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- En 2024, l'OMS estimait à 282 millions le nombre de cas de paludisme et à 610 000 le nombre de décès dus au paludisme. L'Afrique subsaharienne est fortement concernée puisque 95% des cas sont enregistrés dans cette région. Les premières victimes sont les enfants de moins de cinq ans qui représentent 75% des cas. Or, la baisse des financements internationaux pour le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme complique grandement la lutte contre cette maladie infectieuse. Il y a quelques mois, la France annonçait baisser de 58% ses contributions, passant ainsi de 1,6 milliard à 660 millions d'euros pour la période 2026-2028.
À l'occasion des actualités du Pharo, qui ont pour cadre l'hôpital national d'instruction des armées Laveran, situé dans la cité phocéenne, nous donnons la parole à des spécialistes francophones en infectiologie et médecine tropicale.
Avec, pour notre première émission délocalisée, un coup de projecteur sur le paludisme : infection parasitaire, dont le vecteur est le moustique, et qui, d'après l'Organisation mondiale de la Santé, a encore fait 610 000 morts en 2024.
Les enfants constituent la population la plus vulnérable à cette infection dont les complications sont potentiellement mortelles, puisque dans la région africaine de l'OMS, les moins de cinq ans représentent 75% des décès.
La riposte contre le paludisme s'appuie sur plusieurs leviers : la prévention par la vaccination et la lutte anti-vectorielle. L'équipement en moustiquaires imprégnées a permis de faire reculer le fardeau du paludisme, mais les récentes décisions occidentales de réduire l'aide financière internationale à la santé ont considérablement freiné cette riposte à l'infection millénaire.
D'autres facteurs comme les crises et les conflits, les déplacements de population, le réchauffement climatique et la persistance de foyers de malnutrition aiguë sévère constituent également des freins à l'efficacité des politiques de santé publique, en particulier dans le cadre de la riposte au paludisme.
Avec :
Pr Stéphane Jaureguiberry, infectiologue et chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Bicêtre AP-HP au Kremlin-Bicêtre, en région parisienne
Pr Ayôla Akim Adegnika, professeur de médecine à l’Université de Tuebingen en Allemagne, clinicien et épidémiologiste des maladies infectieuses, directeur du Centre de recherches médicales de Lambarene (CERMEL) au Gabon
Lise Musset, directrice de recherche en santé publique, responsable du laboratoire de parasitologie de l'Institut Pasteur de la Guyane, centre national de référence du paludisme et centre collaborateur de l'OMS sur cette même thématique
Programmation musicale :
Mawhoo, JAZZWRLD – Bengicela
Alune Wade, Hindi Zahra – No One Like You - À l'occasion de la sortie du Manuel de formation La Psychologie Clinique en Afrique, projet collectif qui met à contribution 28 psychologues cliniciens, praticiens, chercheurs issus de 8 pays d'Afrique subsaharienne francophone, nous échangeons avec plusieurs de ses autrices, qui décrivent leurs approches, illustrées par des exemples concrets, incluant aussi bien les thérapies comportementales et cognitives que les approches communautaires et holistiques.
Comment le métier de psychologue s'exerce-t-il dans le cadre hospitalier en Afrique ? Comment décrire l'image des prises en charge en santé mentale dans l'Afrique du XXIè siècle ?
Face à une angoisse qui empêche de dormir, un choc qui, année après année, ne passe pas, des idées noires ; un mal-être psychique qui s’installe et des comportements que l’on ne s'explique pas... Ces différentes situations peuvent conduire à orienter vers une consultation en santé mentale. Cet échange avec un psychologue (quels que soient la forme ou le cadre que peuvent prendre cette consultation), vise à pour comprendre, être accompagné pour trouver un apaisement. Mais, la démarche n’est pas forcément simple ; oser franchir le pas, faire confiance, trouver un psy tout simplement et pouvoir payer aussi la thérapie. Des obstacles qui contribuent à renforcer le tabou vis-à-vis de la santé mentale et de ses professionnels.
