, bien qu’une décision de justice ait été rendue en sa faveur, elle est convoquée par l’ICE, la police de l’immigration, et elle est expulsée.
    Melissa a quitté les États-Unis totalement démunie : « Je n’avais que les habits que j’avais sur moi quand j’ai été arrêtée, se souvient-elle. Je n’ai pas pu embrasser ma famille. Tout s’est passé si vite. Parfois j’ai l’impression que je suis dans un cauchemar et que je vais me réveiller ».
    Le Nouvel Obs, qui l’a rencontrée dans le sud du Vietnam où elle a été accueillie par de la famille, raconte que « Melissa est réglée sur le fuseau horaire de la côte Est américaine. C’est la nuit là-bas. Danny son mari, et ses quatre enfants, dont les plus jeunes ont sept et dix ans, dorment ».
    Son seul espoir : une grâce de la gouverneure de Virginie, Abigail Spanberger, une démocrate, première femme à ce poste. 
    Sombre tableau
    La France, l’Espagne, la Grèce… les grands incendies de l'été font la Une de l'actualité. « Nos maisons brûlent » annonce le Nouvel Obs en Une, avec en fond une photo de nuit montrant des arbres qui s’enflamment comme des allumettes. « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ». La phrase n’est pas d’aujourd’hui, elle a été prononcée en 2002 par l’ancien président français Jacques Chirac…« Vingt-quatre ans ont passé, nos maisons brûlent et nous sommes sidérés par les flammes », constate le Nouvel Obs, « que de temps perdu depuis que Jacques Chirac a joué les Cassandre. » 
    Dans l’hebdomadaire Le Point, Théo Keeping, chercheur à l’Imperial College de Londres, souligne, lui, que les incendies de l’été « comptent parmi les plus extrêmes jamais observés en Europe. » Et il n’est pas optimiste. « Les répercussions (dit-il) vont au-delà des évacuations et des pertes matérielles. Nous nous attendons à des dizaines de milliers de décès supplémentaires dus à l’exposition aux fumées et à de lourdes conséquences économiques liées aux perturbations causées. »
    Affaire sensible
    Marianne alerte sur le racisme anti-blancs. L’hebdomadaire revient sur un fait divers qui a eu un grand retentissement médiatique en France : la mort de Thomas, un adolescent de 17 ans, tué à coups de couteau lors d’un bal à Crépol, dans le sud de la France, en 2023.
    L’affaire n’a pas encore été jugée, mais les juges d’instruction chargés du dossier « ont décidé, après un nouvel interrogatoire des suspects, de retenir la circonstance aggravante du racisme, à l’encontre de "la race blanche" et "la nation française". »  
    Ce qui donne satisfaction à Marianne, l’hebdomadaire estimant que « cette décision va à l’encontre d’un certain nombre de commentaires, émanant essentiellement de la gauche, qui avaient balayé cette hypothèse, pour ne voir qu’une rixe entre deux bandes opposées. » Dans le dossier, à ce jour, ajoute Marianne, « ce sont 16 témoins qui ont entendu les agresseurs tenir des propos comme "on va vous crever les petits blancs", ou encore "sale Français de merde". » L’affaire, rappelle Marianne, a été politiquement et médiatiquement très exploitée, ce n’est sans doute pas fini. 
    Les espions sur le gril
    L’Express publie un long dossier sur l’espionnage, l'un de ses sujets de prédilection. Cette fois-ci, l'hebdomadaire a eu l’idée de faire un classement des meilleurs espions : « Un palmarès des agences d’espionnage en Europe, réalisé grâce à un jury de 60 professionnels du renseignement, issus de 25 pays ». À ce petit jeu, c’est le Royaume-Uni qui arrive en tête, devant la France et les Pays-Bas. 
    L’Express est allé plus loin, en demandant aux espions étrangers, ce qu’ils pensent de la DGSE, les services de renseignement français. Il en ressort que « la DGSE est considérée comme un service efficace sur tous les aspects du renseignement, y compris le cyber, capable d’opérer un peu partout dans le monde », assure Grzegorz Malecki, ex-directeur des services secrets polonais.
    L’Express souligne également l’expertise de la France sur l’Afrique, même si elle a perdu de son influence sur le continent. La DGSE a tout de même connu quelques ratés, et non des moindres : « En 2022, rappelle l’Express, ni la DGSE, ni la Direction du renseignement militaire, n’ont voulu croire à l’invasion de l’Ukraine ».
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    À la Une: les homosexuels sénégalais tentent de fuir leur pays

    26.07.2026
    « Sénégal : la grande détresse des homosexuels », titre Le Nouvel Obs, qui a interrogé plusieurs de ces sénégalais venus chercher refuge en France, alors que dans leur pays, l’homosexualité est désormais passible de dix ans de prison.
