Radio Logo
RND
Höre {param} in der App.
Höre RFI - Revue de presse Afrique in der App.
(7.565)(6.472)
Sender speichern
Wecker
Sleeptimer
Sender speichern
Wecker
Sleeptimer
StartseitePodcastsNachrichten
RFI - Revue de presse Afrique

RFI - Revue de presse Afrique

Podcast RFI - Revue de presse Afrique
Podcast RFI - Revue de presse Afrique

RFI - Revue de presse Afrique

hinzufügen

Verfügbare Folgen

5 von 24
  • Revue de presse Afrique - À la Une: double-attentats au Quartier Latin… de l’Afrique
    Attaque d’une position de l’armée de terre dans la région de Porga, à proximité du parc de la Pendjari. Deux soldats y ont perdu la vie et plus de cinq autres ont été grièvement blessés. La veille, un accrochage avait été signalé dans la même région entre forces armées béninoises et des hommes armés, laquelle attaque avait fait un mort parmi ces derniers. Terrorisme ? Pour la presse béninoise, pas de doute. « Attaque « terroriste » à Porga », lance ainsiBanauto. Et même si ce site béninois d’informations écrit le mot « entre griffes » (autrement dit entre guillemets), Banauto persiste et signe en ajoutant qu’à ce stade, « on ignore à quel groupe terroriste appartiennent les hommes armés qui ont attaqué la position de l’armée béninoise ». Un précédent qui inquiète vivement La Nouvelle Tribune. « Le Bénin a pour la première fois subi une attaque jihadiste meurtrière contre ses forces armées », relève ainsi ce quotidien béninois, en signalant que « les assaillants seraient venus d’ailleurs, parce qu’il n’y a pas d’unité jihadiste implantée au Bénin. La frontière que le pays partage avec le Burkina Faso est sous haute surveillance depuis plusieurs semaines (…) Pour le moment, l’attaque de Porga n’a pas été revendiquée par un groupe terroriste », admet cependant La Nouvelle Tribune, en rappelant que Porga n’est « pas si loin de la frontière que le Bénin partage avec le pays des hommes intègres.» Justement, de l’autre côté de la frontière, la presse burkinabè sonne carrément l’alarme  « À qui le tour », se demande ainsi Wakat Sera. Attention, prévient ce quotidien ouagalais, « le ver (…) est dans le fruit » et c’est « une évidence que l’hydre terroriste ne veut plus se contenter du Sahel où (…) elle se reconstitue aussitôt après une ou plusieurs têtes tranchées ». « Désormais, la crise sécuritaire qui sévit au Sahel gagne progressivement les côtes et comme l’eau qui dégouline de la tête, elle va forcément toucher les épaules », formule Aujourd’hui. « Face à ce péril qui gagne du terrain et guigne les côtes, tous les pays de l’organisation sous-régionale (qu’est la CEDEAO) devront abandonner un tant soit peu leur souveraineté et œuvrer à stopper la progression de l’hydre terroriste (et) déraciner ses tentacules qui ne connaissent aucune frontière et aucune nationalité », prévient ce journal burkinabè. L’Observateur Paalga n’écrit pas autre chose. Les jihadistes « ont les pays de la côte atlantique dans leur viseur ; et plus la digue que constitue les pays du Sahel à leur projet machiavélique se fissure, plus ceux du littoral auront le sommeil troublé », avertit ce journal burkinabè. Les faits sont têtus, martèle-t-il, « le Sahel déstabilisé, les incursions meurtrières des groupes armés en Côte d’Ivoire, au Bénin et dans une moindre mesure au Togo, indiquent clairement que les intentions criminelles des tenants de l’Etat islamique au grand Sahara et du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans s’inscrivent dans un programme d’une vaste implantation prédatrice en Afrique de l’Ouest sur le long terme ». « Dès à présent, le Bénin doit tout faire pour éviter que la vermine ne sanctuarise des zones de son territoire, comme c’est le cas aujourd’hui au Burkina, au Mali et au Niger », semonce Le Pays. En tout cas, formule cet autre quotidien ouagalais, Patrice Talon, le président béninois, « a du mouron à se faire. Car, les terroristes sont ainsi faits que quand ils prennent pied dans un pays, les en déloger devient pratiquement une tâche impossible ». On le voit, la presse ouagalaise, à l’unisson, projette ce matin « mission impossible ».
