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« La Bataille de Gaulle » : « Il y a un écho avec la situation d'aujourd'hui, et ce sera toujours le cas dans dix ans », selon le réalisateur Antonin Baudry
24.07.2026 | 15 Min.Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Marc Bourreau reçoit Antonin Baudry, réalisateur français et auteur de la fresque cinématographique en deux parties « La Bataille de Gaulle ». Avec un enthousiasme communicatif, il nous plonge dans les coulisses de la création de cette œuvre ambitieuse qui retrace le parcours de Charles de Gaulle, de la débâcle de 1940 à la libération de Paris en 1944.
Loin des images d'Épinal, Antonin Baudry nous dévoile un De Gaulle inédit, un homme confronté à l'impossible qui doit bâtir la France Libre sans armée, sans soutien politique et sans même maîtriser l'anglais. Un personnage complexe, traversé d'émotions qu'il s'efforce de dissimuler, incarné avec brio par l'acteur Simon Abkarian.
Le réalisateur revient sur les défis relevés pour rendre justice historiquement à cette période tout en touchant un large public, notamment les jeunes. Il évoque les recherches minutieuses menées avec sa co-autrice Bérénice Vila, le rôle essentiel du conseiller historique Julian Jackson, ainsi que le travail de composition des acteurs, véritables piliers de ce film choral.
Au-delà de la reconstitution historique, l'invité souligne les résonances contemporaines de cette épopée, des parallèles saisissants avec des événements récents comme l'invasion de l'Ukraine. Un film qui parle autant du passé que du présent, une fresque ambitieuse qui captive et interpelle.
Avec cette interview riche et passionnante, il nous offre un éclairage unique sur les coulisses de la création de « La Bataille de Gaulle », un véritable événement cinématographique à découvrir d'urgence.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.Guerre au Moyen-Orient : « Un nouveau front entre l'Arabie Saoudite et les Houthis est en train de s'ouvrir » selon le général Trinquand
23.07.2026 | 15 Min.Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Marc Bourreau reçoit le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, pour décrypter l'évolution du conflit opposant les États-Unis à l'Iran.
Alors que les bombardements se poursuivent autour du détroit d'Ormuz, un nouveau front semble s'ouvrir en mer Rouge, avec les attaques menées par les rebelles Houthis contre des pétroliers saoudiens. L'invité explique que cette nouvelle escalade s'inscrit dans l'antagonisme entre l'Arabie saoudite et les Houthis, ces derniers cherchant à bloquer les routes maritimes empruntées par le pétrole saoudien pour rejoindre l'Asie.
Au-delà de cette nouvelle menace, il revient sur l'état de l'arsenal américain, confronté à une forte consommation de munitions sophistiquées et coûteuses. Face à la Chine, qui démontre une capacité de production navale impressionnante, les États-Unis peinent à renouveler leurs stocks, ce qui les oblige à se tourner vers d'autres pays comme l'Ukraine pour la fabrication de certains équipements.
Sur le plan diplomatique, il souligne que l'objectif initial de changement de régime en Iran semble désormais hors d'atteinte. Le contrôle du détroit d'Ormuz par Téhéran est devenu une véritable « bombe atomique » qui paralyse les efforts américains. Les pays du Golfe, quant à eux, cherchent à s'adapter en diversifiant leurs routes d'exportation et leurs alliances, tandis qu'Israël reste pour l'instant en retrait, préférant se concentrer sur la menace du Hezbollah au Liban.
Enfin, l'épisode aborde l'arrestation musclée de deux diplomates français en Iran, un événement qui illustre les tensions internes au sein du régime iranien entre factions dures et plus modérées. La France, de son côté, maintient sa présence dans la région avec l'envoi de navires de déminage, en attendant un éventuel accord qui permettrait une intervention plus large pour sécuriser le détroit d'Ormuz.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.Budget 2027 : « On est en train de perdre le contrôle de la dette publique » déplore François Ecalle, conseiller maître honoraire à la Cour des comptes
22.07.2026 | 16 Min.Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Marc Bourreau reçoit François Ecalle, conseiller maître honoraire à la Cour des comptes et ancien rapporteur général de l'institution. Ensemble, ils abordent les défis majeurs auxquels la France fait face en matière de finances publiques.
Alors que le Premier ministre Sébastien Lecornu se montre pessimiste sur les objectifs de déficit pour 2027, l'invité dresse un constat alarmant : la dette publique échappe au contrôle et pourrait atteindre 130% du PIB d'ici 2030 si rien n'est fait. Selon lui, la situation est d'autant plus préoccupante que la France devra faire face à des dépenses supplémentaires, notamment pour honorer ses engagements en matière de défense et de transition écologique.
Face à ce défi de taille, François Ecalle estime que les économies ne pourront pas être réalisées uniquement sur le budget de l'État. Il pointe du doigt les dépenses de retraites, de santé et des collectivités locales comme les postes les plus importants sur lesquels il faudra agir. Cependant, il reconnaît que ces sujets seront politiquement très difficiles à aborder, surtout dans un contexte de campagne présidentielle où les promesses électoralistes risquent de l'emporter.
L'expert évoque également la question épineuse des niches fiscales, qui représentent près de 100 milliards d'euros par an. Bien que des économies puissent être réalisées, il souligne que ce sujet est un véritable «serpent de mer» depuis 30 ans et que les marges de manœuvre restent limitées.
