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  • Choses à Savoir TECH

    Les autorités américaines freinent la fusion Netflix x Warner ?

    10.2.2026 | 2 Min.
    C’est une annonce qui a fait trembler toute l’industrie du divertissement. En décembre, Netflix a sorti le chéquier : 72 milliards de dollars pour s’offrir les studios Warner Bros. Pictures et la plateforme concurrente HBO Max. Un coup de poker monumental qui pourrait rebattre les cartes du streaming mondial. Mais avant de sabrer le champagne, il y a un passage obligé : le contrôle des autorités. Le Department of Justice américain a ouvert une enquête pour mesurer les conséquences d’un tel rachat. L’enjeu est simple : cette fusion risque-t-elle d’écraser la concurrence ?

    Car en absorbant Warner et HBO Max, Netflix ne gagnerait pas seulement des catalogues prestigieux et des franchises à succès. Le groupe renforcerait aussi considérablement son pouvoir face à des rivaux déjà sous pression. Les enquêteurs cherchent donc à savoir si cette opération pourrait verrouiller le marché, réduire le choix des abonnés ou décourager l’arrivée de nouveaux acteurs. Les auditions ont commencé. Des entreprises du secteur reçoivent des assignations pour fournir des données précises : pratiques commerciales, contrats, relations avec les talents, traitement réservé aux studios indépendants. Les autorités scrutent aussi les précédentes fusions d’Hollywood pour comprendre leurs effets réels sur la diversité de l’offre.

    Plusieurs issues sont possibles. Première hypothèse : un feu vert sans condition. Peu probable, au vu de l’ampleur de la transaction. Deuxième scénario : une autorisation encadrée, avec des concessions. Le régulateur pourrait exiger la vente de certains actifs, des garanties d’accès aux contenus ou des règles strictes pour protéger créateurs et partenaires. Enfin, le DoJ peut aussi saisir la justice pour bloquer purement et simplement l’opération, ouvrant alors un long bras de fer judiciaire. Et Netflix n’est pas seul sur le ring. Une offre concurrente déposée par Paramount Global pour racheter Warner Bros. Discovery fait elle aussi l’objet d’un examen attentif.
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    SpaceX fusionne avec xAI pour 1250 milliards de dollars ?

    09.2.2026 | 2 Min.
    C’est un mariage qui ressemble à une déclaration d’intention. Elon Musk regroupe ses forces : SpaceX absorbe xAI, la jeune pousse dédiée à l’intelligence artificielle. Derrière le récit futuriste qu’il affectionne, la logique est surtout très terre à terre : l’IA coûte une fortune. Puces, électricité, centres de données… la facture explose. Alors plutôt que de dépendre d’infrastructures au sol ou de partenaires extérieurs, Musk choisit l’intégration totale. Objectif : maîtriser toute la chaîne, du lancement de satellites à l’entraînement de modèles comme Grok.

    D’après Reuters, l’opération valoriserait SpaceX autour de 1 000 milliards de dollars, et xAI à 250 milliards. Ensemble, l’entité tutoierait les géants historiques de la tech. En interne, un prix indicatif de 527 dollars par action circule. Symbolique, surtout, pour un groupe non coté. Le vrai enjeu, c’est la concentration des moyens : capitaux, ingénieurs, priorités stratégiques… tout sous le même toit pour industrialiser l’IA à grande échelle. La vision, elle, est typiquement muskienne. Dans ses communications, le patron évoque carrément des centres de calcul en orbite. Des constellations de satellites capables d’héberger de la puissance informatique, alimentées par l’énergie solaire, et mises en place grâce aux cadences de lancement de Starship. L’espace deviendrait, selon lui, « le moyen le moins cher de produire de la puissance de calcul IA » d’ici deux ou trois ans.

    Les médias comme The Verge rappellent que cette idée de data centers orbitaux revient régulièrement dans son discours. Mais cette consolidation renforce aussi ce que certains appellent déjà la « Muskonomie » : un écosystème fermé où X fournit les données, xAI les modèles, et SpaceX l’infrastructure. Avec, en toile de fond, des contrats fédéraux sensibles dans la défense et l’aérospatial.
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    USA : il fournir son historique internet pour y voyager ?

    08.2.2026 | 2 Min.
    Vous aviez prévu un week-end prolongé à New York ou un détour par les stades américains pour la prochaine Coupe du monde ? Il va falloir préparer plus que votre valise. Désormais, pour entrer aux États-Unis sans visa, le simple formulaire ESTA ne se contente plus des traditionnelles informations d’état civil. Il scrute aussi votre vie numérique.

    Jusqu’ici, l’ESTA — le sésame électronique pour les voyageurs des 42 pays du programme d’exemption de visa, dont la France — demandait des données classiques : identité, passeport, adresse. Mais un décret publié fin 2025 au Federal Register a durci la procédure. Depuis le 8 février, les candidats doivent fournir leurs numéros de téléphone utilisés sur cinq ans, des renseignements détaillés sur leur famille… et surtout un historique complet de leurs réseaux sociaux sur cinq ans, ainsi que dix années d’adresses e-mail. Autrement dit : une véritable cartographie numérique de votre existence.

