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Priorité santé

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  • Priorité santé

    La prématurité : principale cause de décès chez les enfants de moins de cinq ans

    07.04.2026
    On parle de prématurité lorsqu’un enfant nait avant 8 mois et demi de grossesse, soit 37 semaines d'aménorrhée. En fonction de l’âge gestationnel, on parle de grande ou très grande prématurité. Selon le degré de prématurité, ces bébés peuvent présenter une immaturité des organes qui ne sont pas prêts à fonctionner en dehors de l’utérus. Cela peut entrainer des complications, avec des degrés de sévérité variables. Selon l’OMS, environ 900 000 enfants meurent chaque année des complications de la prématurité.  
    Comment éviter ces naissances trop précoces ? Quelles peuvent en être les causes ? Quelle prise en charge est nécessaire pour ces bébés ? Comment sauver les prématurés dans les contextes sanitaires précaires ? 
    Neuf mois : c'est le terme normal d'une grossesse, soit 41 semaines entre la date des dernières règles et celle de la naissance. Avant 37 semaines, l’enfant sera considéré comme prématuré, avec des fragilités qui vont varier d’un bébé à l’autre. Son faible poids, ainsi que l’immaturité de certains organes vont accroître le risque de complications. Ces complications de la prématurité, elles constituent d’après l’OMS la cause principale de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans.
    Sensibiliser pour limiter les accouchements précoces
    Les indicateurs de mortalité néonatale sont étroitement liés au niveau de développement et de qualité de l’offre de santé : le devenir des enfants prématurés, c’est donc une affaire médicale, mais aussi un problème de santé publique qui se traduit par un défi familial, pour les parents, dont les attentes sont bouleversées. 
    En fonction du terme de la gestation, plusieurs niveaux de prématurité se distinguent:  
    Prématurité moyenne : de sept à huit mois de grossesse (32ᵉ et 36ᵉ semaine d'aménorrhée révolue) 

    Grande prématurité : de six mois à sept mois de grossesse (28ᵉ à 32ᵉ semaine aménorrhée). 

    Très grande prématurité : en deçà de six mois de grossesse (soit avant 28 semaines.) 

    Les conditions de naissance et l’accès aux soins ont une importance cruciale pour la survie de ces bébés très fragiles. D’où l’importance de prévenir, de limiter – dans la mesure du possible – certains risques évitables, qui vont provoquer le déclenchement de l’accouchement :
    Sensibiliser et dépister les facteurs de risque (maladies chroniques, grossesses rapprochées, grossesse précoce ou tardive, conditions socio-économiques difficiles, travail prolongé...) 

    Assurer un bon accompagnement de la grossesse et des soins prénatals de qualité 

    Et en cas de naissance avant terme, pouvoir mettre en place une prise en charge adaptée, en fonction du contexte sanitaire.

    Cette prise en charge implique également l’accompagnement des jeunes parents, confrontés à une inquiétude extrême, des émotions et ressentis qui peuvent compliquer le processus d'attachement. 
    Avec:
    Dr Amina Yamgnane, gynécologue obstétricienne médecine fœtale. Ex-Cheffe de service de la maternité de l'hôpital américain à Neuilly-sur-Seine en région parisienne, fondatrice de La Clinique des Femmes, à Paris, autrice du livre Prendre soin des femmes chez Flammarion 

    Dr. Mohamed Abass, pédiatre et néonatologue au Centre hospitalier national de Nouakchott, en Mauritanie  

    Reportage d’Inès Emprin 

    ► En fin d’émission, nous parlons du Sommet One Health qui se tient aujourd’hui à Lyon. Quels sont les enjeux de ce sommet réunissant des chefs d’État du monde entier pour accélérer la mise en place de cette approche multidisciplinaire reposant sur les liens entre la santé animale, la santé humaine et l’environnement ? Interview de Manon Lounnas, chargée de recherche IRD et coordinatrice scientifique pour PREZODE.
    Programmation musicale :
    ► Leo Middea - Bloco pra Tristeza 
    ► The In Crowd, Jah Stitch – Baby my love.
  • Priorité santé