Enfin, il aborde l'impact potentiel d'une conjoncture économique dégradée sur les finances publiques. Selon lui, si la croissance venait à ralentir davantage, il faudrait alors laisser jouer les stabilisateurs automatiques plutôt que de chercher à compenser coûte que coûte par de nouvelles économies ou hausses d'impôts.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.Royaume-Uni : « Andy Burnham aura à cœur de poursuivre l'engagement européen de son prédécesseur », affirme Laetitia Langlois à propos du nouveau Premier ministre
21.07.2026 | 16 Min.Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Marc Bourreau reçoit Laetitia Langlois, maître de conférences en civilisation britannique, pour décrypter l'arrivée au pouvoir d'Andy Burnham, le nouveau Premier ministre britannique.
Âgé de 56 ans, il succède à Keir Starmer et incarne une Angleterre différente, celle du Nord, longtemps délaissée. L'invitée explique que le nouveau Premier ministre est surnommé le « roi du Nord », un homme de terrain qui souhaite ancrer sa politique nationale dans son expérience de maire de Manchester.
Contrairement à son prédécesseur, il se distingue par son charisme et ses talents de communicant politique. Laetitia Langlois souligne qu'il entend donner une nouvelle orientation au pays, axée sur l'unité et la cohésion nationale, face à des défis économiques et sociaux majeurs. Le Royaume-Uni peine en effet à se remettre du Brexit, de la crise sanitaire et de la guerre en Ukraine, avec une croissance atone et un chômage qui repart à la hausse.
Au-delà de ces enjeux économiques, Andy Burnham devra aussi s'attaquer aux profondes divisions qui traversent la société britannique, notamment autour de l'immigration et de l'identité nationale. L'invitée pointe un climat politique extrêmement tendu, marqué par des actes de violence, à l'image du meurtre récent de l'ancienne députée Ann Widdecombe. Le nouveau Premier ministre aura donc la lourde tâche de tenter de renouer le dialogue et l'apaisement.
Sur le plan diplomatique, il devra également composer avec des alliés imprévisibles comme Donald Trump aux États-Unis. Bien que favorable à un rapprochement avec l'Union européenne, il ne remettra pas en cause l'engagement britannique aux côtés de l'Ukraine face à la Russie. Mais la spécialiste souligne que le nouveau locataire de Downing Street n'a jamais eu à gérer ce « monstre politique » qu'est l'ancien président américain.
Enfin, l'arrivée d'un catholique à la tête d'un État majoritairement anglican n'aura pas d'impact majeur selon l'experte, la religion restant très en dehors de l'espace politique au Royaume-Uni, contrairement à d'autres pays.
Alors que le Parti conservateur semble avoir été complètement marginalisé au profit de la formation populiste Reform UK de Nigel Farage, cet épisode montre que le mandat d'Andy Burnham s'annonce décisif pour l'avenir du Parti travailliste et du Royaume-Uni dans son ensemble.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.Mission Tara Polaris : « Nos observations vont permettre de documenter et de confirmer les tendances et les impacts du changement climatique », explique Marcel Babin, océanographe, professeur et chercheur à l’université de Laval
20.07.2026 | 14 Min.Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Marc Bourreau reçoit Marcel Babin, océanographe, chercheur au CNRS à l'Université Laval au Canada, ainsi que directeur scientifique de la mission Tara Polaris. Cette expédition hors norme vient de prendre son envol depuis le port de Lorient, avec pour objectif d'observer au plus près l'évolution du climat et de l'écosystème dans l'océan glacial arctique.
L'invité nous plonge dans les détails fascinants de ce navire hybride, la Tara Polar Station, conçu pour dériver dans la banquise pendant plusieurs mois. Avec ses formes arrondies, son épaisse coque en aluminium et ses 4 étages, ce bâtiment semble tout droit sorti d'un roman de Jules Verne. Mais son but est bien réel : documenter les changements drastiques qui affectent cette région du globe, la plus touchée par le réchauffement climatique.
Au-delà de l'aspect technique, Marcel Babin nous fait découvrir les enjeux scientifiques de cette expédition. Pendant une vingtaine d'années, les chercheurs vont étudier en détail l'océan, la banquise et l'atmosphère arctique, afin de mieux comprendre les liens entre le climat et la vie microscopique. Des observations inédites qui devraient permettre de faire des découvertes aux frontières de nos connaissances actuelles.
Parmi les défis à relever, il évoque notamment la cohabitation au sein de cette station polaire, où 12 personnes seulement vont devoir vivre et travailler ensemble pendant de longs mois, dans des conditions extrêmes. Les risques liés à la présence d'ours polaires sont également abordés, avec des consignes de sécurité bien rodées.
Au-delà de l'Arctique, l'océanographe explique aussi les répercussions que peuvent avoir les changements observés dans cette région sur le climat en Europe. Un lien étroit qui se traduit notamment par des épisodes de canicule de plus en plus fréquents.
Cet épisode offre une plongée dans les coulisses d'une aventure scientifique hors norme, à la conquête de l'Arctique et de ses mystères. Une mission ambitieuse qui devrait nous en apprendre davantage sur les impacts du changement climatique, et sur la fragilité de notre planète.
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