La sortie du manuel de formation La Psychologie Clinique en Afrique, publié par les presses universitaires de Dakar, nous donne l'occasion de découvrir ce projet collectif qui met à contribution 28 psychologues cliniciens, praticiens, chercheurs issus de 8 pays d'Afrique subsaharienne francophone. Cet ouvrage, destiné aux étudiants en santé mentale qui, demain, recueilleront la parole et l’expérience de patients en détresse. Ce manuel permet de comprendre le rôle du psychologue, comment s’organise son travail, comment les prises en charge évoluent en présentant des exemples concrets, où il est question de thérapies comportementales et cognitives, d’approches communautaires et holistiques ; le tout centré sur les expériences et ressentis africains, des problématiques spécifiques, d'autres transversales et régionales, pour intégrer un vécu particulier et des conditions potentiellement traumatiques.
Avec :
Ismahan Soukeyna Diop, maîtresse de conférences au département de psychologie et docteure en psychologie clinique à l’Université de Cheikh Anta Diop à Dakar au Sénégal
Hortense Aka Dago-Akribi, psychologue clinicienne et professeure titulaire au département de psychologie de l’Université Félix Houphouët Boigny de Cocody à Abidjan. Responsable de l'unité des soins d'accompagnement au Centre National d'Oncologie médicale et de Radiothérapie Alassane Ouattara à Abidjan en Côte d’Ivoire
Mariam Belem, doctorante en psychologie clinique et psychopathologie à l'université Norbert Zongo de Koudougou au Burkina Faso.
Programmation musicale :
- Davido, Fave – Kante
- Sulaf – Sameen. - L'éco-conscience désigne la compréhension des conséquences de nos actes sur l'environnement, associée à la volonté de réduire notre impact sur la planète. Elle peut néanmoins provoquer chez certains une angoisse environnementale pouvant être handicapante au quotidien. L'éco-conscience peut-elle avoir un impact sur la santé mentale ? Quelle prise en charge existe ? Quelles sont les différences entre éco-conscience et éco-anxiété ?
Comment distinguer l’éco-conscience de l’éco-anxiété, ces émotions négatives qui confinent à l’angoisse et peut-être même à terme, façonnent un mal-être, lié à la dégradation de notre environnement.
Face à cette réalité déstabilisante rapportée au quotidien par les médias, certains choisissent le déni : regarder ailleurs, se rassurer voire carrément refuser la réalité scientifique. D’autres accueillent ces risques climatiques avec angoisse, en ressentant une véritable détresse physique et psychique ; une angoisse désignée ces dernières années sous l’expression d’éco-anxiété. Un autre regard se dessine : faire face aux problèmes d’écologie, en changeant d'échelle, sans se laisser submerger par des émotions négatives qui fragilisent.
Des psys s’intéressent précisément aux recommandations pour faire face à l’angoisse climatique qui peuvent orienter la réflexion, en identifiant les moyens de ne pas se laisser submerger et plutôt que d’encaisser toujours davantage d’informations alarmantes - sécheresse – incendie – tempête - s’informer et s’engager : pour éviter de sombrer dans la dépression. Ce travail intérieur qui invite à passer à l’action, c'est l'éco-conscience : se recentrer, s’engager, apprendre à gérer, sans tomber dans le découragement.
Avec :
Dr Emmanuel Contamin, pédopsychiatre et spécialiste des troubles post-traumatiques (superviseur EMDR - Europe). Co-auteur de l’ouvrage Petit Guide psy à l'usage des jeunes éco-conscients, aux éditions Odile Jacob.
Yaovi Andele, chargé de stratégies et suivis et de mobilisation de ressources de l'ONG-JVE Togo (Jeunes Volontaires pour l'environnement).
Reportage de Raphaëlle Constant.
► En fin d'émission, nous faisons le point sur Pasteurdon, opération annuelle d'appel aux dons de l'Institut Pasteur qui débute demain jusqu'au 11 octobre 2026. Interview du Pr Arnaud Fontanet, responsable de l’unité Epidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur et professeur au Conservatoire national des Arts et Métiers.
