« C’est la plus grosse crise de l’histoire », déclarait, mardi 21 avril, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie. Interrogé sur France Inter, près de deux mois après le déclenchement de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, Fatih Birol déplorait en particulier l’envolée des prix des hydrocarbures. Les conséquences, avertissait-il alors, étaient déjà perceptibles sur les secteurs de la pétrochimie, du soufre et des engrais. L’effet domino, ajoutait-il, devrait « pousser l’inflation dans le monde entier ».
Doublement du cours des hydrocarbures, avec une crise plus pétrolière que gazière, taux d’inflation qui dépasse désormais 3 % dans l’Union européenne, croissance atone… Ces dernières semaines, les indices macroéconomiques suggérant une aggravation de la crise se sont effectivement accumulés. Faut-il pour autant s’inquiéter et penser que ladite crise pourrait durer ? La comparaison avec celle de 2022, consécutive à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, tend à montrer que l’Europe a depuis diversifié ses sources d’énergie et accru son indépendance.
Journaliste au service Economie du Monde, chargé des analyses macroéconomiques, Eric Albert fait le point dans « L’Heure du Monde », le podcast d’actualité du journal Le Monde.
Un épisode de Marion Bothorel. Réalisation : Amandine Robillard. Musiques : Amandine Robillard et Epidemic Sound. Présentation et rédaction en chef : Sophie Larmoyer. Dans cet épisode : extraits de l’entretien accordé par Fatih Birol à France Inter, le 21 avril ; d’un reportage diffusé par TV5 Monde, le 10 mars ; et d’une allocution du premier ministre, Sébastien Lecornu, le 10 avril.
Cet épisode a été diffusé mardi 5 mai 2026.
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