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    À la Une: Félix Tshisekedi va-t-il briguer un troisième mandat?

    19.05.2026
    Au début du mois, le président congolais, devant les journalistes, affirmait : « Je n’ai pas sollicité de troisième mandat, mais je vous le dis, si le peuple veut que j’aie un troisième mandat, j’accepterai. Mon vœu le plus ardent est que cette République retrouve sa stabilité, sa dignité et que l’on mette la RDC sur de bons rails. »
    Depuis, pointe le site Afrikarabia, « le scénario qui se profile est apparu clairement : la guerre à l’est de la RDC a de fortes chances de repousser le scrutin présidentiel prévu fin 2028 et un projet de référendum pourrait acter un prochain changement de Constitution et permettre à Félix Tshisekedi de briguer un nouveau mandat. » 
    Prétextes ?
    En effet, précise Jeune Afrique, « une large portion du territoire dans l’est du pays (entre les mains de l’AFC-M23) échappe au contrôle du pouvoir central, ce qui y rend impossible l’organisation de scrutins. "Si on ne peut pas terminer cette guerre, on ne pourra malheureusement pas organiser les élections en 2028", a clarifié le président. Ses partisans décrivent un Tshisekedi comme investi d’une mission, celle de mettre fin à la guerre, priorité des priorités. »
    De plus, poursuit Jeune Afrique, « les partisans du chef de l’État estiment que leur champion mérite de rester au pouvoir parce qu’il aurait été gêné dans l’exercice de ses mandats. D’abord, jusqu’en décembre 2020, par sa coalition contrainte avec le Front commun pour le Congo de Joseph Kabila. Puis par la guerre, notamment quand, au début de  2025, les villes de Goma et de Bukavu sont tombées entre les mains de l’armée rwandaise et des rebelles de l’AFC/M23 – le gouvernement congolais et l’administration américaine accusant Kabila de les soutenir. »
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    Sur les pas de Mobutu ?
    Alors pour rester au pouvoir, une seule solution : modifier la constitution par référendum… « Un nouveau texte pourrait ouvrir la voie à la remise à zéro du compteur des mandats présidentiels, pointe Jeune Afrique. Et une récente proposition de loi sur le référendum déposée par le parti présidentiel, l’UDPS, va même plus loin. Elle offre une brèche permettant de modifier l’article 220, qui limite leur nombre. »
    Bref, résume le site panafricain, « après avoir combattu les régimes de Mobutu Sese Seko et de Joseph Kabila, l’UDPS assume aujourd’hui son intention de se maintenir au pouvoir. À entendre ses partisans, il y aurait une différence fondamentale entre Tshisekedi-le-démocrate et ses tyranniques prédécesseurs. »
    Récemment, relève Afrik.com, « le quotidien belge La libre Belgique s’interrogeait en Une : "Félix Tshisekedi est-il en train de marcher dans les pas de Mobutu ?" La question visait les intentions prêtées au chef de l’État congolais de changer la Constitution pour se maintenir au pouvoir. Mais elle pourrait également s’appliquer à son parti, s’exclame le site. Longtemps formation d’opposition persécutée, l’UDPS semble aujourd’hui fascinée par ce qu’elle dénonçait hier : l’hégémonie du MPR, le parti-État du maréchal Mobutu. »
    En effet, précise Afrik.com, « après avoir consolidé son pouvoir au sommet de l’État, le parti présidentiel paraît décidé à étendre son contrôle sur les provinces congolaises les plus stratégiques jusqu’ici laissées à ses alliés de l’Union sacrée. Gouverneurs fragilisés, assemblées provinciales instrumentalisées, campagnes de déstabilisation savamment orchestrées : partout dans le pays, la machine politique tshisekediste avance. » Avec en ligne de mire, donc, la présidentielle dans un peu plus de deux ans…
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    Mépris des principes démocratiques ?
    Pour sa part, l’opposition tente de freiner cet élan… « Le contexte de guerre est entretenu par le pouvoir, qui s’en sert comme marchepied et comme prétexte pour établir sa dictature », accuse l’opposant Delly Sesanga, dans les colonnes de Jeune Afrique.
