« Pour ou contre Macky Sall à la tête de l’ONU ? » C’est la question que pose Sénégo, selon lequel la candidature de l’ancien président sénégalais, « suscite un vif débat au sein de l’opinion sénégalaise ». « En l’espace de quelques jours », explique le site d’information, « deux pétitions aux positions diamétralement opposées ont été lancées, illustrant la polarisation autour de cette ambition internationale ».
La première pétition, « initiée par Mariama Dieng, député suppléante de la diaspora, appelle les États membres et le Conseil de Sécurité de l’ONU à rejeter la candidature de l’ancien chef de l’État », « dans un texte évoquant notamment le bilan controversé de son dernier mandat, marqué selon les initiateurs par des "atteintes aux libertés" ».
« La seconde pétition, lancée deux jours plus tard, appelle au contraire les Sénégalais et les Africains à soutenir Macky Sall », explique Sénégo, « considérant que son élection constituerait une opportunité pour renforcer la voix de l’Afrique dans la gouvernance mondiale ». Deux pétitions donc, « des initiatives citoyennes, ajoute le site d'information sénégalais, qui ont mobilisé plusieurs dizaines de milliers de signataires en quelques jours ».
Le rôle du Burundi
Le débat est vif, également, sur la manière dont la candidature de Macky Sall a été annoncée. Confidentiel Afrique nous présente l’information comme « exclusive ». « Comment, nous dit le journal numérique panafricain, le Burundi a porté la candidature de Macky Sall à l’ONU, en laissant croire à un soutien de l’Union Africaine ».
Confidentiel Afrique met en avant « les confidences, sous anonymat, d’un diplomate africain basé à Addis-Abeba », selon lequel « le Burundi a joué sur l’ambiguïté. En tant que président de l’Union Africaine, Evariste Ndayishimiyé, a présenté la candidature comme si elle venait de toute l’Afrique. Mais en réalité, poursuit le journal en ligne, aucun vote ni consensus n’a été obtenu ».
Le silence du Sénégal
Quel est le but du Burundi, dans cette affaire ? « Projeter Macky Sall, comme candidat africain unique, renforçant l’image d’un continent uni, créer un effet d’annonce à l’international, en donnant l’impression que l’Union Africaine avait tranché », explique Confidentiel Afrique, qui met en avant ce qu’il appelle un paradoxe saisissant : « le Sénégal n’a pas soutenu son ancien président ».
À Dakar, le Quotidien souligne lui aussi ce paradoxe. « Soutien à la candidature de Macky : la solitude de Diomaye ». Pour le journal sénégalais, « le silence prolongé du président de la République, par rapport à la candidature de son prédécesseur à l’ONU, risque de nuire, à la longue, au prestige diplomatique du Sénégal. »
« Pour un pays dont les ressortissants sont occupés à occuper les fonctions les plus prestigieuses, (ajoute le Quotidien), voir notre ancien chef de l’État devoir faire présenter sa candidature par le Burundi ne nous grandit pas. Et on doit dire que le duo à la tête de l’État ne nous rend pas service dans cette affaire ». Du point de vue du journal sénégalais, il y avait d’autres voies à suivre, car nous dit-il : « Combien de fois n’a-t-on vu à travers le monde, des dirigeants parrainer leurs compatriotes à l’international, même quand ces derniers étaient des opposants à leur pouvoir ? ».
Bientôt la Coupe du Monde
Au Maroc, le départ de Walid Regragui, sélectionneur du Maroc, est désormais officiel. C’est à la Une d’Afric Foot, qui évoque des « passations de pouvoir qui sont plus douces que les autres », notamment donc, celle qui a eu lieu hier soir, entre Walid Regragui, et son successeur Mohamed Ouahbi. Mohamed Ouahbi qui a chaleureusement remercié Walid Regragui, et envisage l’avenir avec optimisme. « On a une équipe solide, dit-il, en pleine progression, qui a encore faim et qui, surtout, n’a pas de complexe. » Bref, le Maroc est confiant à trois mois de la Coupe du Monde.