    L’hebdomadaire a notamment interviewé Chérif. C’est un nom d’emprunt. Il préfère rester anonyme. Sans papiers, inquiet, il ne précise pas la manière dont il est arrivé en France. Il espère obtenir l'asile. Et il raconte « l’atmosphère devenue irrespirable » au Sénégal, « à la maison, dans la rue, à la télévision comme sur les réseaux sociaux », « tout le monde ne parlait que des homosexuels », et « les discours de haine se propageaient sans plus aucun filtre » : « Ils pervertissent la jeunesse », « ils détruisent le pays », « on doit les tuer », « on doit les brûler ».
    « L’histoire de Chérif est loin d’être isolée », précise Le Nouvel Obs. « Depuis des mois, des associations françaises alertent sur la hausse des appels de détresse venant du Sénégal ». L’association STOP homophobie reçoit ainsi de nombreux appels comme celui de cet homme de 34 ans qui cherche à quitter le Sénégal « parce que le pays n’est pas prêt à accepter les personnes gays ». Et il ajoute : « Tous les homosexuels se cachent. C’est comme vivre en prison ».
    Suède, Pologne, Pays baltes
    Et si Vladimir Poutine décidait d’attaquer l’Europe… C’est L’Express qui se projette dans l’avenir et livre plusieurs scénarios qui, nous dit-il, ont été élaborés par « les meilleurs experts ». Premier exemple : débarquement russe sur l’île suédoise de Gotland, le 3 septembre 2029. « À quelques kilomètres au large, surgissent de multiples corvettes et navires de débarquement appartenant à la flotte russe de la Baltique. Revanchard après les déboires de son armée en Ukraine, Vladimir Poutine vient d’ouvrir un nouveau front. La Suède, qui a rejoint l’Otan en 2024, en est la première victime ».
    Autre scénario : « Des drones déferlent sur la Pologne ». « Le but ultime de ces actions serait d’effrayer les populations, afin qu’elles fassent pression sur leur gouvernement pour qu’il cesse de soutenir l’Ukraine », estime le général américain Ben Hodges.
    Il y a aussi bien sûr l’hypothèse d’une attaque des Pays baltes, souvent évoquée. Ce pourrait être le 4 décembre 2028, raconte L’Express. « Avide de reprendre la main sur cette ancienne république soviétique, imagine L’Express, Poutine vient d’ordonner la prise de Narva (petite ville du nord-est de l’Estonie) au prétexte d’une protection de la minorité russophone qui y serait "persécutée" ». Bref, les hypothèses ne manquent pas… 
    Réfugiés climatiques
    Les incendies continuent de ravager la région de Bordeaux, dans le sud-ouest de la France. Incendies qu’évoque notamment la Tribune Dimanche. Dans son éditorial, Soazig Quéméner, revient sur le sort de ces nouveaux « réfugiés climatiques », « contraints de quitter leurs domiciles pour échapper aux ravages de feux à la trajectoire imprévisible ». « Ils rejoignent à leur cœur défendant, dit-elle, le contingent des exilés climatiques. Pour la plupart, ils retrouveront bien heureusement leurs foyers, mais tous seront frappés, marqués à vie par la mémoire de ces flammes monstrueuses ».
    Dans son éditorial pour le Parisien Dimanche, Jean-Baptiste Isaac parle, lui, des « réfugiés du feu » et constate : « L’Europe, que l’on pensait à l’abri de ces calamités est frappée de plein fouet, emportée par la spirale du dérèglement climatique ».
    Vacances paisibles
    Courrier International nous invite à « lever le pied ». Précision importante, il s’agit de lever le pied pendant les vacances. « Aux périples lointains rythmés par les sauts de puce de ville en ville, de plus en plus de vacanciers préfèrent les séjours plus tranquilles », explique Courrier International. Ils vont « moins loin, dans des coins plus calmes avec des activités plus douces ».
    L’hebdomadaire cite une étude de l’agence de voyages Expedia, selon laquelle « 91 % des voyageurs se disent intéressés par des voyages centrés sur la lecture, la détente et les moments privilégiés ». Courrier International s’appuie notamment sur un article du journal espagnol la Vanguardia, selon lequel, « les queues pour faire la photo chacun son tour, les parkings des plages les plus cotées déjà pleins à 8 heures du matin… tout cela n’est plus attractif… ».
    La Vanguardia, prône plutôt « le tourisme communautaire ». De quoi s’agit-il ? « De participer à la vie locale pendant plusieurs jours dans un même environnement, de se laisser tenter par le quotidien des commerces locaux, ou encore de bavarder spontanément, à la fraîche, avec des dames, dans les coins les plus authentiques de la région… »  Un peu de douceur, dans ce monde sous tension…
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    À la Une: et si le RN gouvernait réellement?

    19.07.2026
    Deux unes d’hebdomadaires français se répondent cette semaine. Sur chacune, le même visage, celui de Marine Le Pen. Et la même question : que se passerait-il si le Rassemblement national gouvernait réellement ?
    Les promesses du RN confrontées à la réalité
    L’Express met en scène Marine Le Pen assise sur un trône doré, entourée de chats, et titre : « Les 100 premiers jours du RN au pouvoir ». Avec ce sous-titre : « Enquête sur le programme qui plomberait la France ». Le dossier passe chaque promesse au tamis du réel.