    Et avant-hier, rapporte Le Journal de Kinshasa, « le prix Nobel de la paix, Denis Mukwege, a dénoncé à la fois l’impasse sécuritaire dans l’est et ce qu’il qualifie de "mépris des principes démocratiques" par la majorité présidentielle. Il appelle à un sursaut citoyen pour empêcher toute modification du nombre et de la durée des mandats présidentiels en RDC. Sous le slogan "Touche pas à ma Constitution", Denis Mukwege exhorte les Congolais à se réapproprier le texte fondamental. Il s’appuie sur le préambule de la Constitution qui désigne "l’impunité, le népotisme, le régionalisme, le tribalisme, le clanisme et le clientélisme" comme causes de la ruine du pays.
    Pour lui, pointe encore Le Journal de Kinshasa, le débat sur le contrat social intervient au mauvais moment, alors que les priorités devraient être la sécurisation de l’est et la reconstruction de l’autorité publique. »
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    À la Une: le retour du virus Ebola en RDC

    18.05.2026
    « C’est une nouvelle qui glace le sang, s’exclame Le Journal de Kinshasa, une nouvelle venue des forêts de l’est congolais. Vendredi, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies déclare officiellement une épidémie de maladie à virus Ebola dans la province de l’Ituri. Et ce n’est pas une simple formalité administrative : l’institution parle d’un risque élevé de propagation régionale. » Dimanche 17 mai, l’OMS a déclenché une alerte internationale.
    Le virus a déjà tué 88 personnes. Et il ne s’arrêtera sans doute pas là, alerte encore Le Journal de Kinshasa. En effet, explique-t-il, « plusieurs facteurs font de cette épidémie une bombe à retardement ; la mobilité des populations, les travailleurs miniers circulent sans cesse entre l’Ituri, l’Ouganda et le Soudan du Sud. L’insécurité locale : certaines zones sont encore en proie à des groupes armés, rendant les interventions sanitaires périlleuses. Et la densité urbaine : Bunia, avec ses quartiers entassés, est un terrain de jeu idéal pour un virus hautement contagieux ».
    « Sur l’axe Bunia-Mongwalu, dans la province de l’Ituri, constate le site de Radio Okapi, de nombreux voyageurs continuent de négliger les mesures barrières contre cette épidémie. Entassés dans des camions de transport, plusieurs passagers ne portent pas de cache‑nez et n’utilisent pas de désinfectants. (…) Beaucoup évoquent la protection divine, tandis que d’autres doutent de la réalité même de l’épidémie. »
    Croyances locales
    Dans cette région de Mongwalu, « la psychose s’est rapidement installée, constate Le Point Afrique. (…) L’épidémie s’est déclarée début avril. Et depuis, l’hôpital général de Mongwalu a enregistré 55 décès sur 245 patients admis. Le taux de mortalité est passé de 9 % en avril à 31 % en mai. Les autorités sanitaires signalent également la mort de quatre professionnels de santé en seulement quatre jours, un élément qui renforce les inquiétudes autour d’une éventuelle transmission nosocomiale. (…) Les autorités rapportent également, poursuit Le Point Afrique, que certaines rumeurs attribuent les décès à des causes mystiques. Dans une même famille, quinze personnes seraient mortes en l’espace de deux semaines après une réunion familiale. Selon des témoignages recueillis sur place, certains habitants évoquent un “Tumu“, un fétiche qui aurait été brûlé par un pasteur, provoquant selon les croyances locales une série de morts inexpliquées ».
    Kinshasa préservée ?
    À Kinshasa, rapporte pour sa part le site Media Congo, « face aux rumeurs qui enflamment les réseaux sociaux, l’Institut national de santé publique est sorti de son silence hier. Il a fermement démenti tout cas de maladie à virus Ebola dans la capitale congolaise ».
    En effet, pointe Media Congo, « alors que le pays a les yeux rivés sur l’Ituri, des campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux ont tenté de semer la panique au sein de la plus grande métropole d’Afrique francophone. Une tentative de manipulation rapidement étouffée par les autorités sanitaires nationales ».
    Nouvelle souche du virus
    Ce qui est sûr, c’est que le virus ne connait pas les frontières… En effet, relève Afrik.com, « deux cas confirmés ont été signalés à Kampala, la capitale ougandaise, chez des personnes arrivées de RDC. L’une d’elles est décédée. (…) Le virus a donc quitté son foyer initial pour emprunter les routes, les flux commerciaux et les déplacements qui relient l’est congolais aux grandes villes de la région ».
