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Choses à Savoir SANTE

Choses à Savoir
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  • Choses à Savoir SANTE

    Qu’est-ce que le syndrome de fatigue chronique ?

    11.09.2026 | 2 Min.
    Il s'agit d'une fatigue si profonde qu’une simple promenade, quelques courses ou même une conversation un peu longue peuvent vous épuiser pendant plusieurs jours. Oui ! C’est ce que peuvent vivre les personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique, également appelé encéphalomyélite myalgique.

    Et contrairement à une idée longtemps répandue, il ne s’agit pas simplement d’être « très fatigué », ni d’un manque de volonté.

    D'ailleurs l’Organisation mondiale de la santé reconnaît depuis longtemps cette affection, et les autorités sanitaires considèrent aujourd’hui qu’il s’agit d’une véritable maladie, même si ses mécanismes biologiques restent encore imparfaitement compris.

    Malgré tout, le symptôme le plus évident est évidemment une fatigue importante et persistante.

    Mais cette fatigue possède une caractéristique essentielle : elle n’est pas réellement soulagée par le repos et entraîne une diminution importante des activités que la personne pouvait auparavant accomplir.

    Et surtout, l’un des signes les plus caractéristiques porte un nom : le « malaise post-effort ». En effet, après un effort physique ou intellectuel parfois très modeste, les symptômes s’aggravent de manière disproportionnée.

    Une personne peut par exemple se sentir relativement bien, faire une promenade ou participer à un repas de famille, puis connaître quelques heures plus tard, voire le lendemain, une véritable aggravation : épuisement, douleurs, difficultés à réfléchir ou symptômes ressemblant à ceux d’une infection.

    Et cette détérioration peut durer plusieurs jours, parfois davantage.

    Ensuite, d’autres manifestations sont fréquentes.

    Par exemple, le sommeil peut ne plus être réparateur : la personne dort mais se réveille aussi épuisée qu’avant de se coucher.

    Des troubles cognitifs peuvent également apparaître. Les malades parlent souvent de « brouillard cérébral » : difficultés de concentration, mémoire moins efficace ou impression de réfléchir au ralenti.

    Enfin certains souffrent de douleurs musculaires ou articulaires, de maux de tête et d’une intolérance à la position debout, avec vertiges, palpitations ou sensation de faiblesse.

    Mais alors, pourquoi cette maladie apparaît-elle ?

    Et bien, on ne le sait pas encore précisément. Chez certaines personnes, elle débute après une infection, notamment virale. Les chercheurs étudient plusieurs pistes impliquant le système immunitaire, le système nerveux autonome ou encore le métabolisme énergétique.

    Il n’existe d’ailleurs aucun test sanguin unique permettant de confirmer la maladie.

    Le diagnostic repose donc sur un ensemble de symptômes caractéristiques, leur durée et l’exclusion d’autres maladies pouvant provoquer une fatigue persistante, comme une anémie, une hypothyroïdie ou certains troubles du sommeil.

    Et c’est précisément ce qui rend cette maladie si difficile à identifier.
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    Remplacer le lait par des boissons végétales est-il risqué ?

    10.09.2026 | 2 Min.
    Nutritionnellement, pourtant, l’échange n’est pas toujours équivalent.
    Commençons par les protéines.
    Un verre de 250 millilitres de lait de vache apporte environ 8 grammes de protéines de bonne qualité. Une boisson aux amandes ou au riz peut n’en apporter qu’un ou deux grammes. Le lait de soja constitue une exception : sa teneur en protéines est généralement beaucoup plus proche de celle du lait de vache.
    Chez un adulte dont l’alimentation contient suffisamment de protéines par ailleurs, ce n’est généralement pas un problème. Mais chez un enfant, une personne âgée ou quelqu’un ayant une alimentation très restrictive, cette différence peut devenir importante.
    Deuxième point : le calcium.
    Le lait de vache en contient naturellement beaucoup. Certaines boissons végétales sont enrichies pour atteindre une quantité comparable. Mais ce n’est pas systématique.
    Si l’on supprime complètement les produits laitiers sans les remplacer par d’autres sources de calcium, les apports peuvent donc devenir insuffisants. À long terme, cela peut être défavorable à la santé osseuse.
    Même problème avec la vitamine D et la vitamine B12.
    Certaines boissons végétales en contiennent parce que les fabricants les ajoutent. D’autres en apportent très peu. La vitamine B12 mérite une attention particulière chez les personnes suivant une alimentation entièrement végétale, car elle se trouve naturellement essentiellement dans les aliments d’origine animale.
    Il faut également regarder l’iode.
    Le lait et les produits laitiers représentent une source importante d’iode dans l’alimentation de nombreuses populations. Or beaucoup de boissons végétales ne sont pas enrichies en iode. Un remplacement systématique peut donc réduire sensiblement les apports.
    Enfin, « végétal » ne signifie pas automatiquement « meilleur pour la santé ».
    Certaines boissons contiennent des sucres ajoutés. Il vaut donc mieux privilégier des versions non sucrées et vérifier leur composition.
    Faut-il alors conserver absolument le lait de vache ?
    Non.
    Un adulte peut parfaitement s’en passer si son alimentation compense les nutriments qu’il apportait. Si l’on souhaite une alternative nutritionnellement proche, une boisson au soja non sucrée et enrichie en calcium et en vitamines constitue souvent l’une des options les plus intéressantes.
    Le véritable piège est donc de considérer toutes les boissons végétales comme des substituts nutritionnels directs du lait.
    Remplacer un verre blanc par un autre verre blanc paraît anodin.
    Mais à l’intérieur, leur composition peut être très différente.
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    Pourquoi ne faut-il pas toujours se brosser les dents juste après avoir mangé ?