    12/3/2021
    4:00
  • Revue de presse Afrique - À la Une: les révélations de l’enquête Congo Hold-up, avec les dénégations des uns et la colère des autres
    Les révélations de Congo Hold-up, cette enquête internationale sur des détournements massifs d’argent public durant la période Kabila continuent de faire couler beaucoup d’encre dans la presse du continent. Il y a d’abord ceux qui s’insurgent contre les résultats de l’enquête, à l’instar de Jules Alingete, le patron de l’inspection Générale des Finances*. Interrogé par le site d’information congolais Politico, il estime que « les affirmations des enquêtes de ce consortium des médias sur ce dossier n’ont aucun fondement puisque se basant simplement sur des "insinuations" ». Il prend l’exemple du versement de 43 millions de dollars parti de la banque centrale du Congo pour la BGFIBANK qui aurait ensuite reversé cet argent sur un compte lié à Kabila. Faux, affirme-t-il : c’est la banque qui a gardé l’argent et rien n’a été versé à Kabila. Toujours d’après lui, « les objectifs poursuivis par ces médias étrangers vont à l’encontre des intérêts de la République Démocratique du Congo. » Mea culpa Quant à la banque BGFI, elle a promis de restituer ces fameux 43 millions de dollars. La BGFI qui se défend également. Par le biais d’un communiqué publié par le site Actualité CD, elle dit « condamner avec la plus grande fermeté les actes contraires à la loi et à l’éthique qui ont pu être commis dans le passé au sein de sa filiale congolaise et dont ses préposés auraient pu éventuellement être auteurs ou complices à des degrés divers. » La BGFI qui précise encore qu’elle a pris « dès 2018 les mesures d’assainissement qui s’imposaient. » Et elle conclut en affirmant que « les autorités judiciaires restent les seules habilitées à établir, dans le respect des lois, l’innocence ou la culpabilité des personnes poursuivies. » Justice et restitution ! Justement, la justice, c’est ce que réclame Jean-Claude Mputu, porte-parole du collectif Le Congo n’est pas à vendre. Il est interrogé par le site d’information sur la RDC Afrikarabia. Pour lui il est clair que « les documents que révèlent Congo Hold-up montrent l’importance d’un détournement organisé et systématisé par la famille de Joseph Kabila avec les moyens de l’Etat. Cela permet de retracer le circuit de certaines sommes d’argent qu’on soupçonnait avoir été détournées, mais pour lesquelles on n’avait pas tous les éléments et toutes les certitudes. » Alors, poursuit Jean-Claude Mputu, « nous attendons que le gouvernement, comme il l’a annoncé, puisse ouvrir des enquêtes, identifier les coupables, les poursuivre et les punir. Nous attendons aussi la récupération des biens détournés. Il y a bien eu quelques procès par le passé, mais nous n’avons jamais récupéré les biens. Congo Hold-up nous permet d’identifier certains biens, comme des bateaux, des immeubles, ou des entreprises achetées avec de l’argent public. Ces biens doivent revenir à l’Etat congolais. » Une « mafia »  Autre homme en colère, Jean-Claude Katende, le président l’Asadho, l’Association Africaine des droits de l’homme. C’est à lire sur le site congolais Cas-Info : Jean-Claude Katende dénonce « la mafia », selon lui, organisée par l’ancien président de la CENI, Corneille Nangaa, qui aurait détourné des millions de dollars des caisses de l’institution au profit du clan Kabila. « A l’époque, dénonce Jean-Claude Katende, quand nous exigions que la CENI rende public son rapport financier, on nous traitait d’extrémistes. Aujourd’hui, avec Congo Hold-up, tout le monde comprend pourquoi Naanga ne voulait pas. Un homme avec une grande gueule, mais plongé dans la mafia. » « Un Kabila peut en cacher bien d’autres » Pour Le Pays au Burkina, l’affaire est entendue… « Joseph Kabila et sa famille se sont-ils enrichis sur le dos du peuple congolais ?  