    Qui plus est, relève encore Afrik.com, « la nature du virus complique encore la riposte. L’épidémie actuelle est due à la souche Ebola Bundibugyo, et non à Ebola-Zaïre, la souche la mieux connue. Pour cette dernière, des vaccins et des traitements à base d’anticorps monoclonaux ont déjà été homologués et utilisés. Pour Bundibugyo, la situation est différente. Aucun vaccin ni traitement spécifique n’existe contre cette souche. Les autorités sanitaires doivent donc s’appuyer sur les outils classiques de lutte contre Ebola et suivre la procédure : isolement rapide des malades, soins de soutien, traçage des contacts, protection du personnel soignant, sécurisation des funérailles et surveillance active dans les zones touchées ».
    « L’Afrique retient son souffle, soupire pour sa part Le Pays au Burkina Faso. Chaque fois qu’on le croit enrayé, Ebola, à la surprise générale, renaît de ses cendres. (…) L’urgence est de voler au secours de la RDC ».
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    À la Une: le Sahel frappé par une vague de chaleur extrême

    15.05.2026
    Le mercure atteint parfois les 47 degrés au Mali, au Niger et au Burkina Faso, rapporte La Nouvelle Tribune. L'agence nationale de la météorologie du Mali prévoit que ces températures dureront au moins jusqu'à lundi prochain, prévient le journal qui rappelle au passage les recommandations à adopter : éviter l'exposition prolongée au soleil, porter des vêtements adaptés ou encore la vigilance pour les personnes les plus fragiles.
    Ces températures élevées « perturbent plusieurs activités » à Bankass dans la région malienne de Bandiagara, s'inquiète Bamada.net. Le site fait état d'une chaleur « particulièrement étouffante », « des charretiers affirment avoir été contraints de ralentir, voire d’interrompre leurs activités ».
    Pour Tchadinfos, cela ne fait aucun doute : le réchauffement climatique est la cause de ces phénomènes climatiques extrêmes. Et ils n'ont pas que des conséquences sur les températures. Le site pointe une étude d'une université californienne qui montre que la chaleur fait vieillir plus vite. « Dans les régions les plus exposées, peut-on lire, cela pourrait représenter jusqu'à 14 mois de vieillissement supplémentaire ». « Comprendre et atténuer ces effets apparaît désormais comme une priorité sanitaire mondiale », poursuit Tchadinfos.
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    Ouverture de l'Africa CEO Forum ce jeudi à Kigali
    Plusieurs chefs d'État ont fait le déplacement au Rwanda pour ce rendez-vous annuel du secteur privé africain. Gabonreview relate notamment l'arrivée hier de Brice Clotaire Oligui Nguema. Le président gabonais, nous dit le site, entend « nouer des partenariats » dans plusieurs secteurs, « infrastructures, énergie, agro-industrie, numérique et transformation locale des ressources naturelles ». « Un message calibré pour des interlocuteurs qui attendent du Gabon des signaux clairs, au-delà des discours », poursuit Gabonreview.
    « Un agenda d'affaires chargé », titre pour sa part Guinéematin à Conakry. Mamadi Doumbouya a fait le voyage accompagné d'une importante délégation. C'est même « le premier déplacement international d’envergure du Guinea Development Board (GDB), créé par décret présidentiel en mars dernier », nous dit le site.
    L'Africa CEO Forum est coorganisé par Jeune Afrique. Le magazine raconte le discours, hier à la tribune, de Paul Kagamé. Le président rwandais a dénoncé « le double discours des grandes puissances ». « D’un côté, ils viennent nous donner des leçons sur les droits humains et de l’autre, ils viennent nous prendre nos minerais. On ne doit plus attendre de se faire arnaquer » a-t-il lancé devant un public hilare, écrit le magazine.
    Retour sur le voyage du président taïwanais en Eswatini
    C’était il y a deux semaines, mais le New York Times dévoile les coulisses de ce déplacement dans une longue enquête, « au cœur de la mission secrète visant à transporter le président taïwanais en Afrique ». Le quotidien raconte les tentatives de la Chine pour tuer ce déplacement dans l'œuf.
    L'Eswatini est le seul pays africain à reconnaitre Taïwan, et pour se rendre dans le petit royaume enclavé d'Afrique australe, il faut traverser l'espace aérien des alliés de Pékin. « Un jeu du chat et de la souris à haute altitude », commente le New York Times.