Programmation musicale :
- Durand Jones and the indications – Sea gets hotter
- Lost Frequencies ft Mari Froes – Paraiso. - Chaque année en France, plus de 3 000 femmes de moins de 40 ans apprennent qu'elles sont atteintes d'un cancer du sein. À l'occasion d'Octobre Rose, mois de sensibilisation et de lutte contre le cancer du sein, nous faisons le point sur cette maladie qui touche des femmes de plus en plus jeunes. Comment expliquer cette évolution ? S'agit-il de formes plus sévères de la maladie ? Comment améliorer et adapter la prise en charge à ces nouveaux profils de patientes ?
Octobre Rose : une campagne planétaire, qui mobilise 70 pays dans le monde ; un mois pour sensibiliser le grand public au cancer du sein.
Des décennies de lutte qui ont été marquées par des avancées dans le cadre de la prise en charge de cette maladie, qui reste le cancer le plus fréquent chez la femme.
Octobre Rose, ce sont des défis sportifs : des courses solidaires, des ateliers, et bien sûr, des communications pour informer, expliquer, diffuser les messages de prévention.
Consultation, mammographie, autopalpation !
Octobre Rose, c’est aussi l’occasion de donner la parole aux acteurs de cette lutte : aux patientes, aux associations, mais aussi aux soignants qui, dans leur pratique, observent, écoutent et comprennent pour mieux soigner, et pour soulager également. Comprendre par exemple une tendance observée par les oncologues : le rajeunissement des patientes ; davantage de trentenaires par exemple, ou de femmes ayant juste atteint la quarantaine.
Un constat étayé par l’étude publiée l’année dernière (2025) dans la revue Breast, consacrée à « l’Augmentation de l'incidence du cancer du sein chez les jeunes femmes au fil du temps ».
Nous allons nous intéresser à ces cancers précoces : comprendre les causes de cette augmentation, pour adapter les campagnes de dépistage, car un diagnostic précoce accroît les chances de rémission, de guérison et peut atténuer l’intensité des traitements !
Avec :
Pr Pascal Pujol, Professeur de Médecine à la Faculté de Médecine de Montpellier et chef du service d’Oncogénétique du CHU de Montpellier
Dr Doudou Diouf, oncologue médical à l’Hôpital Militaire de Ouakam Dakar au Sénégal
Dr Florence Coussy, gynécologue médicale et oncologue, à l’Institut Curie.
► En fin d'émission, nous vous proposons un rendez-vous hebdomadaire pour faire un point sur l'épidémie d'Ebola en République Démocratique du Congo. Interview d'Antoine Maillard, responsable de la Recherche chez ALIMA qui se trouve actuellement à Bunia.
Programmation musicale :
Saifond ; Djelykaba Bintou – Kali
TUL8TE – Narein (jazz edition) - L'activité physique est régulièrement recommandée par les médecins pour prévenir les problèmes de santé ou éviter les complications. La lutte contre la sédentarité est donc recommandée pour toutes et tous, en particulier en marge d'une prise en charge pour une maladie chronique, comme pour la prévention des risques cardiovasculaires et du surpoids. Or, trouver du temps - ou la motivation - peut parfois s'avérer difficile. Comment trouver une activité physique qui nous correspond ? Quel sport choisir en fonction de son état de santé ? Comment reprendre le sport après une blessure ? Comment rester régulier dans sa pratique sportive ?
Avec :
Dr Jean Marc Sène, médecin du sport et auteur de Le sport : je me lance, aux éditions In Press.
► En fin d'émission, reportage de Raphaëlle Constant au sein du service de néonatalogie de l'Hôpital Robert Debré, APHP, à Paris, qui propose un atelier de lecture de poèmes, pour les bébés prématurés. Animé par une orthophoniste et une éditrice, il stimule le développement neuronal et facilite l'apprentissage du langage de ces nourrissons vulnérables.
Programmation musicale :
► Força suprema – Serias tu
► Robert Glasper ; WYCLEF JEAN ; Theo Croker ; Harvey Mason ; Niia - French Quarter.
Über Priorité santé
Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à priorite.sante@rfi.fr. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.
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