Tout porte, hélas, à le croire. Et ce ne sont pas les dénégations des communicants de l’ex-numéro un congolais, qui déplorent "un acharnement injustifié de certaines puissances cachées derrière ces médias", qui suffiront à disculper le mis en cause. » Et « il faut se féliciter de la détermination de ces journalistes et autres lanceurs d’alerte, dans la croisade inlassable qu’ils mènent contre ces "braquages" de deniers publics, dont sont friands bien des dirigeants d’Afrique et même d’ailleurs. » En effet, attention, prévient Le Pays, « un Kabila peut en cacher bien d’autres sur le continent, qu’ils soient anciens dirigeants ou présidents en exercice. » -- * À noter que Jules Alingete, dans un entretien accordé à Christophe Boisbouvier jeudi 25 novembre, se félicitait de cette enquête, la qualifiant de « positive ».
    12/2/2021
    4:12
  • Revue de presse Afrique - À la Une: la palme de l’âge et de la longévité
    L'hebdomadaire Jeune Afrique a fait le calcul : « Les dirigeants africains ont en moyenne 40 ans de plus que leurs concitoyens… En cette fin 2021, le continent le plus jeune au monde compte dans ses palais les trois chefs d’État élus les plus anciens de la planète : Teodoro Obiang Nguema (au pouvoir depuis 1979), Paul Biya (1982) et Yoweri Museveni (1986). Parmi les plus âgés aussi, respectivement 79, 88 et 77 ans. Quand on sait que les plus de 70 ans représentent à peine 3 % de la population africaine globale, on mesure mieux, pointe le site panafricain, ce que ce grand écart implique en matière de représentativité et de gouvernance. Même si ce phénomène concerne aussi une partie du Maghreb (le président Tebboune a 75 ans, alors que l’âge médian des Algériens est de 29 ans), il est avant tout subsaharien et plus spécifiquement d’Afrique centrale. » La crainte de la « mort sociale » Alors pourquoi un tel décalage ? Eh bien, il y le poids des traditions, explique Jeune Afrique : « mourir au pouvoir, mourir ministre, mourir chef d’un parti d’opposition sont l’expression dans le champ politique de sociétés où le patriarcat, le droit d’aînesse et la séniorité écrasent les aspirations des cadets. Si les trois chefs d’État que l’on vient de citer n’ont manifestement aucune intention de dételer, il en va de même d’un Laurent Gbagbo, d’un Henri Konan Bédié, d’un John Fru Ndi ou même d’un Abdoulaye Wade. Dans des pays où le mot retraite est pour un homme politique synonyme de perte de reconnaissance, d’honneurs rendus et d’avantages perçus, bref d’enterrement vivant aux yeux de sa propre communauté, nul ne s’étonne de voir des sénateurs octogénaires et des ministres de la Jeunesse sexagénaires. Ce n’est pas tant l’argent ou le pouvoir qui motivent ces vétérans » mais la crainte d’une « petite mort sociale. », conclut Jeune Afrique.  Sénégal : Khalifa Sall et Karim Wade réhabilités ? Le président sénégalais, Macky Sall, 60 ans dans quelques jours, fait figure, lui, de jouvenceau et il ne serait pas surprenant qu’il se représente en 2024. Déjà, les grandes manœuvres sont engagées en vue des élections locales de janvier. Et en début de semaine, Macky Sall a créé la surprise en annonçant vouloir engager des discussions sur le cas des leaders politiques ayant perdus leurs droits civiques et politiques. C’est le quotidien L’Observateur qui l’annonce : « le président Macky Sall n’exclut pas d’engager des discussions sur les cas des leaders comme Khalifa Sall et Karim Wade qui ont perdu leurs droits civiques et politiques après des condamnations par la Justice. Il