    Les Seychelles, Maurice et Madagascar ont retiré l'autorisation de survol de leur espace aérien. Pour contrer cette interdiction, rapporte le journal, Lai Ching-Te et son équipe ont emprunté l'Airbus A340 du roi Mswati III. « Son voyage était un secret pour presque tout le monde à Taïwan, y compris au sein du gouvernement », explique le New York Times. « Afin d'alléger l'appareil et d'économiser du carburant, peut-on lire, les passagers n'étaient autorisés qu'à emporter des bagages cabine. » « L'avion a survolé l'espace aérien de Madagascar et de l'île Maurice ; selon les autorités taïwanaises, aucun des deux pays ne semblait savoir qui se trouvait à bord. »
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    À la Une: le Sénégal victime d’une nouvelle cyberattaque

    14.05.2026
    « Jusqu’où ira la série de cyberattaques contre l'État sénégalais ? », s'interroge La Vie sénégalaise. Après le site des impôts en octobre, le département chargé de délivrer les cartes nationales d’identité en janvier, c’est au tour du Trésor public d’être la cible des hackers.
    « Pris séparément, s'inquiète La Vie sénégalaise, chacun de ces incidents aurait pu être considéré comme un simple problème technique. Mais leur répétition et la nature des structures ciblées commencent à révéler une réalité beaucoup plus préoccupante : celle de la vulnérabilité profonde des infrastructures numériques et publiques », poursuit le site d'information.
    « La question de la résilience numérique du Sénégal est plus que jamais posée », écrit de son côté Le Quotidien à Dakar. Le journal interroge un expert en cybersécurité qui appelle à la création d'une agence nationale de cybersécurité pour « mieux coordonner la réponse aux incidents ». « Il faut créer des centres d’excellence, soutenir la recherche et intégrer davantage les experts locaux dans les projets stratégiques nationaux », poursuit l'interlocuteur du Quotidien.
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    La famille de Mountaga Tall annonce des poursuites judiciaires
    L’avocat et homme politique malien a été emmené par des hommes armés et encagoulés au début du mois. Afrik.com dresse un parallèle entre cette affaire et l'arrestation de Maître Guy Hervé Kam au Burkina Faso en janvier 2024.
    Le leader du mouvement politique Sens a été mis en examen pour « complot contre la sûreté de l'État » et « association de malfaiteurs ». « Dans les deux cas, s'alarme afrik.com, les similitudes frappent : disparition ou arrestation opaque, absence initiale de communication officielle claire, mobilisation des avocats et montée des campagnes virulentes sur les réseaux sociaux. » Et le site d'information de poursuivre : « Ces deux affaires révèlent une tension grandissante entre les exigences sécuritaires qui sont réelles et le respect des libertés publiques ».
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    En RDC, le débat autour de la réforme de la Constitution continue de faire couler de l'encre
    Actualite.cd rapporte les propos d'Ejiba Yamapia. Le président de l'Église du réveil du Congo a, écrit le site, appelé à un « changement complet de la Constitution de 2006 », qu'il a qualifiée de « constitution de belligérance ».
    L'homme d'église plaide, poursuit actualité.cd, pour une loi fondamentale « orientée vers le développement et la souveraineté », pour le passage à un régime « plus présidentiel », et recommande aux politiciens de « privilégier le consensus républicain plutôt que les intérêts électoraux ».
    Des propos qui provoquent la colère d'une partie de l'opposition. Le Potentiel se fait notamment l'écho du porte-parole de la coalition Lamuka. Dans les colonnes du site d'information, Prince Epenge s'alarme d'une Église qui devient « le soldat au service du troisième mandat de Félix Tshisekedi », avant de s'en prendre directement à Ejiba Yamapia
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    Décès du président de la Confédération africaine d’athlétisme
    Le colonel Hamad Kalkaba Malboum est mort à Yaoundé à l'âge de 75 ans. Il était aussi président du Comité national olympique et sportif du Cameroun. Ce matin, à Rabat, dans les colonnes du 360, l'athlète marocain Aziz Daouda lui rend un vibrant hommage.
    « Aujourd’hui, écrit-il, l’athlétisme africain perd bien plus qu’un dirigeant. Il perd un militant. » « Avec lui s’éteint l’un des derniers grands bâtisseurs d’une génération qui croyait que l’Afrique pouvait conquérir sa place dans les instances sportives mondiales ».