    09.09.2026 | 2 Min.
    On nous répète depuis l’enfance qu’il faut se brosser les dents après les repas. Cela paraît parfaitement logique : on mange, des résidus restent dans la bouche, alors on prend immédiatement sa brosse à dents pour nettoyer tout cela.
    Pourtant, dans certaines situations, c’est précisément le mauvais moment.
    Pour comprendre pourquoi, il faut s’intéresser à l’émail, cette couche extrêmement dure qui recouvre nos dents.
    Après avoir consommé des aliments ou des boissons acides — comme des agrumes, des sodas, du jus de fruits, du vin ou certaines vinaigrettes — le pH de la bouche diminue. Autrement dit, l’environnement devient temporairement plus acide.
    Or l’acidité favorise la déminéralisation de la surface de l’émail. Celui-ci ne devient évidemment pas mou comme du beurre, mais sa surface est momentanément plus vulnérable à l’usure.
    C’est là que la brosse à dents peut poser problème.
    Si vous vous brossez vigoureusement les dents immédiatement après cette exposition acide, l’action mécanique de la brosse et du dentifrice peut accentuer l’érosion de cette surface fragilisée.
    Paradoxalement, en voulant protéger vos dents au plus vite, vous risquez donc de favoriser leur usure.
    Heureusement, notre bouche possède son propre système de défense : la salive.
    Après le repas, elle contribue progressivement à neutraliser les acides et fournit notamment du calcium et du phosphate, qui participent au processus de reminéralisation de l’émail.
    C’est pourquoi, après une consommation particulièrement acide, il est généralement préférable d’attendre avant de sortir sa brosse à dents. Une recommandation courante consiste à patienter environ 30 minutes, et parfois jusqu’à une heure selon les conseils dentaires.
    En attendant, on peut simplement se rincer la bouche avec de l’eau. Mâcher un chewing-gum sans sucre peut également stimuler la production de salive.
    Mais attention à ne pas transformer cette recommandation en règle absolue.
    Le problème n’est pas le simple fait d’avoir mangé. C’est surtout l’acidité et le risque d’érosion qui justifient d’attendre. Et cela ne remet évidemment pas en cause l’importance du brossage : deux fois par jour pendant environ deux minutes, avec un dentifrice fluoré.
    Retenez donc cette idée assez contre-intuitive : après un jus d’orange, un soda ou un repas très acide, vos dents n’ont pas immédiatement besoin d’être frottées.
    Elles ont d’abord besoin d’un peu de temps.
    Le temps que la salive fasse son travail et que l’émail retrouve un environnement moins agressif.
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    Pourquoi ne faut-il pas croire les calories affichées par votre montre connectée ?