s’est même dit ouvert à discuter sur un calendrier. » Dynamiter l’opposition ? Comment interpréter cette annonce ? Pour WalfQuotidien, c’est clair : cette « stratégie cache une volonté de dynamiter une opposition qui, de jour en jour, prend de la bouteille. En ce sens que cette annonce consacre la montée en gamme des deux anciens détenus qui, quoique graciés, continuent à vivre sous l’épée de Damoclès d’une condamnation. » En effet, précise WalfQuotidien, « s’ils retrouvent leurs droits civiques, Khalifa et Karim se remettent dans le jeu. Ce qui défavorise un Ousmane Sonko qui, bénéficiant du vide laissé par ces derniers, s’était imposé comme le seul opposant au pouvoir. Cette manière machiavélique d’installer la concurrence dans l’opposition permet à Macky Sall, chahuté depuis les événements de mars dernier, de faire d’une pierre, deux coups. D’abord, remettre en selle les deux "K", dont la mise hors du jeu politique est une vilaine balafre sur le visage de la démocratie sénégalaise. Ensuite, elle lui permet de créer des sosies (des concurrents) au leader de Pastef qui devra disputer l’arène aux deux réhabilités. » Le Covid-19 ne doit pas faire oublier le Sida Enfin, c’est aujourd’hui 1er décembre la Journée mondiale de lutte contre le Sida. « En Afrique, le Covid-19 ne doit pas faire oublier cette autre pandémie », soupire Aujourd’hui au Burkina. Le Sida a fait près de 700.000 morts l’année dernière sur le continent. « C’est pourquoi, en ce 1er décembre, il faut une piqûre de rappel sur l’existence du Sida, sur sa virulence et sur sa contagiosité. (…) Et les dépistages, l’utilisation du condom, l’accès des populations vulnérables aux médicaments, qui sont au Nord, sont autant de "gestes-barrières", pour emprunter le jargon Covid, pour circonscrire et faire reculer le Sida. »
    12/1/2021
    4:06
  • Revue de presse Afrique - À la Une: que pensent les Africains de la Chine ?
    C'est la question posée par Le Point Afrique, à l’occasion du forum sur la coopération Chine-Afrique qui se tient près de Dakar. Et réponse par le biais d’une étude d’opinion menée par l’institut de recherche panafricain Afrobaromètre, une étude réalisée en 2019 et 2020. « Les données de 18 pays ont été recueillies directement sur le terrain à partir d’un échantillon de personnes sélectionnées au hasard (…). Les questions de l’enquête portaient, entre autres, sur la manière dont les Africains perçoivent les prêts chinois, les remboursements de la dette et la dépendance de l’Afrique vis-à-vis de la Chine pour son développement. » À lire aussi : Forum Chine-Afrique: les gouvernements africains demandent une relation plus équilibrée La Chine: une influence globalement positive... Alors, trois principaux enseignements : « les résultats préliminaires de cette enquête révèlent que la majorité des Africains préfèrent le modèle de développement américain au modèle chinois, c’est à dire un modèle qui met davantage l’accent sur l’importance du marché libre. » Deuxième enseignement : « l’influence de la Chine est encore largement considérée comme positive pour l’Afrique. Les perceptions de la Chine ont changé en mieux dans certains pays du Sahel, en proie à de multiples défis politiques, sociaux et sécuritaires. » Enfin troisième enseignement, toujours selon cette étude Afrobaromètre, citée par Le Point Afrique : « une majorité de citoyens africains considèrent que les activités économiques de la Chine ont "assez" ou "beaucoup" d’influence sur les économies de leur pays. Mais dans le même temps, une majorité se dit préoccupée par le remboursement des prêts, estimant que leurs gouvernements ont emprunté trop d’argent à la Chine. » … mais en baisse Autre étude citée cette fois par Le Monde Afrique, une étude de Pew Research Center qui montre que « si le niveau de satisfaction de la Chine dans les