    « Pour lui, rappelle-t-il enfin, l’Afrique n’était pas un simple réservoir de talents destinés à enrichir d’autres nations. Elle devait devenir une puissance sportive organisée, respectée et influente. »
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    À la Une: le sommet Africa Forward s'ouvre au Kenya

    11.05.2026
    Ce sommet Afrique-France qui se tient à Nairobi « est une occasion de renforcer la coopération franco-africaine », titre le journal kenyan Daily Nation, qui rappelle que « c'est la première fois que ce sommet, créé en 1973, se tient dans un pays anglophone. » L'économie sera au cœur de cet événement, avec des objectifs de partenariats dans différents domaines, tels que les technologies numériques, le financement climatique ou encore le développement des infrastructures. 
    D'après le Daily Nation, c'est une aubaine pour Nairobi sur le plan international : « le Kenya explorera des pistes d'accord pour consolider ses relations commerciales avec la France, dans une démarche qui semble clairement viser à attirer davantage d'investissements directs étrangers », analyse le journal, qui se réjouit par ailleurs de « la confiance accordée à Nairobi sur la scène diplomatique internationale ».
    Du point de vue de Paris, « le sommet devrait aussi contribuer à dissiper l'idée selon laquelle l'ancienne puissance coloniale, accusée d'exploiter les nations africaines francophones, chercherait aujourd'hui à conquérir de nouveaux territoires à son seul profit », conclut le Daily Nation.
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    L'opposition à ce sommet est bien présente
    The Standard, autre média kenyan, évoque des manifestations et notamment un contre-sommet parallèle, organisé à Nairobi par les organisations de la société civile, qui qualifient Africa Forward de « tentative de la France de réinstaurer une influence néocoloniale ».
    « Le sommet France-Afrique n'est ni un geste de bonne volonté, ni une plateforme de partenariat égalitaire. Il s'agit d'une offensive de recolonisation impérialiste rebaptisée », dénonce l'organisateur du contre-sommet, cité dans les lignes du journal. 
    Les nouvelles ambitions de Paris à Nairobi intriguent aussi le Djely, à Conakry, qui s'interroge : « L’Afrique anglophone suffira-t-elle au bonheur de la France ? »
    « Ces changements sont en partie dictés par les déboires que la France a connus ces dernières années en Afrique. Ce sont surtout les crises essuyées par Paris au Sahel ainsi que dans des pays comme le Sénégal ou le Tchad qui ont accéléré cette dynamique débouchant sur l’organisation d'Africa Forward », estime le média guinéen. 
    « Il est difficile de ne pas voir, dans cette nouvelle politique africaine de la France, une volonté de s’extirper de l’inextricable débat mémoriel hérité du passé colonial avec les pays francophones », poursuit le Djely. « La France pourra-t-elle réellement compenser la perte de son ancien pré carré ? Rien n’est moins sûr, selon le journal, car s’il est vrai que les relations entre Paris et des capitales comme Abuja ou Pretoria se sont renforcées ces dernières années, la France accuse néanmoins un retard considérable face à ses concurrents, notamment chinois et indiens. »
    « Dans quelques années, il sera possible d’évaluer cette évolution qui n’en est encore qu’à ses débuts, rappelle le Djely. Mais, pour l’heure, on y voit moins un changement qu’un déménagement. »
    Maurice Freund, le fou volant du Sahel, s'est éteint
    C'est le titre d'un article d'Afrik.com, qui rend hommage au fondateur de l'agence de voyage Point-Afrique, décédé le 9 mai dernier, à l'âge de 83 ans. « Surnommé le "fou volant" du Sahara, pionnier du voyage solidaire, il aura passé sa vie à désenclaver les marges sahéliennes, raconte le média, qui confie perdre aussi un soutien fidèle de ses premières années. »
    « Depuis les débuts du site, Maurice Freund nous avait soutenus. Il répondait présent lorsqu’il fallait comprendre le Sahel autrement que depuis Paris. Il parlait franchement, corrigeait, contredisait, obligeait à vérifier. Sa connaissance du terrain, parfois rugueuse, nous a aidés à mieux regarder cette région que tant de commentateurs découvrent seulement lorsqu’elle brûle », poursuit Afrik.com, racontant ensuite que l'homme « pouvait être abrupt, autoritaire, parfois impossible à suivre. Mais ceux qui l’ont accompagné ne l’ont jamais regretté. Il avait chez lui une fidélité obstinée aux hommes du désert, conclut le site, et les distinctions lui importaient moins que la reconnaissance des équipes locales. »
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Les commentaires des quotidiens et hebdomadaires africains sur l'actualité du continent. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet. Un regard original, souvent ironique et parfois sans complaisance sur les événements petits et grands qui font l'actualité de l’Afrique.
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Generated: 5/19/2026 - 12:26:22 PM