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- C dans l’air du 6 octobre 2026 - Lycées : la colère se propage, Lecornu cherche la sortie
Nos experts :
- Frédéric DABI - Directeur général Opinion - Institut de sondages IFOP
- Soazig QUEMENER - Rédactrice en chef - La Tribune Dimanche
- Richard WERLY - Éditorialiste - Blick.ch
- Laurent VALDIGUIÉ - Journaliste d’investigation - Marianne - C dans l’air du 6 octobre 2026 - Lycées : la colère se propage, Lecornu cherche la sortie
Du professeur non remplacé au plafond de l’établissement qui s’écroule, en passant par les emplois du temps à rallonge et Parcoursup : des milliers de lycéens et étudiants étaient dans la rue ce mardi, un peu partout en France, déterminés à faire entendre leurs revendications. Une colère qui ne s’exprime pas contre une réforme — c’est bien la difficulté du gouvernement — mais qui raconte une angoisse partagée par la jeunesse, rejointe dans les cortèges ce mardi par les syndicats présents pour les protéger. Professeurs, personnels de l’éducation, mais aussi de nombreux parents d’élèves ont défilé à leurs côtés, pas toujours très sereins après les scènes de violence des derniers jours et les graves blessures de certains.
Depuis le début du mouvement lycéen, dix enquêtes ont été confiées à l’IGPN, la police des polices. 215 adolescents ont été blessés et plus de 700 forces de l’ordre, d’après les services du Premier ministre. Laurent Nuñez a assuré ce mardi matin, au micro de France Inter, que les réponses des forces de l’ordre « sont proportionnées ». « On a dépassé les 6 000 interpellations, il y a eu énormément d’interventions et les choses se passent sans dégâts majeurs », a-t-il ajouté avant d’être auditionné dans l’après-midi par la commission des lois du Palais-Bourbon sur la stratégie du maintien de l’ordre. « L’ultra-violence a frappé à la porte de ces lycées, cette ultra-violence doit être condamnée sans condition », a affirmé le Premier ministre ce mardi dans l’Hémicycle. « Il faut une réponse politique, pas policière », lui a rétorqué la présidente du groupe LFI, Mathilde Panot, avant de réclamer la démission du ministre de l’Intérieur.
Le chef du gouvernement a ouvert dimanche soir cinq chantiers : transparence de Parcoursup, rénovation des bâtiments, remplacement des profs absents… Le chef du gouvernement a dit attendre des résultats dès la fin du mois d’octobre. D’ici là, il a annoncé ce mardi une suspension des cours en fin de semaine pour « un temps de démocratie interne ».
À la veille de la manifestation nationale, une plateforme commune intitulée « Les revendications de la jeunesse, dix mesures d’urgence », initiée par l’Union étudiante, en lien avec l’Union syndicale lycéenne (USL) et signée par l’UNEF et Solidaires étudiants, a été mise en ligne. L’initiative doit servir de « base de travail » au gouvernement dans le cadre du projet de loi de finances pour 2027, a affirmé l’Union étudiante.
Jusqu’où ira la contestation lycéenne ? Quelle est la stratégie du maintien de l’ordre ? Nous sommes allés à la rencontre de plusieurs enseignants. Que pensent-ils du mouvement ? Quelles sont leurs revendications ? Enfin, les appels à se mobiliser le samedi 17 octobre fleurissent sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours, alimentés par la hausse du prix des carburants et un « ras-le-bol » général face au coût de la vie. Que sait-on de l’origine de cet appel ?
Nos experts :
- Frédéric DABI - Directeur général Opinion - Institut de sondages IFOP
- Soazig QUEMENER - Rédactrice en chef - La Tribune Dimanche
- Richard WERLY - Éditorialiste - Blick.ch
- Laurent VALDIGUIÉ - Journaliste d’investigation - Marianne - C dans l’air l'invité du 5 octobre 2026 avec Jérôme Guedj, député de l’Essonne, candidat à l’élection présidentielle, et auteur de "La République, c’est nous", aux éditions de l’Observatoire.