populations africaines demeure élevé, il connaît un recul. Sur la période 2013-2019, le taux d’opinions "favorables" est ainsi passé en Afrique du Sud de 48 % à 46 %, au Kenya de 78 % à 58 %, et de 76 % à 70 % au Nigeria. "Pour les Chinois comme pour les Africains, c’est un peu la fin des illusions", souligne Thierry Pairault, spécialiste de la présence chinoise en Afrique. "Chacun réalise qu’il ne suffit pas de dépenser de l’argent pour susciter le développement". » Et, toujours selon Le Monde Afrique, on assiste à un « désenchantement croissant, voire une montée des frictions. Car contrairement à une idée reçue, les fonds débloqués par les Chinois relèvent moins d’investissements que de prestations de service (contrats d’infrastructures clés en main), dont la charge revient in fine aux Africains à travers leur endettement auprès de bailleurs chinois. » Premier partenaire économique du continent « En effet, renchéritAujourd’hui à Ouagadougou, la Chine est le premier pays créancier de l’Afrique avec un volume de 153 milliards de dollars de dettes. Et elle est le premier partenaire de l’Afrique en termes de volume d’échanges économiques et d’aide au développement. » Alors au cours de ce forum Chine-Afrique, poursuit le quotidien burkinabé, Pékin s’est engagé « à doper le commerce avec l’Afrique, notamment en portant les exportations agricoles à 800 milliards de dollars d’ici à 3 ans avec des faveurs douanières. Sur le plan sanitaire, la Chine va offrir au continent 1 milliard de doses de vaccins anti-Covid-19, dont 600 millions sous forme de dons. » Commentaire d’Aujourd’hui : « assurément, la Chine a pris conscience que l’Afrique est désormais un poids lourd dans l’économie mondiale. Et elle n’entend pas rester à l’écart des velléités tous azimuts des puissances économiques occidentales pour exploiter les énormes potentialités du continent. » Un nouveau maître ? Toutefois attention, prévient WakatSéra : « s’il faut reconnaître le droit aux africains de diversifier leurs partenaires, il est à craindre qu’une fois de plus, le continent noir ne se limite à son sport favori : tendre la sébile, au risque de garder le statut d’asservi. Si l’on met dans la balance, le sentiment anti-occident qui gronde, à quoi aura donc servi d’abandonner un maître pour se mettre sous la coupe d’un nouveau maître ? », s’interroge WakatSéra. « Il faut donc, conclut le site burkinabé, que les gouvernements africains montrent à la nouvelle mariée chinoise que, grâce à leurs matières premières qu’ils doivent chercher à transformer en produits finis sur place et aux ressources humaines de choix dont regorge le continent noir, ils peuvent apporter leur contribution à la vie du couple Afrique-Chine. »
    11/30/2021
    4:17
  • Revue de presse Afrique - À la Une: Omicron fait peur en Afrique !
    Après le variant Delta, voici le variant Omicron, une autre lettre grecque pour désigner une nouvelle forme redoutable du coronavirus… apparu une nouvelle fois en Afrique du Sud. Alors oui, « Omicron fait peur en Afrique ! », s’exclame WakatSéra. Peur sanitaire mais aussi peur économique… En effet, pointe le site burkinabé, « les pays africains se relèvent difficilement des dégâts économiques causés par les restrictions, comme la fermeture des frontières aériennes et terrestres, des marchés, des écoles, des lieux de culte, etc., et ils restent également ceux où les centres de santé manquent de tout. C’est connu et reconnu, les maladies sont au sud et les médicaments au nord. (…) En tout cas, la situation est inquiétante, poursuit WakatSéra, surtout que des experts en matière de lutte contre le Covid-19 estiment que les statistiques de tests sont non seulement tronquées, mais que les tests eux-mêmes ne couvrent qu’une portion dérisoire des populations à risques. » Et WakatSéra de s’interroger : « quel