    08.09.2026 | 2 Min.
    Vous venez de courir pendant une heure et votre montre connectée vous annonce fièrement : 600 calories brûlées. Mauvaise nouvelle : ce chiffre peut être assez éloigné de la réalité.
    C’est ce que montre une étude publiée en juillet 2026 dans la revue scientifique PLOS ONE.
    Des chercheurs de l’Université internationale de Floride, dirigés par le kinésiologue Jason Kostrna, ont testé quatre appareils très répandus : l’Apple Watch Series 8, la Garmin Forerunner 955, la Samsung Galaxy Watch 5 et la Fitbit Sense 2.
    58 adultes ont effectué un exercice sur un vélo d’appartement, à différentes intensités.
    Pendant l’effort, les chercheurs ont comparé les calories annoncées par les montres à celles mesurées par un appareil professionnel, le COSMED K5.
    Celui-ci utilise une technique appelée « calorimétrie indirecte ». Concrètement, il analyse notamment l’oxygène consommé et le dioxyde de carbone rejeté par la respiration. Cela permet d’estimer beaucoup plus précisément l’énergie réellement dépensée par l’organisme.
    Résultat : les montres étaient loin d’être parfaitement fiables.
    Selon les modèles, l’erreur absolue médiane sur les calories dépensées se situait autour de 15 à 25 %. Certains appareils avaient notamment tendance à surestimer la dépense énergétique.
    Pourquoi ?
    Parce qu’une montre ne mesure pas directement les calories. Elle les calcule à partir d’informations comme votre âge, votre sexe, votre poids, vos mouvements et surtout votre fréquence cardiaque.
    Cette dernière est généralement mesurée grâce à des LED situées sous la montre. Elles éclairent la peau et permettent de détecter les variations du volume sanguin provoquées par les battements du cœur. Cette technique s’appelle la photopléthysmographie.
    Mais le signal peut être perturbé par les mouvements, le contact de la montre avec la peau ou certaines caractéristiques corporelles.
    L’étude révèle justement un phénomène particulièrement intéressant : plus le pourcentage de graisse corporelle augmentait, plus l’erreur dans l’estimation des calories avait tendance à augmenter.
    Cela ne signifie pas que votre montre est inutile. Elle peut être très pratique pour suivre votre activité physique ou comparer vos entraînements au fil du temps.
    Le problème apparaît lorsqu’on considère son estimation calorique comme une mesure exacte.
    Imaginez que votre montre vous annonce 600 calories dépensées et que vous décidez de manger 600 calories supplémentaires pour « compenser ». Avec une erreur de 20 %, votre calcul peut rapidement devenir faux.
    La bonne façon d’utiliser ces chiffres est donc de les considérer comme des estimations, et surtout comme des outils de comparaison.
    Votre montre sait très bien compter les secondes.
    Pour les calories, en revanche, elle fait surtout… une estimation.
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    Qu’est-ce que l’effet Bouba/Kiki ?

    07.09.2026 | 2 Min.
    Pour tout comprendre ici il vous faut imaginer que je vous montre deux formes.

    La première est toute ronde, avec des courbes douces, alors que la seconde est hérissée de pointes et présente des angles très marqués.

    Et ensuite je vous demande maintenant laquelle s’appelle « Bouba » et laquelle s’appelle « Kiki ».

    Et bien vous avez probablement attribué le nom « Bouba » à la forme arrondie et « Kiki » à la forme pointue. Et vous n’êtes pas le seul.

    C’est ce que les psychologues appellent l’effet Bouba/Kiki !

    Il faut savoir que cette expérience est devenue célèbre grâce aux travaux du neuroscientifique Ramachandran et de son collègue Edward Hubbard, au début des années 2000, mais son principe est en réalité beaucoup plus ancien. Oui. Dès 1929, le psychologue Wolfgang Köhler avait observé un phénomène similaire avec les mots « takete » et « maluma ».

    Et ce qui est fascinant, c’est que les mots « Bouba » et « Kiki » sont inventés. Ils n’ont donc aucune signification préalable permettant de choisir logiquement une forme.

    Pourtant, une grande majorité des participants font spontanément la même association.

    Comment l'expliquer ?

    Et bien parce que notre cerveau ne traite probablement pas les sons et les images comme deux univers totalement indépendants. Certaines caractéristiques d’un son semblent naturellement correspondre à certaines caractéristiques visuelles.

    Prononcez par exemple « Kiki ». Les consonnes « k » sont brèves et relativement abruptes. Le mouvement de la bouche et la sonorité peuvent évoquer quelque chose de tranchant ou de discontinu. Cela correspond assez intuitivement aux angles de la forme pointue.

    À l’inverse, « Bouba » contient des sons plus doux et des voyelles qui s’accompagnent d’une articulation plus arrondie. Le mot semble donc mieux correspondre à une forme faite de courbes.

    On parle de correspondances intermodales : notre cerveau établit des liens entre des informations provenant de sens différents.

    Et l’effet ne se limite probablement pas à la vue et à l’audition. Des expériences montrent que nous associons également certains sons à des dimensions comme la taille, la luminosité ou encore certaines sensations tactiles.

    L’effet Bouba/Kiki remet ainsi en question une idée simple : celle selon laquelle le lien entre les mots et ce qu’ils désignent serait toujours complètement arbitraire.

    Bien sûr, appeler un chien « chien » ou une table « table » dépend largement des conventions d’une langue. Mais certaines sonorités semblent posséder des caractéristiques qui orientent notre perception.
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