Hier a eu lieu le dernier débat de la primaire de la gauche, dont le premier tour se tiendra les 9 et 10 octobre. Un échange qui a fait apparaître des divergences, notamment sur la question des alliances avec LFI. Une campagne qui a également lieu dans le contexte de la mobilisation des lycéens, alors qu’une journée de manifestation nationale est prévue demain, lancée par les organisations lycéennes et étudiantes, et à laquelle une intersyndicale de l’Éducation nationale appelle à participer, « y compris par la grève ».
Qu’est-ce que ces événements disent de notre pays ? Pourrait-il y avoir une convergence des colères ? Et surtout, comment y répondre, alors que la gauche arrive divisée avant l’élection présidentielle ? Lycées bloqués, violences... un mouvement hors de contrôle ? - Vos questions sms -
05.10.2026 | 4 Min.C dans l’air du 5 octobre 2026 - Lycées bloqués, violences... un mouvement hors de contrôle ?
Nos experts :
- Jérôme Jaffré - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF
- Damien Delseny - Rédacteur en chef adjoint en charge du service police-justice - Le Parisien
- Jérôme Fourquet - Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP, auteur de "Homo accidentalis"
- Vanessa Schneider - Grand reporter - Le Monde, auteure de La peau dureLycées bloqués, violences... un mouvement hors de contrôle ? - L'intégrale -
05.10.2026 | 1 Std. 2 Min.C dans l’air du 5 octobre 2026 - Lycées bloqués, violences... un mouvement hors de contrôle ?
C’est une semaine politique des plus périlleuses qui débute pour le gouvernement de Sébastien Lecornu. Déçue par ses discussions avec le ministre de l’Éducation nationale vendredi, l’Union syndicale lycéenne (USL) a appelé à « intensifier » le mouvement de blocage des établissements. Le syndicat a ainsi promis un « acte III massif, prudent et déterminé dans tous les lycées du pays » ce mardi 6 octobre. Au cœur des revendications, il y a notamment la demande de moyens supplémentaires, de meilleures conditions d’études et la fin de Parcoursup, la plateforme automatisée d’inscription dans l’enseignement supérieur.
Le Premier ministre, de son côté, a adressé dimanche une feuille de route à plusieurs de ses ministres dans laquelle il ouvre cinq chantiers : remplacement des enseignants, état du bâti ou encore emplois du temps jugés parfois bancals. Il a annoncé convoquer également une réunion ce mardi avec les présidents de région sur la rénovation des établissements scolaires et a réclamé à ses ministres de premières propositions d’amélioration de Parcoursup d’ici à la fin octobre. Le tout avec « 1,2 milliard d’euros supplémentaires pour l’Éducation nationale » prévus sur le budget 2027.
« En parallèle », le Premier ministre a précisé que l’examen du projet de loi « casseur-payeur » démarrera. Ce texte prévoit de rendre collectivement responsables les participants à un attroupement des dégradations qui y sont commises, sans qu’il y ait à prouver qu’ils en sont les auteurs. Il sera examiné au Sénat le 27 octobre, a annoncé la porte-parole du gouvernement ce lundi matin sur Europe 1. Une mesure que la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a qualifiée ce matin sur TF1 de « populiste ».
Depuis le début du mouvement, l’exécutif recense 5 000 interpellations, dont environ 85 % de mineurs. En tout, 24 établissements ont été « incendiés ou saccagés » et « 78 personnels de l’Éducation nationale blessés », « généralement par des personnes extérieures » aux lycées concernés, selon le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray. Plusieurs syndicats et des associations, comme la Ligue des droits de l’Homme, accusent, eux, le gouvernement de « réprimer » les lycéens avec une brutalité « disproportionnée », pour faire taire des revendications « légitimes ». Lundi, l’association a dénoncé une « dérive globale par rapport à l’État de droit, le non-respect du cadre légal ».
La mobilisation va-t-elle s’essouffler ou se renforcer ? À quoi faut-il s'attendre ce 6 octobre ? Quelles sont les consignes données par Sébastien Lecornu aux ministres ? Enfin, quelles sont les marges de manœuvre de l’exécutif pour répondre à la colère ? Au moment même l’exécutif doit tenter de rassurer les marchés financiers qui perdent confiance dans la maison France. L’Etat doit emprunter un montant record de 340 milliards d’euros en 2027, mais la remontée des taux fait exploser la facture. La charge de la dette publique devrait atteindre 91 milliards d’euros l’an prochain et pourrait franchir les 100 milliards dès 2028.
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