sera le sort des pays africains aux frontières poreuses ? Les pays du continent, où par le jeu de la corruption, des voyageurs circulent dans tous les sens, presque sans contrôle, le seul sésame étant les espèces sonnantes et trébuchantes échangées subrepticement ou parfois au vu et au su de tous, entre voyageurs et agents en tenue ? Comment réagiront les économies africaines majoritairement informelles, animées par des commerçants qui vivent au jour le jour des fruits de leurs transactions ? » « Vaccinez-nous tous ! » Pour ce qui est des voyages transcontinentaux, « l’Afrique du Sud est de plus en plus isolée par le nouveau variant Omicron », pointe WalfQuotidien au Sénégal. « De nombreux pays ont suspendu leurs vols et ont interdit leur territoire aux Sud-Africains après l’identification de la nouvelle souche de Covid-19. » D’où cet appel, quelque peu désespéré, du quotidien sud-africain Sunday Times  en direction des pays occidentaux : « plutôt que de nous faire endosser le manteau indésirable de parias : vaccinez-nous tous, ne nous enfermez plus ! » Le Maroc s’enferme Le Maroc, pour sa part, a décidé de fermer ses frontières à plusieurs pays, notamment avec l’Afrique du Sud, mais aussi avec la France qui connait un regain épidémique. Du coup, « tempête sur la saison touristique hivernale avec une pluie d’annulations », s’exclame le site d’information Yabiladi. « Dans la tourmente depuis un an et demi de crise sanitaire, les opérateurs touristiques au Maroc espéraient une petite reprise en période de fêtes de fin d’année. Mais après la suspension des voyages depuis et vers plusieurs pays, c'est le nouveau coup de massue… fatal pour certains. » Yabiladi qui prend comme exemple notamment cette propriétaire de riad à Agadir : « toutes les réservations de décembre jusqu’à avril, dates auxquelles l’établissement affichait complet, toutes ces réservations ont été annulées », déplore-t-elle. La grande majorité de ses clients étant français. « Je suis obligée de licencier 6 personnes », poursuit-elle avant de regretter « les faibles mesures d’accompagnement prises par les autorités auprès des professionnels pour atténuer les conséquences économiques des restrictions. » La médecine traditionnelle à la rescousse Sur le plan sanitaire, à présent, l’Afrique manque encore de vaccins. Et nombreux sont ceux qui se tournent vers les médecines traditionnelles.  C’est ce que relève Le Point Afrique qui prend l’exemple du Ghana : un pays qui « a été touché de plein fouet par l’actuelle crise sanitaire. Face aux conséquences néfastes de la pandémie, les autorités ont entièrement intégré l’apport de la médecine traditionnelle à leur campagne, pointe le journal. Cette confiance renouvelée à la médecine traditionnelle a permis à ses acteurs de fabriquer plusieurs remèdes permettant de renforcer le système immunitaire. Ceci, dans le but de contribuer, à leur manière, à la lutte contre cette pandémie mondiale. » En effet, pas de miracle : les médicaments traditionnels à base de plantes locales n’empêchent pas l’apparition de la maladie, mais ils peuvent renforcer les barrières naturelles du corps et éviter des contaminations. C’est déjà ça...
    11/29/2021
    4:01

Über RFI - Revue de presse Afrique

Sender-Website

Hören Sie RFI - Revue de presse Afrique, RFI - 07h15 und viele andere Radiosender aus aller Welt mit der radio.at-App

RFI - Revue de presse Afrique

RFI - Revue de presse Afrique

Jetzt kostenlos herunterladen und einfach Radio & Podcasts hören.

Google Play StoreApp Store

RFI - Revue de presse Afrique: Zugehörige Podcasts

RFI - Revue de presse Afrique: Zugehörige Sender

Information

Wegen Einschränkungen Ihres Browsers ist dieser Sender auf unserer Website leider nicht direkt abspielbar.

Sie können den Sender alternativ hier im radio.at Popup-Player abspielen.

Radio