    Les bénévoles, au cœur du soin

    06.04.2026
    Les associations œuvrant dans le domaine de la santé sont nombreuses. En France, on recense ainsi 35 000 associations qui fonctionnent principalement grâce à l’engagement de leurs bénévoles. Ils et elles sont environ un million, en France (baromètre France Bénévolat/IFOP 2025), à donner de leur temps, de leur énergie à ceux qui souffrent d’une pathologie et ils les accompagnent parfois, sur les derniers moments de leur vie. Dans un contexte de très forte tension du système de santé, et alors que l’hôpital public français est en crise depuis des années, leur rôle est primordial.
    Qui sont ces personnes qui agissent dans l’ombre, à l’hôpital ou dans des locaux associatifs ? Comment décide-t-on de prendre soin des autres, sans rétribution ? Comment se protéger face à la souffrance des autres ?
    Dans le domaine de la santé, on parle rarement d’eux, mais, c’est sur leur bonne volonté que reposent beaucoup de soins et d’accueil, d’orientation, d’accompagnement et d’actions de mobilisation. Les bénévoles, ces femmes et ces hommes qui, à côté des personnels soignants rémunérés, sont là pour accompagner, sensibiliser, accueillir. On peut les retrouver à des niveaux très différents, directement pour soigner mais aussi pour informer, défendre les patients, dans la communauté, dans les hôpitaux, au téléphone dans le cadre de lignes d’écoute. Ces citoyens donnent de leur temps et de leur énergie, au sein d’associations, pour la santé des autres 
    Solidarité et engagement 
    Cet engagement, sans contrepartie financière, peut être lié à leur parcours personnel, une expérience de la maladie et devenir bénévole peut aussi devenir un moment de la vie où la solidarité prend toute sa place, en réunissant des personnes d’horizons très variés, qui vont jouer des rôles parfois inattendus, et qui au travers de ce dévouement, vont également trouver leur place, donner du sens.
    Un bénévolat d’autant plus important lorsque les systèmes de santé sont en tension et défaillants, et que ce savoir-faire désintéressé va non seulement combler certaines carences, mais aussi apporter un plus : des compétences inattendues, remettre de l’humain, recréer du lien, de l’écoute. 
    Avec :
    Hubert Pénicaud, référent Vie Associative de France Bénévolat 

    Françoise Jacquens, Membre de la Chaine de l’Espoir 

    Mamie Misengabu, Infirmière fondatrice et Directrice Générale de la structure SPD (soins palliatifs à domicile), association sans but lucratif à Kinshasa en RDC  

    ► En fin d’émission, nous écouterons un reportage de Charlie Dupiot sur des ateliers de chorales organisés par la Philharmonie de Paris avec des collégiens dont l’objectif n’est pas seulement de travailler la voix comme instrument, mais aussi comme un outil de bien-être et de construction en tant qu'individu.  
    Programmation musicale : 
    ► Charli xcx - Chains of love
    ► Opa – Choose you
  • Priorité santé

    Questions de femmes : vos questions à une nutritionniste

    03.04.2026
    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, des conseils pour une alimentation équilibrée, aux différents âges de la vie, au cours de la grossesse, lorsque l’on est concerné par un problème de santé. 
    Bien manger pour bien se porter aux différents âges de la vie, c'est se mettre à la recherche d'informations personnalisées, mais aussi partager des conseils qui vont se révéler utiles pour toute la communauté. 
    Des recommandations seront particulièrement adaptées aux différentes étapes de l'existence et avec les besoins nutritionnels correspondants :
    Assurer la croissance et le développement des enfants, comprendre quels sont les apports essentiels pour les tout-petits et savoir bien se nourrir au cours de la grossesse.   
    Lorsque l’on est concerné par une maladie chronique, qui peut être encore aggravée par certains excès, comprendre les enjeux d’une alimentation équilibrée : savoir intégrer certains changements, en évitant d’exacerber les sentiments de frustration.  
    En passant à table, en matière d'alimentation, se méfier des remèdes miracles, des promesses de perte de poids express, des infusions ventre plat, etc.
    À côté des indications ciblées, d'autres conseils liés à une alimentation équilibrée et saine sont, quant à eux, communs. Varier les goûts, privilégier la fraîcheur : les produits non transformés, une cuisine du marché, riche en nutriments, tout en se montrant raisonnable sur les apports en graisse et en sucre. 
     
    Avec : 
    Binetou Cheikh SECK, diététicienne-nutritionniste à Dakar, au Sénégal.

    La palabre au féminin de Charlie Dupiot.

    Programmation musicale : 
    ► Rebo - Etaliyé
    ► Aupinard - Un thé
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    Sexualité et complexes