    Ces informations ne dorment pas dans un tiroir. Elles sont passées au crible d’algorithmes chargés de repérer des profils jugés sensibles selon leurs opinions, leurs relations ou leurs activités en ligne. À la clé, des contrôles renforcés à l’arrivée, parfois très longs, voire un refus d’entrée pur et simple. Une pression qui commence déjà à peser sur la fréquentation touristique : selon US Travel Association, les arrivées étrangères ont reculé de 6,3 % en 2025 par rapport à 2024. En parallèle, le Department of Homeland Security dispose d’un autre outil : des subpoenas administratifs, autrement dit l'injonction de comparaître devant un tribunal pour produire un témoignage ou un document, adressés directement aux plateformes comme Meta ou Google, sans autorisation judiciaire préalable. Ces demandes permettent d’obtenir des métadonnées — adresses IP, horaires de connexion, localisation — afin de reconstituer les habitudes d’un utilisateur. Elles ont déjà servi à identifier des internautes critiques envers l’administration, notamment sur les opérations de Immigration and Customs Enforcement. Au final, frontière physique et frontière numérique se confondent. Voyager vers les États-Unis, ce n’est plus seulement montrer son passeport. C’est aussi exposer son historique en ligne. Et accepter que chaque clic puisse, un jour, peser dans la balance au contrôle des douanes.
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    Que vaut la première chanson IA / informatique quantique ?

    05.2.2026 | 2 Min.
    L’intelligence artificielle générative est souvent accusée de piller les artistes, d’aspirer leurs œuvres pour recracher des copies sans âme. Le débat est vif, parfois frontal. Pourtant, certains créateurs tentent une autre voie : non pas subir l’IA, mais l’utiliser comme un outil, presque comme un instrument supplémentaire. C’est le pari de la startup britannique Moth, qui vient de collaborer avec l’artiste électro ILĀ. Ensemble, ils ont signé un titre inédit, Recurse, un morceau conçu à la croisée de l’intelligence artificielle générative… et de l’informatique quantique. La piste est déjà en ligne sur YouTube, Spotify et les principales plateformes de streaming. Même le clip joue la carte technologique, avec un effet visuel baptisé « flou quantique », développé par Moth.

    Derrière cette expérimentation, un logiciel maison : Archaeo. Cette plateforme fonctionne sur un ordinateur quantique fourni par l’entreprise IQM. Particularité notable : le système ne s’appuie pas sur d’immenses bases de données piochées sur Internet. Pas de scraping massif d’œuvres d’inconnus. L’entraînement s’est limité exclusivement aux créations d’ILĀ. L’idée n’est donc pas de produire de la musique ex nihilo, comme le font certaines IA génératives classiques. Ici, la machine joue plutôt le rôle d’assistant. Elle recombine, réorganise, suggère. « J’ai composé un morceau comme je le fais d’habitude, puis ces séquences ont servi à entraîner le système », explique l’artiste. L’IA ne remplace pas la main humaine, elle prolonge le geste.

    Pour Moth, Recurse marque même un tournant, un « moment décisif » pour la créativité de demain. Une manière de montrer que l’IA peut devenir un partenaire plutôt qu’un prédateur. Et l’expérience ne s’arrête pas là. À côté du titre principal, formaté comme un morceau classique d’un peu plus de cinq minutes, le duo propose Recurse [Infinite Mix]. Cette version, générée en temps réel, ne s’arrête jamais. Une boucle infinie, qui se transforme en permanence.
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    Après Elon Musk, Jeff Bezos se lance dans les satellites ?

    04.2.2026 | 2 Min.
    Blue Origin avance ses pions, discrètement mais sûrement. Dans un simple communiqué, l’entreprise spatiale a dévoilé un projet d’ampleur : TeraWave, une constellation de 5 408 satellites reliés entre eux par des liaisons optiques. Leur terrain de jeu ? L’orbite terrestre basse, mais aussi l’orbite moyenne. Une architecture hybride pensée pour maximiser les débits.

    L’objectif est clair : proposer des connexions très haut débit entre les grands pôles mondiaux et des utilisateurs dispersés, notamment dans les zones rurales, reculées ou mal desservies. Là où tirer de la fibre coûte trop cher, s’avère techniquement complexe, voire tout simplement impossible. Blue Origin promet ainsi des connexions multigigabits, capables de rivaliser avec les réseaux terrestres. Sur le papier, l’annonce peut surprendre. Le ciel est déjà encombré : SpaceX déploie Starlink à grande échelle, Amazon prépare sa propre constellation Kuiper. Pourtant, Blue Origin ne vise pas prioritairement le grand public. TeraWave cible surtout les entreprises, un marché bien plus rentable, dopé par l’explosion des besoins en données, notamment pour les centres de calcul et l’intelligence artificielle.

    La société avance des chiffres ambitieux. Les satellites en orbite basse pourraient offrir jusqu’à 144 gigabits par seconde. Ceux placés plus haut, en orbite moyenne, utiliseront des liaisons laser pour atteindre… 6 térabits par seconde. Des performances taillées pour les infrastructures critiques. Le déploiement doit débuter fin 2027. Mais ce chantier s’ajoute à une liste déjà impressionnante. Blue Origin travaille simultanément sur des modules lunaires, une future station spatiale, une capsule habitée, le véhicule logistique Blue Ring, sans oublier un orbiteur martien. Et côté lanceurs, New Shepard et New Glenn tournent déjà à plein régime. Derrière l’ambition, une question se pose : l’entreprise pourra-t-elle suivre le rythme ? Mettre en orbite plus de 5 000 satellites exige une cadence de lancements soutenue, alors même que New Glenn a déjà un calendrier chargé, notamment avec les missions du projet Kuiper d’Amazon.
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