    La mesure phare, le référendum sur l’immigration, se fracasse sur l’article 89 de la Constitution. Celui-ci encadre les révisions constitutionnelles et impose qu’avant tout référendum, le texte soit voté dans les mêmes termes par l’Assemblée nationale et le Sénat. Un verrou quasiment infranchissable pour le RN.
    L’hebdomadaire cite d’ailleurs un proche du dossier, désabusé : « Ce n’est pas la peine de faire croire aux Français qu’on peut consulter sur tout. »
    Quant à la promesse de Jordan Bardella de réduire de moitié la contribution française à l’Union européenne, ce serait « le fiasco assuré », tranche L’Express.
    Le parti se heurterait aussi à une difficulté très concrète : il ne parvient pas à recruter les hauts fonctionnaires dont il aurait besoin pour gouverner. Un proche de Marine Le Pen le reconnaît : « On a un vrai sujet sur les ressources humaines… On ne trouve pas de gens qui tiennent la route. »
    Le Pen-Bardella, un tandem moins solide qu’il n’y paraît
    Même préoccupation au Nouvel Obs, mais avec un autre angle. Sous le duo Le Pen-Bardella, ce titre : « Les failles cachées », accompagné d’une question : « Pourquoi leur ticket n’est pas si gagnant ».
    L’hebdomadaire décrit la fébrilité du tandem après la confirmation en appel de la condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds publics. Jordan Bardella, écrit Le Nouvel Obs, « a vu s’envoler un bail virtuel de cinq ans à l’Élysée et doit se contenter d’un siège éjectable de Premier ministre ».
    Le vernis commence à craquer, notamment en raison des désaccords qui traversent le duo. Sur les retraites, Jordan Bardella affiche ainsi une posture favorable aux entreprises, tandis que Marine Le Pen défend un départ à 60 ou 62 ans. Un député confie à L’Express que des divergences de ce type, « il y en a des dizaines ».
    Le dossier du Nouvel Obs se referme sur cette formule d’un vieil ami de la famille : « Marine, quand elle est face à une difficulté, c’est là qu’elle devient vraiment une Le Pen ». Ce qui, note perfidement l’hebdomadaire, ne devrait pas rassurer l’extrême droite, car « les Le Pen ont toujours perdu ».
    Ces commerces vides qui servent à blanchir de l’argent
    Sur un tout autre sujet, Le Point publie une enquête sur le blanchiment d’argent. Elle commence par une balade dans Paris, rue de Bagnolet, devant un vendeur de kebabs désespérément vide à l’heure du déjeuner. Pourquoi cet établissement tient-il depuis des années ? Parce que, écrit Le Point, « ce commerce se moque éperdument de vendre des sandwichs » . Il s’agirait en réalité d’une officine de blanchiment.
    Son propriétaire disposerait d’une fortune en espèces d’origine inavouable, provenant par exemple du trafic de drogue, dont il lui faudrait justifier la provenance, quitte à inventer des clients. S’il déclare avoir servi 250 personnes à 50 euros dans le mois, le fisc n’a aucun moyen de le vérifier. Voilà pourquoi l’échoppe reste ouverte, même vide.
    La même mécanique serait à l’œuvre dans certains salons de massage, ongleries ou salons de coiffure. Des tickets de loterie gagnants peuvent même être rachetés afin de blanchir des flux financiers. Les autorités traquent ces pratiques, mais les délinquants continuent d’innover.
    La mort est-elle vraiment une mauvaise chose ?
    Une dernière question, presque philosophique : « Pourquoi mourons-nous ? » C’est le titre du livre du prix Nobel de chimie Venki Ramakrishnan, interrogé par L’Express. Et si la science permettait un jour de ne plus mourir ? Le scientifique raconte une conversation bien réelle, captée l’an dernier entre Vladimir Poutine et Xi Jinping, au cours de laquelle les deux dirigeants évoquaient leur intention de prolonger leur vie grâce à la recherche.
    Cette perspective l’inquiète. Jusqu’ici, explique-t-il, « on savait que les dictateurs finissent par mourir, laissant l’espoir que le régime suivant soit différent ». Mais « imaginez un monde où Trump, Poutine ou Xi vivraient pour toujours… Je ne suis pas sûr que ce serait un monde meilleur ».
    Pour Venki Ramakrishnan, la mort a aussi du bon : « Être mortel nous pousse à accomplir des choses. Mozart n’a vécu que 36 ans, mais il a eu le temps d’écrire 41 symphonies ». Ce dont l’humanité a besoin, conclut-il, ce n’est pas de permettre à quelques puissants de vivre pour toujours, mais d’offrir au plus grand nombre la possibilité de vivre longtemps et en bonne santé. Tout un programme.
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Les opinions, les points de vue et les avis souvent divergents des éditorialistes et des commentateurs sur l'actualité française et internationale dans les hebdomadaires français. Une revue de presse présentée chaque dimanche par Catherine Potet.
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