    02.04.2026
    Comme chaque premier jeudi du mois, nous consacrons notre émission à la sexualité. Ce mois-ci, la sexologue de l’émission aborde la question des complexes dans la sexualité. Complexes par rapport à un corps qui ne nous convient pas ou par rapport à des « performances » qu’on juge insuffisantes. Comment peuvent-ils empêcher une sexualité épanouie ? Comment s’en débarrasser ?
    Quand on parle de santé sexuelle et de sexualité, on va se poser la question des obstacles qui vont freiner ou bloquer l’épanouissement et parmi eux, les complexes, qu'ils soient physiques ou psychiques. Des complexes de multiple nature, qui provoquent de la gêne et peuvent concerner des parties de l’anatomie : trop ceci, pas assez cela. Pudeur qui paralyse, perte de confiance en rapport avec des pseudo-performances,autant de choses qui fragilisent et dont on n’arrive pas forcément parler, y compris avec sa/son partenaire. 
    Injonctions et mensurations 
    Certains de ces complexes liés à la sexualité vont également répondre des stéréotypes de genre :  taille du pénis, durée du rapport, tenue de l'érection chez les hommes et chez les femmes, la perte de confiance concernant notamment le corps, les mensurations, l'âge, le relâchement des tissus... Ces complexes peuvent être associés à une surexposition de la sexualité, pétrie de modèles normatifs et d’injonctions, véhiculés par des supports médiatiques et culturels 
    Sortir du silence, en confiance 
    S’il est si difficile de se libérer de ces complexes, c’est parce qu’ils sont amplifiés par un sentiment de honte et de manque d’estime de soi. Derrière certains de ces complexes, il peut y avoir aussi des blessures du passé, des fausses croyances et des clichés au sujet de la sexualité. En parler, sortir du silence, se livrer, surtout lorsque l’on touche à l’intime, c’est une étape à la fois complexe et cruciale : un premier pas, qui nécessite un courage certain. 
    Avec :
    Noëlle Cayarcy, sage-femme, sexologue, onco-sexologue, membre de l’association inter-disciplinaire post-universitaire de sexologie, directeur de projets en prévention de santé, expert à la Haute autorité de santé et présidente de la communauté pluriprofessionnelle de santé de Paris XVIe. 

     
    Programmation musicale : 
    ► Saïna Manotte, Lucas Seb - Fais tout doux 
    ► Ayra Starr – Hot body.
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    Autisme: un trouble qui se manifeste au plus jeune âge

    01.04.2026
    L’autisme, aussi appelé trouble du spectre de l’autisme (TSA), est un trouble du neurodéveloppement, qui peut prendre des formes diverses. Troubles du langage et de la communication, difficultés relationnelles, comportement et gestes répétitifs sont les principales manifestations de ce trouble. L'autisme n’est pas une maladie et les différences induites peuvent se révéler plus ou moins envahissantes. Les troubles de l’autisme se manifestent dès la petite enfance. Selon les études, environ 1% de la population mondiale pourrait être concernée. Comment repérer les signes de l’autisme au plus tôt ? Quels sont les bénéfices d’une prise en charge précoce ?  
    Quand on parle de l’autisme (des troubles du spectre de l’autisme ou TSA), il n’est pas question de maladie, mais d’un développement atypique et qui va entraîner un certain nombre de différences dans la manière de communiquer, de regarder ou de se comporter.
    Diagnostic précoce
    Ce sont souvent d’abord les pédiatres, puis les pédopsychiatres qui prennent en charge les enfants diagnostiqués pour un TSA. C’est le cas lorsque les signes sont reconnus dès le plus jeune âge, quand les proches identifient certains retards, un repli, des signes d’anxiété par exemple. Ce diagnostic précoce permet de mieux accompagner l’enfant, d’améliorer sa qualité de vie et soulager aussi un certain mal-être, parce qu’à l’autisme peuvent s’ajouter d’autres fragilités, notamment sur le plan de la santé mentale. 
    Un parcours de soins et d’inclusion 
    Quand on parle d’autisme, il n’est donc pas question de guérison, mais bien d’accompagnement, de compréhension et d’adaptation aux besoins. Rechercher un cadre souhaité et souhaitable, mais encore souvent inaccessible pour les personnes concernées comme pour leurs proches, qui composent, jonglent, et négocient pour vivre au mieux cette différence, sur laquelle pèse encore trop de méconnaissance, de stigmatisation et d’approximation.
     
    Avec :
    Pr Caroline Demily, psychiatre, responsable du centre d’excellence des troubles du neurodéveloppement iMIND et du pôle ADIS « autisme, neurodéveloppement et inclusion sociale » à l’hôpital le Vinatier à Bron

    Faby Diallo, directrice du centre LAB Academy, centre dédié aux enfants autistes situé à Nongo, Conakry en Guinée 

    Reportage de Raphaëlle Constant  

    En fin d’émission, nous recevons le Dr Ibrahima Soce Fall, directeur de l’institut Pasteur de Dakar au Sénégal à l’occasion des journées scientifiques de l’ANRS sur les maladies infectieuses émergentes qui se tiennent le 1er et 2 avril. Nous abordons la question de la prise en charge des maladies infectieuses émergentes.  
     
    Programmation musicale :
    ► Kali Uchis – Quiero sentirme bien

Über Priorité santé

Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à [email protected]. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.
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